‹ ŒuvresChapitre 333 sur 345 · LA S VISSA YE · texte numérisé non relu

LA S VISSA YE

Ah! ma chère cousine! il a été l'interprète de mes sentiments; je vous adore.

MADAME SAINT-HILAIRE

Mais quels droits aurait-il donc à ma main, à cette succession ?

PAVARET.

Aucun fondé sans doute; mais la succession n'est pas claire et liquide : il y a une foule de créanciers.

LASALSSAYE.

Une foule véritablement.

PAVARET.

Que pourrait entendre à ces sortes d'affaires une jeune personne comme vous, arrivant d'Amérique, ignorant nos usages, nos lois? Tandis que M. de Lasaussaye, homme d'esprit, plein d'expérience, qui entend les affaires comme un procureur, vous épargnera des peines, des embarras....

MADAME SAINT-HILAIRE

Eh quoi ! dès la première entrevue !

PAVARET.

Mais vous êtes cousins , cousins germains , jeunes dignes l'un de l'autre; vous êtes vive , il est vif, je suis vif: voilà nécessairement comme nous devons mener les affaires.

MADAME SAIjVT-HILAIRE.

Non , laissez-moi , je m'en veux de vous avoir écoute si long-temps. Vous allez me prendre pour une coquette.... Je ne sais , en vérité , où j'en suis : c'est une proposition si brusque ; et cependant je ne dis pas qu'un jour.... mais pour le moment, mon cher cousin . le trouble, la confusion, la pudeur.... permettez -moi

de me retirer ; nous parlerons de nos affaires dans un autre moment ; ne me suivez pas. Monsieur l'avocat , j'accepte avec plaisir vos conseils.

[Elle rentre dans sa chambre.}

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