‹ ŒuvresChapitre 41 sur 58 · A J. PIETR · texte numérisé non relu

A J. PIETR

L>'ans le mur du parc une baie ouverte, Que la vigne folle obstruait en vain, Laissait resplendir un azur si fin Au bout de l'allée assoupie et verte :

Le saphir du ciel est plus pale, certe 1 Et je n'eus le mot de ce bleu divin Que quand je te vis frissonner sans fin, Mer céruléenue à mes yeux offerte.

— Sinon, j'aurais lu, gravé sur le seuil :

« C'est par là qu'on peut, de la terre en deuil,

« Aller au féerique Idéal, au Rêve! »

Et j'aurais cru voir, tel que Dieu jadis En permit aux saints la vision brève, L'huis entre-bâillé des bleus paradis.

PAYSAOBS ET FANTAISIBS 369

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