LL GOU%ZY
'n s'essouffle bientôt sur ce chemin pierreux, Plein de brusques détours, raide ! — En partant l'on danse ; Mais Ton est vite en nage : et malgré l'ombre dense Des chênes, on sent bien le soleil derrière eux...
Guidés par un bruit faible, et que le vent cadence, On arrive à des troncs creusés... Moment heureux! Une eau — d'une fraîcheur de glace — emplit ces creux ; Chacun boit en disant bien haut : « Quelle imprudence ! »
l82 AVRIL, MAI, JUIN
On monte, on monte encor. Le bois s'est éclairci. Plus de chênes,... des pins. Déj.i, parmi les branches. On aperçoit un bout de plaine, Dieu merci !
... Les troupeaux I le pasteur avec sa hutte en planches !.
— Halte! car on peut voir étinceler d'ici
Les villes, au soleil comme des taches blanches.
Il aima longtemps, longtemps sans espoir. Il souffrit longtemps, longtemps sans le dire. Une ride au front, parfois un sourire Pâle, c'était tout, tout ce qu'on pût voir.
Il vécut sans rien de ce qui console.
Perdu dans son deuil et dans son amour, Comme un pauvre roi sans couronne. Un jour, Le temps d'un coup d'aile abattit l'idole.
Alors il voulut, sans espoir aucun, Ainsi qu'on renoue un fil qui se brise. Coudre les lambeaux de l'amour défunt.
Le cœur sur cela n'avait plus de prise; Mais l'amour étant la liqueur exquise Qjui s'imprègne au vase, il a le parfum.
HOXÈRE.