SCENE I
PAVARET, LASAUSSAYE.
pavaret , sortant de la chambre de madame Sainl- Hilaire et apercevant Lasaussaye. .
Boiv! le voilà.
LASAUSSAYE.
Ah ! c'est vous ; il était temps , ma foi , que j'allasse chez le docteur ; cette découverte de l'acte de naissance l'inquiétait, et puis, dit-il, on est venu lui demander sa nièce en mariage.
PAVARET.
Et il ne vous a pas nommé la personne ?
LASAUSSAYE.
Il eût été fort embarrassé de me dire son nom ; c'est un conte qu'il m'a fait.
PAVARET.
Vous croyez?
LASAUSSAYE.
J'en suis sûr. J'ai calmé ses inquiétudes ; il ne tient toujours qu'à moi de signer le contrat dès ce soir. Parlons de ma cousine.
PAVARET.
Je l'ai vue.
44o LE COLLATERAL.
LASAUSSAYE.
Eli bien?
Je lui ai annoncé votre visite.
LASAUSSAYE.
L'avez-vous pressentie sur mes projets? Lui avczvous parlé de mariage, de mon amour? Est-elle disposée en ma faveur?
PAVARET.
Je prévois bien des difficultés.
LASAUSSAYE.
Vraiment!
PAVARET.
Ma mission était fort délicate.
LASAUSSAYE.
Vous ne lui avez donc parlé de rien?
PAVARET.
Pouvais-je, dans une première entrevue....
LASAUSSAYE.
Eh! mais sans doute, ont peut toujours parler.
PAVARET.
Au premier moment elle paraissait charmée de faire connaissance avec vous.
LASAUSSAYE.
C'est quelque chose.
Elle parlait en fille reconnaissante des soins que vous avez donnés à son père.
LASAUSSAYE.
Je n'ai fait que mon devoir.
PAVARET.
II paraît que votre oncle avait eu des projets d'union, d'hymen dans la famille, entre vous et elle.