‹ ŒuvresChapitre 213 sur 345 · ACTE V, SCENE VIII · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE VIII

Plutôt que de former un indigne lien.

TÉRIGNI.

Oui , j'y suis résolu.

dablaivville, s'avançant.

Non , il ne perdra rien.

CLERMONT

Corr/ment ?

DABLAIVVILLE.

Remerciez votre ami Dablanville ; Comme vous , délicat , crédule et trop facile , A signer ce dédit j'ai pu vous décider ;

Je ne sais quel soupçon m'inspira de garder

Pour ce qu'elle est, madame enfin s'est fait connaître; Je dois donc vous le rendre; et le voilà.

( // remet le dédit a Clermont. •

TÉRIGNI.

Ciel!

MADAME SAINT-ALARD

Traître !

DABLANVILLE.

Àh! j'en rougis pour vous , madame Saint- Alard; Je ne présumais pas ce trait de votre part.

MADAME SAINT-ALARD

Ainsi , de mes bontés accablé , l'hypocrite De ma perte à vos yeux veut se faire un mérite ; Il se trompe. Avec moi , monstre, je te perdrai ; A mes persécuteurs moi-même j'apprendrai Tes vices , tes complots , ta scandaleuse vie , Et ta bassesse insigne et ta friponnerie.

TÉRIGNI.

Que veut dire ceci ? Dieu ! qu'est-ce que j'entend !

Ce que cela veut dire, 6 jeune homme imprudent! Que chacun parle vrai sur le compte de l'autre.

DABLANVILLE.

Ah! croyez

CLERMONT

Je conçois quel tourment est le vôfere ; L'amour-propre gémit d'avoir été surpris.

TÉRIGNI.

Ciel! ô ciel ! où sont-ils maintenant mes amis?

CLERMONT

Vos amis ? les voilà. C'est Sophie et Fabrice Qui vous aiment encor malgré votre injustice.

SOPHIE

Oui , toujours.

TÉRIGNI.

Eh! comment réparer?... Non, jamais.

FABRICE

En nous aimant encor comme tu nous aimais.

DABLANVILLE.

Ne me confondez pas

CLERMONT

Paix ! songez à vous taire ; Je vous connais aussi.

MADAME SAINT- ALARD , à Dablcillville.

Vous sortirez, j'espère. dablanville, comme implorant V amitié de Et Térigni me laisse aller sans nul regret;... Allons , c'est un ingrat de plus que j'aurai fait. Je vous baise les mains.

( // sort. )

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