‹ ŒuvresChapitre 268 sur 345 · SON FALOT ÉTEINT · texte numérisé non relu

SON FALOT ÉTEINT

Eh vite! eh vite! séparez-vous. Je marchais devant le docteur, mon falot à la main, fort embarrassé de ma personne et de ses questions. Après l'avoir mené je ne sais où , au coin d'une vieille église dont les murs noirs et élevés redoublaient encore l'obscurité de la nuit, tout-à-coup j'éteins ma lumière, et j'accours pour vous avertir. J'entends de loin le docteur qui m'appelle, qui crie, qui jure, qui tempête, qui se plaint; car je crois que , n'y voyant plus , il aura été donner du nez contre le mur du vieil édifice.

DERVILLE

Un seul mot encore , ma chère Constance. Approuvezvous les movens que nous emploierons pour vous soustraire au mariage auquel on veut vous forcer?

PAVARET.

Eh ! oui , oui ; mademoiselle approuve tout ; mais c'est demain que vous songerez à tout cela : pour ce soir, rentrez, mademoiselle; et nous , capitaine, eh vite ! à l'auberge ; allons rejoindre nos compagnons de voyage et le souper. Voici le docteur.

( Constance ferme sa fenêtre, Pavaret et Deiville rentrent dans V auberge ; André reste toujours endormi, et Monttïchard arrive.)

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