SCÈNE XII
madame DERCOER, SOPHIE, FLORIMON, DORLIS.
FLORIMOIV.
Mademoiselle , je sens, en vous voyant, toute l'étendue du sacrifice ; mais n'importe , il faut qu'il s'achève : votre mère et votre oncle, mon respectable ami, m'ont promis votre main ; mais outre qu'il ne peut entrer dans mes principes d'épouser une femme sans son aveu , voilà mon ami Dorlis , un jeune peintre , un garçon charmant , qui a eu le bonheur de vous rendre service ce matin , il vous adore , il ose prétendre à votre main , votre mère vous laisse un libre choix entre nous deux.
MADAME DERCOUR.
Eh mais ! attendez donc , vous me faites aller beaucoup plus loin que je ne veux.
FLORIMON.
Point du tout, madame, vous êtes mère, je sais mieux que vous ce qui se passe dans votre cœur. C'est à vous, mademoiselle, à prononcer franchement, librement, sans être retenue par aucune considération, puisque enfin votre mère et moi nous consentons....
MADAME DERCOUR.
Ce jeune homme met dans sa conduite et dans ses discours une chaleur, un sentiment qui m'étonnent, me subjuguent.