‹ ŒuvresChapitre 170 sur 345 · TA BRI CE · texte numérisé non relu

TA BRI CE

Cet homme me déplaît ; j'ai plus dune raison De croire qu'il n'a pas de bonne intention.

TÉRIGNI.

Ah ! par de tels soupçons ne lui fais pas injure ; 11 n'a qu'un seul motif, l'amitié la plus pure.

FABRICE

Tu le crois; et vraiment tu n'en manqueras pas D'amis de cette sorte; ils naîtront sous tes pas. Vois son but, à travers sa louange trompeuse; Dans cette compagnie élégante et nombreuse , C'est ainsi que tous deux hier fumes traités; A toi les compliments , à moi les vérités. Ptiche , on te fait la cour , et pauvre , on me méprise ; Je rends grâce à mon sort, ainsi qu'à leur franchise; Sur les pièges nombreux dont ils vont t'entourer, Je leur dois le bonheur de pouvoir t'éclairer. Si tu ne risquais rien encor que ta richesse! Songe qu'outre tes biens tu perdras ta jeunesse : Moins sensible au remords qu'au moindre trait railleur, Tu craindras d'avouer un sentiment d'honneur: Ainsi , pour te payer ton or et tes services , Ils finiront, mon cher, par te donner leurs vices.

SOPHIE

\h ! tu pousses aussi les choses à l'excès ; Y ce point Térigni ne s'oublira jamais.

TÉRIGjVI.

Sophie, eh quoi! c'est vous qui prenez ma défense!

SOPHIE

A. vous encor , ingrat , méritez-vous qu'on pense ?

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