‹ ŒuvresChapitre 40 sur 58 · T^'H,T^LE · texte numérisé non relu

T^'H,T^LE

Li\ vie est un grand parc plein de fleurs, noirde mûres. Où, seuls tristes parmi le rire et les chansons. Nous sommes quelques fous maussades, qui passons Sans cueillir le trésor attrayant des ramures.

« Ailleurs des lis plus beaux nous gardent leurs moissons. « Au revoir, pommes d'or, lorsque vous serez mûres ! « Là-bas, où sous le bois tintent de gais murmures, « Se rafraîchira mieux notre halte... Avançons. »

O mécomptes! Ainsi les rêveurs misérables, Devant les frêles fleurs et les fruits peu durables Hésitent, soucieux des goûts ou des couleurs ;

Tandis que, le cœur plein d'une fête éternelle, D'autres, sans se lasser, de tonnelle en tonnelle S'en vont mordant les fruits et respirant les fleurs.

PATSAOBS BT FANTAISIES 36$

L^ ^C^KOUEIUIE

Lrs amoureux (qui n'est n.iïf, aimant?) Ont cet usage, observé comme un rite, D'aller aux prés cueillir la marguerite Pour s'assurer qu'on les aime, et comment.

Chaque pétale a sa réponse écrite :

Un peu, beaucoup, ou. passionnément.

Ou pas du tout... Et leur vague tourment Du mot final s'adoucit ou s'irrite.

Si l'amour, fait de joie et de douleur, Dit son secret, c'est dans toute la fleur Plutôt qu'en l'un ou l'autre des pétales :

Car tout, l'oubli comme le souvenir,

La langueur tendre et les hauteurs fatales,

Au cœur aimé tout cela peut tenir.

PAYSA0B8 ET FANTAISIES 367

L^ VO%TE 'D'sAZU%

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