‹ ŒuvresChapitre 8 sur 345 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

DORLIS, madame DERCOUR, SOPHIE.

madame dercour , parlant a sa servante qu'on ne voit pas.

Entendez-vous , Javotte ? si le jeune La Mortïllière arrivait pendant notre absence, vous le prieriez d'attendre; nous ne tarderons pas à rentrer, nous n'allons faire qu'un tour sur le bord du canal ; sur-tout beaucoup de politesse, n'y manquez pas, je vous en prie; c'est qu'ils ont si peu d'éducation, ces gens-là, si peu d'attentions, si peu de soins, il faut tout leur dire. Eh bien, venez-vous, mademoiselle?

sophie, sortant de la maison.

Me voici , ma mère.

DORLIS.

Il est déjà loin; me voilà seul auprès d'elle; je tremble , tout mon courage est parti avec Florimon. madame dercour, retournant a la porte de sa maison.

Ecoutez donc, Javotte; aussitôt que Jacques sera revenu, n'oubliez pas de l'envoyer chez Ricard le notaire, qui demeure à l'autre bout de la ville , pour savoir des nouvelles de sa femme et de son enfant. Cette pauvre petite femme, à dix-sept ans, accoucher après un an de mariage ; et ce mariage encore qui est un secret dans la famille et dans la ville !

SOPHIE

Un secret que tout le monde sait.

MADAME DERCOUR.

Mais que personne n'est censé savoir ; comme tout

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