ACTE II, SCENE XL 5i
dant faut-il réfléchir (A Dor/is.) Mais vous pour
qui l'on se sacrifie si généreusement, vous ne dites rien.
DORLIS.
La surprise, l'admiration, l'attendrissement... ne me permettent pas de parler.
MADAME DERCOUR.
En effet je suis moi-même très-surprise; permettezmoi cependant
FLOROIOIf.
Non, madame, je ne permets rien : il ne sera pas dit que j'aurai contribué au malheur de mon ami , et je n'épouserai pas
MADAME DERCOUR.
Eh mais! écoutez donc : ce jeune homme aime ma fille, c'est fort bien; mais si ma fille ne l'aime pas.....
FLORIMOBT.
Ah! c'est différent. Ecoutez : mademoiselle votre fille va venir, il faut qu'elle s'explique franchement. Vous savez , madame , que c'est vraiment la sympathie qui fait naître l'amour, îl ne faut qu'un coup-d'œil
MADAME DERCOUR.
Ah ! vous avez bien raison , la sympathie , un coupd'œil !
FLORIMO H".
Si tu n'as pas eu le bonheur de l'intéresser , mon pauvre Dorlis, j'épouse ; mais si son cœur se trouve d'accord avec le tien, c'en est assez, je saurai remplir mon devoir, et vous, madame, puissiez- vous également remplir le votre!
MADAME DERCOUR.
Mais, en vérité, vous expédiez les choses avec une promptitude !
5a LE VOYAGE INTERROMPE
DORLIS.
C'est elle , je tremble.