GERVAIS, APPELANT HUBERT QUI SORT
Eh! l'ami, camarade! jarni, il est déjà loin, et me v'ià tout fin seul. Mais admirez un peu la malice de ce maudit cheval qui se laisse mourir précisément à l'entrée de cette forêt. C'est bien singulier pourtant. J'ons passé par ici, il y a environ quinze jours, j'allions recueillir les derniers soupirs et la succession de mon cher oncle Christophe; j'étais pauvre comme Job, courageux comme un César; le pauvre cher homme est mort, et enterré; j'ons sur moi tout son argent comptant , et me voilà poltron comme un lièvre. L'histoire de ce voyageur que j'avons rencontré à la dernière auberge , à qui des brigands ont enlevé sa valise , ne me sort pas de la tête. Cependant je suis harassé; dix nuits passées auprès du cher défunt, que la succession m'a bien payées, faut être vrai, et depuis quarantehuit heures à cheval sur cette autre défunte bête, que le diable puisse- 1- il emporter! Eh! pargué, je ne risque rien de me reposer dans cette masure. (En montrant la vieille chapelle. ) Qu'aurais-je à craindre, en plein jour, à cinquante pas de la grande route? D'ailleurs , si l'on m'attaque , eh bien ! on trouvera à (jui parler; je nsommes pas de ces gens qu'on effraie facilement. Ah! bon Dieu! qu'est-ce que j'entends là?