‹ ŒuvresChapitre 272 sur 345 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

DERVILLE seul.

Je n'ai pas fermé l'œil de la nuit. Il faut avouer que c'est jouer de malheur : je m'avise d'être amoureux une fois en ma vie; de qui? dune femme dont le mariage est arrêté avec un autre. Et ce Pavaret , qui va m'abandonner au moment où il pourrait m'être utile! cette diligence qui doit partir! Qu'il m'indique au moins, avant de me quitter , ce que je dois faire. Je ne suis pas de ces amants timides qui osent à peine aventurer une déclaration, et un homme d'exécution comme moi se tirerait galamment de toutes les ruses qu'un homme d'invention comme lui pourrait me suggérer.

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