A iMADAME
Je ne manquerai pas d'aller faire collation avec vous, quoique je sache que j'y serai empoisonné; et j'ai déjà trouvé un poison dans votre lettre qui me dispose à recevoir tous les vôtres, et même à les désirer. Il n'est pas besoin que vous m'appreniez à quel point la dévotion peut changer les esprits; je le sais assez par moimême, puisque c'est elle qui avoit fait en moi le changement de pouvoir vivre sans vous voir. Vous venez d'y en faire un autre avec trois lignes que vous m'avez écrites. Vous deviez, ce me semble, avoir plus de considération à ne pas hasarder votre prochain ; et, à ce que je puis voir, si vous êtes dévote, au moins, vous n'êtes pas scru{)uleuse. Pour vous en parler séricuse-
' }hs. (le Coman . p. VJV.
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ment, c'est une hoiTil)le méchanceté à vous, d'avoir réveillé en moi tous les sentiments que j'avois endormis avec tant de peine, et je m'en plaindrai aux Carmes déchaussés, si ce n'est que vous me traitiez si bien que je n'aie pas sujet de m'en plaindre.