K MAURICE BOUC II OR
Le chemin d'un côté suit la forêt profonde Et de l'autre est bordé par le grand blé jauni. — Un seul nuage blanc raye l'azur uni ; C'est la nuit : nuit d'été voluptueuse et blonde.
On sent que le repos tranquille est sur le monde. Les vagues horizons plongent dans l'infini. Jusqu'aux bords de l'étang par les vapeurs terni La croupe des coteaux s'abaisse molle et ronde.
Tels, parmi la blancheur fine des prés mouillés, Apparaissent là-bas ces bœufs agenouillés. Secouant quelquefois de graves sonneries.
Ce bruit de source semble un soupir de hautbois.. Et voici qu'un frisson passe dans les grands bois Où la Lune magique éveille les féeries.
PATSAOBt ET PANTAISIBS 2»^