PH%Y'H,É
Lorsque Phryné parut devant l'Aréopage, Ramenant de la main son voile, et ses beaux yeux Rougis de pleurs récents, — les vieillards anxieux Virent avec respect son pâle et doux visage.
Mais lorsque l'orateur, — que leur trouble encourage, Dépouilla ce beau corps, d'un geste audacieux. Dans tous les cœurs passa l'effroi religieux Qjie la divinité dans son éclat dégage...
« C'est Vénus!... murmuraient les juges éperdus... Comment la cond.imner?... — A la jeune Aphrodite Offrons plutôt, offrons les vœux qui lui sont dus ! »
Beaucoup s'.igenouillaient, dans l'extase perdus... — Et Phryné, comprenant sa victoire subite, Souriant, traversa l'assemblée interdite.
AVKIL, MAI, JUIN I49