‹ Œuvres, lettres et poésies (volume 2)Chapitre 138 sur 151 · LXIII K · texte numérisé non relu

LXIII K

[1639 ou 1640.

Quand Iris aux beaux yeux Paroît en quelques lieux, Il n'est cœur qui ne tremble ; C'est l'honneur de la cour, C'est la gloire d'Amour Et des vertus ensemble.

On ne peut pas si tôt Bien louer comme il faut,

' Marthe du Vigean, sœur cadette de la précédente (Voyez p. 57, noie 2). Elle avait alors quinze ans. 2 M8S. de Cowari, t. X, p. 10G7.

De la grande duchesse La grâce et la bonté :

Sa moindre qualité Est celle de princesse.

Quand des bords d'Orient, L'Aurore en souriant Sa lumière rappelle.

Elle n'égale pas, Avec tous ses appas, Ceux de Mademoiselle.

La belle [Combalet] A la bouche d'oeillet.

Les yeux de vive flamme.

Le courage d'un roi.

Et l'esprit comme moi, Quand Apollon m'enflamme.

[Sa générosité

Égale sa bonté;

Elle est bonne et habile.

Et, de plus, n'est pas mal

Avec le cardinal.

Comme on dit par la ville*.]

Le ciel, sans changement, En feroit aisément Une reine parfaite :

Quelque jour tous les rois Vivront dessous ses lois.

Dans l'île * qu'elle a faite.

' On médisait dans le public de l'inlimllé du cardinal et de 8a nièce, ce qui aura porté le» éditeurs à retrancher ce couplet.

' L'ile-Pureduromande Roxunc, lailpar M.Dcsmarcst{T.) : voyez plus haut, p. 81. Vovez également { iWw. de Conrart, infolio, t. V, p. 419) dans une Épitrc en vers au marquis de

358 POÉSIES DE VOITLKL.

Jamais l'œil du soleil Ne vit rien de pareil Ni si plein dé délices.

Rien si digne d'amour.

Si ce ne l'ut le jour Que naquit Arthénice.

Quand les dieux eurent fait

Le chef-d'œuvre parfait.

Que Julie on appelle.

Minerve qui la vit

En pleura de dépit.

Et se trouva moins belle.

L'Amour armé de traits, Avec tous ses attraits, N'en a point qui me pique.

Et je crains plus cent fois Les charmes et la voix De la belle Angélique.

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