ACTE 1, SCENE VI. ni
Ce n'est rien, c'est le vent qui agite les feuilles. Allons , reposons-nous , mais ne nous endormons pas.
(Il s'assied sur une pierre dans la vieille chapelle. )
AIR
Non, non , je ne suis pas assez sot pour dormii Seul, au milieu d'une épaisse broussaille, Assis auprès d'une vieille muraille , Près laquelle on ne sait, enfin, qui peut venir. Cependant malgré moi je bâille , Mais je ne veux pas dormir , Non , je ne veux pas dormir.
( Il prend du tabac et èieruue..
Pour m'éveiller et me distraire ,
Prenons d'abord force tabac ; Et puis songeons à l'emploi qu'on peut faire Des trente mille francs qu'en fort bon numéraire
Je tiens là cousus dans un sac :
D'une ferme ou d'une maison
D'abord je vais faire l'emplette, Et ma félicité bientôt sera complète , Quand je serai l'époux d'un aimable tendron
( En bâillant. ) Comme l'amour auprès d'elle m'éveille !
Ne craignez pas que jamais je sommeille ;
Non , je ne veux dormir alors ,
Pas plus qu'à présent je ne dors.
( Il s'endort.
lia LES COMÉDIENS AMBULANTS.