‹ ŒuvresChapitre 154 sur 345 · ACTE II, SCENE VIII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE VIII

CLERMOXT.

Vous-même , répondez.

DABLANVILLE, bas CL Têriglii.

Mais quel ton exigeant!

Voulez-vous qu'il vous mène encor comme un enfant !

TÉRIGNI.

Non, certe.

FABRICE

Il a raison. J'approuve sa colère.

TER1GIVT.

Je sais bien qu'en tout point tu me seras contraire.

C LE R MONT

Mon ton est un peu dur , j'en conviens ; mais pourquoi , Quand je m'adresse à vous , cet air sec avec moi ? Pourquoi ne me parler que par un interprète? Vous m'êtes déjà cher, et je vous le répète : Votre mère de vous fait un portrait charmant; Ne le démentez pas dès le premier moment.

dablanville, prévenant Tèrigni qui allait répondre.

Ne perdons pas de temps , mon ami , l'heure avance. Nous n'avons pas voulu du tout vous faire offense; Mais dans ce moment-ci nous sommes si pressés ! Mille pardons, ce soir, ou demain repassez; J'aime à croire qu'alors nous pourrons nous entendre.

CLERMONT

Vous sortez?

DABLANVILLE.

Il le faut.

FABRICE

Ne peux-tu pas attendre?

DABLANVILLE.

Pas possible, d'honneur.

■2o8 L'ENTRÉE DANS LE MONDE.

térigni, a Clermont.

De grâce , excusez-moi , Je vous laisse tous deux.

(A Fabrice.}

Et je compte sur toi Pour lui faire sentir....

DABLAifviLLE,e« coiifidence avec Clermont. C'est que, lorsqu'il arrive, La curiosité d'un jeune homme est si vive ! Comme il .sait que je suis répandu dans Paris , Peut-être il me préfère à ses autres amis : Pour ne pas excuser une telle conduite Vous avez trop de sens. Serviteur , je vous quitte. térigni, a Clermont, tout en se laissant entraîner

par Dablanville.

Vous viendrez donc ce soir; mais non, chez vous j'irai Si j'eus un tort , bientôt il sera réparé. Mille excuses encor ; sans adieu , cher Fabrice.

(Il sort avec Dablanville.') Fabrice, le suivant jusqu'à la porte.

Un moment serait-il un si grand sacrifice ?

CLERMONT

Bon ! le voilà bien loin.

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