‹ ŒuvresChapitre 18 sur 58 · PH%Y'H,É · texte numérisé non relu

PH%Y'H,É

Lorsque Phryné parut devant l'Aréopage, Ramenant de la main son voile, et ses beaux yeux Rougis de pleurs récents, — les vieillards anxieux Virent avec respect son pâle et doux visage.

Mais lorsque l'orateur, — que leur trouble encourage, Dépouilla ce beau corps, d'un geste audacieux. Dans tous les cœurs passa l'effroi religieux Qjie la divinité dans son éclat dégage...

« C'est Vénus!... murmuraient les juges éperdus... Comment la cond.imner?... — A la jeune Aphrodite Offrons plutôt, offrons les vœux qui lui sont dus ! »

Beaucoup s'.igenouillaient, dans l'extase perdus... — Et Phryné, comprenant sa victoire subite, Souriant, traversa l'assemblée interdite.

AVKIL, MAI, JUIN I49

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