‹ ŒuvresChapitre 173 sur 345 · ACTE III, SCENE VII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE VII

TÉRIGNI.

Il est vrai.

DABI AN VILLE.

Pourquoi donc , en ce cas , Près d'Aglaé paraître...

TÉRIGNI.

Ah ! ne m'en parlez pas.

Je ne sais quel penchant vers cette fille aimable M'entraînait malgré moi; combien j'étais coupable! Et voilà devant vous ce qui m'embarrassait. Brûler pour elle, épris déjà d'un autre objet!....

DABLANV1LLE.

Auquel vous paraissez attaché?....

TÉRIGNI.

Pour la vie.

DABLANVILLE.

Et pourquoi donc vous taire avec moi , je vous prie ? Après mon amitié , mon dévoûment pour vous , Cette réserve-là n'est pas bien entre nous.

Pardon.

DARLANVILLE.

Voyez d'ailleurs à quoi cela m'expose.

TÉRIGNI.

Quoi ?

DABLANVILLE.

De votre embarras ne sachant pas la cause, Par amitié pour vous, pour elle par pitié, Moi, dans sa passion, j'approuvais Aglaé. J'avais même déjà fait sentir à la mère Que c'était pour tous deux une excellente affaire. Près d'elle maintenant me voilà compromis. Jeune homme , on n'agit pas de la sorte entre amis.

TÉRIGNI.

< )ui , j'ai fait tout le mal , et c'est vous qu'on accuse ; Quand Sophie à l'instant me trouvant mainte excuse , Vantait et mon amour et ma sincérité, Je souffrais d'un éloge aussi peu mérité.

DABLANVILLE.

Et , sans doute , en faisant votre panégyrique , Sur mon compte l'on s'est permis quelque critique?

TÉRIGNI.

Je vous ai défendu comme je le devais.

DABLANVILLE.

Je le crois. Cependant combien je m'en voudrais Si mon attachement de votre cher Fabrice Allait vous éloigner.

TÉRIGNI.

Il vous rendra justice.

DABLANVILLE.

J'aimerais mieux vous fuir , quoi qu'il pût m'en coûter.

TÉRIGNI.

Que dites- vous? qui? vous, songer à me quitter!

DABLANVILLE.

J'aime à vous voir frémir d'une telle menace.

Nous n'en sommes pas là ; mais répondez , de grâce :

Cette jeune personne est pauvre ?

TÉRIGNI.

Elle n'a rien.

DABLANVILLE.

Rien du tout ?

TÉRIGNI.

Ou du moins peu de chose.

DABLANVILLE.

Fort bien ;

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