‹ ŒuvresChapitre 171 sur 345 · ACTE III, SCENE VI. a3i · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE VI. a3i

Comme mon frère au moins je suis fort en courroux , Contre cet intrigant qui nous prive de vous.

TERIGWI.

Mais chez Clermont je puis vous rejoindre peut-être.

SOPHIE

Ah ! oui.

Dites-lui bien que j'ai su reconnaître Mes torts , et que je veux les lui faire oublier.

SOPHIE

Moi , j'ai les miens aussi que je veux expier.

Peut-être avec raison ma tante est irritée :

Car enfin sans motif je me suis emportée ;

Et ma tante a vraiment de l'amitié pour moi.

Ma cousine vous aime aisément je le croi ;

Mais d'un pareil amour que puis-je avoir à craindre ?

D aimer sans être aimée elle est assez à plaindre,

Je veux , à mon retour , obtenir mon pardon.

FABRICE

Je te reconnais là.

TÉRIGNI.

Votre cœur est si bon!

Fabrice, à sa sœur.

Mais Clermont nous attend , viens.

( A Tèrigni. )

Je pars plus tranquille; Observe cependant, et crains ce Dablanville.

SOPHIE

Et venez nous rejoindre.

TÉRIGNI.

Oh! je vous le promets.

Qu'il est doux, entre amis, de faire ainsi la paix!

[Fabrice et Sophie sortent.^)

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