SCÈNE VI
TÉRIGNI, FABRICE, SOPHIE, madame SAINT- ALARD.
MADAME SAINT-ALARD
J'arrive bien , A ce qu'il me paraît.
TÉRIGNI.
Croyez ,madame... .
MADAME SAINT-ALARD
Qu'est-ce ?
Encor quelque débat ! vous vous troublez , ma nièce.
SOPHIE
Qui? moi?
FABRICE
\oulez-vous bien recevoir nos adieux.
MADAME SAINT-ALARD
Vous partez?
FABRICE
Pour jamais, oui , nous quittons ces lieux. Tome IL 1 8
MADAME SAINT- ALARD
Mais je ne conçois pas par quel caprice étrange.... Eh! quoi! lorsqu'avec vous j'en agis comme un ange!...
FABRICE
Mais de votre maison le fracas et l'éclat S'accordent mal, je pense, avec notre humble état.
MADAME SAINT-ALARD
Des fortunes , bon Dieu ! que fait la différence , Quand les cœurs sont entre eux si bien d'intelligence!
FABRICE
Vous nous pressez en vain....
MADAME SAINT-ALARD
Vous voyez, Térigni:
Je fais ce que je peux pour les garder ici. A partir, dira-t-on que c'est moi qui les force? Je ne peux pas non plus les retenir de force.
SOPHIE
Faites à ma cousine agréer nos adieux,
Et daignez lui porter le plus cher de mes vœux.
Peut-être j'oublîrai qu'il me fut infidèle ,
Si Térigni du moins est heureux avec elle.
MADAME SAINT-ALARD
Plaît-il? Je n'entends pas....
(Fabrice et Sophie font un pas pour s'en aller. )