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Mais je crois qu'elle fera beaucoup plus d'effet après la signature du contrat.
MADAME DERCOUR.
Oui, mon voisin, il a raison, asseyez- vous.
JOLIVET
Eh bien, soit; puisque vous le voulez , ne perdons pas de temps; car je brûle de vous raconter....
( // s'assied et prend sa plume. ) do R lis, a pari.
Ah ! je respire.
florimon , a pari.
Le voilà en besogne enfin.
JOLIVET
Or çà , pour commencer , les noms du futur ?
dorlis.
Charles-François.
JOLIVET
Ah! vous vous appelez Charles; je m'appelle Charles aussi, moi. Charles-Nicolas Jolivet.
SOPHIE
C'est fort intéressant à savoir.
Charles-François Dorlis.
JOLIVET
Dorlis! seriez-vous parent d'un certain Dorlis qui
6a LE VOYAGE INTERROMPU.
était orfèvre à Paris sur le quai des lunettes, et dont le grand-père fut échevin ?
DORLIS.
C'était mon oncle.
JOLI VET
C'était votre oncle. Comment se porte-t-il?
DORLIS.
Voilà huit ans qu'il est mort.
JOLI VET
En vérité! ce pauvre cher homme! ce que c'est que de nous! Le bon vin qu'il nous fit boire un certain jour que nous dînâmes chez lui à la suite d'un inventaire ! Vous êtes donc dans Paris?
DORLIS.
Oui.
jolivet, a madame Dercour.
J'ai cru que votre gendre venait de Moulins ?
FLORIMON.
D abord ; mais nous avons changé tout cela. jolivet.
Ah ! fort bien , je comprends : ah ! vous êtes de Paris ? Je connais Paris, moi , j'y ai demeuré trois ans; mais il y a long-temps que je l'ai quitté : dites-moi un peu, ce pont auquel on travaillait il y a dix ans est-il achevé?
FLORHIOîf.
Oui , le pont est achevé; mais votre contrat ne l'es! pas encore à beaucoup près.
jolivet.
J'y suis. Cela doit faire un beau morceau.
DORLIS.
Superbe; mais votre contrat0