II
« I/on jugeroit par la blancheur (c De Bourbon et par sa fraîcheur,
« Landrirette, « Qu'elle a pris naissance des lis,
« Landriri.
« Julie a Tesprit et les yeux « Plus brillants et pins radieux,
« Landrirette, « Que l'astre du jour à midi,
« Landriri.
« Pour l'aire son âme et son corps, « Le ciel épuisa ses trésors,
(( Landrirette,
tt [Tout y doit être bien fourni],
« Landriri.
« Elle a tout en perfection, « Hors qu'elle a trop d'aversion,
« Landrirette, Pour les amants et les souris,
« Landriri.
« Mesdemoiselles de Clermont
« Ont plus de charmes qu'Aigre m ont,
« Landrirette, w Par Aigremont j'entends Maugis,
« Mesdemoiselles du Vigean
« Ont le cœur noble et le corps gent,
(( Landrirette , (c Tout homme qui les voit est frit,
« Landriri.
(c Lorsque Vénus aimoit Adon, « Elle avoit les yeux, ce dit-on, (( Landrirette,
« Comme mademoiselle Aiibri, « Landriri. »
D'où vient que depuis (Quelques jours On voit la troupe des amours,
Landrirettej Dessus la route de Poissi,
Landriri ?
C'est que la reîhe des beautés.
Des âmes et des libertés,
Landrirette, Fait sa demeure dans Vigni,
Landriri.
Votre ballet, conune j'entends.
Passe les plus beaux de ce temps,
Landrirette, Monsieur de Gaufîecourt ' le dit,
Un seul violon de Meulan
Fait bien plus de bruit maintenant,
Landrirette, Que les vingt et quatre d'ici,
Landriri.
L'n certain laîseur d'almanacli.
M'a dit que monsieur de Meymac ',
Landrirette, Dans ce mois devoit être pris,
Landriri.
• Valet d(! chambre, depuis seciélairo de M"«de Longue- \ille(T.).
^ On faisoil la guerre à W^'^ de Kambouillel qu'elle donnoit de l'amour à ces Yenladouf (T.),
352 , POÉSIES DE VOITIJKE.
Mais si vous ne me croyez pas.
Considérez et lisez bas,
Landrirette, La centurie que voici,
Landriri :
« Trois mois après celui de mai,
« L'on prendra monsieur de Macmey^
Landrirette, « Et monsieur de Noichane * aussi,
Je sais pour certain que Tamour En veut à ceux de Ventadour,
Landrirette, Dieu garde monsieur de Lévy ',
Landriri.
J'en mettrois encor plus de six, Mais je ne puis plus être assis,
Landrirette, Je m'en vais trouver monsieur Juif*,
Landriri.
LXP.
« L'un meurt, qu'à sa fantaisie Il ne s'avance à la cour ; L'autre meurt de jalousie; Et moi je me meurs d'amour.
< Pour Meymac.
2 Le chanoine de Venladour (T.1.
3 Le jésuite (T.).
" Voyez t. I, p. 377. —Ce couplet est explique par le tième, commençant par ce vers :
J'ai reçu deux coups de ciseau, etc.
* Mas. de Conrart, t. X, p. 1060.
« Promcthée est à la chaîne, El becqueté d'un vautour, Il ne meurt de cette peine; Et moi je me meurs d'amour. »
D'une plainte désolée.
Ainsi Tircis, l'autre jour,
Disoit dans cette vallée :
« Et moi je me meurs d'amour. »
Il fendoit le cœur des marbres.
Et l'écho même à son tour Faisoit redire à ses arbres :
« Et moi je me meurs d'amour. »