LXIV
( Sur l'ail- des Lanlurlu. )
Le roi notre sire , Pour bonnes raisons Que l'on n'ose dire.
Et que nous taisons.
Nous a fait défense
Monlausier, qui pourrait bien être de Voiture, et qui paraît avoir été écrite à cette époque, une description de l'Ile-Pure commençant ainsi :
.... lin miraculeux séjour
Qui porte pour nom Vile-Pure, elc.
' Mss. de Conrari, t. X, p. 1072.
r.HANSpxs. 3;>j9
De plus chanter lanturlu, Lantiirlu, lanturlu, lanturlu. lanfiirlu.
La reine sa mère Reviendra bieq.tot, Et monsieur son frère, ÎSe dira plus mot.
Il sera paisible, Pourvu qu'on ne chante plus Lanturlu, lanturlu, lanturlu, lantuilu.
De la Grand'Bretagne Les ambassadeurs.
Ceux du roi d'Espagne, Et des électeurs.
Se sont venus plaindre D'avoir partout entendu, Lanturlu, lanturlu, lanturlu, lanturlu.
Ils ont fait leur plainte Fort éloquemment.
Et parlé sans crainte Du gouvernement :
Pour les satisfaire.
Le roi leur a répondu, Lanturlu, lanturlu, lanturlu, lanturlu.
Dans cette querelle Le bon Cardinal, Dont l'àme fidèle Ne pense à nul mal, A promis merveilles, Et puis a dit à [Bautru']:
Lanturlu, lanturlu, lanturlu, lanturkH.
Yar. Oyant ces nouvelles,
I^e bon cardinal
360 POKSIRS DR VOITURE.
Dessus cette affaire Le nonce parla, Et notre [Saint-Père] Entendant cela.
Au milieu de Rome, S'écria comme un perdu, Lanturlu, lanturlu, lanturlu, lanturlu.
Pour bannir de France Ces troubles nouveaux.
Avec grand'prudence.
Le garde des sceaux A scellé des lettres, Dont voici le contenu, Lanturlu, lanturlu, lanturlu, lanturlu.
(Couplet sur l'air des Lerelanlère. ) (inédit'.)
Le jour oii naquit Châtillon
Dont l'âme fidèle Ne songe à nul mal, Promit des merveilhîs.
Puis s'en va dire à Bautru, Lanturlu, etc.
Dessus celte affaire,
Le nonce parla, 4
Dit que le Saint-Père, N'entend point cela, Qu'un François dans Rome Ait crié comme un perdu, Lanturlu, etc.
' Tiré des notes manuscrites de Hiiel, sur l'exemplaire in-4 [2* édition ) de la Bibliothèque du Roi.
CHANSONS. :UjI
L'on ?onna double carillon Dans tous les doeliers Me (;ytli«''re, Lereli, lerelanlère.
;r:nié Jo MùIc'.)
Qu'on ne s eijouvante, Qu'on ne s'épouvante.
De la voix qui chante, De la voix qui chante :
Je suis l'àme du serin Dont Tamour causa la lin, Par une flamme cuisante Qu'il alluma dans mon sein.
l ne âme très-belle, l'ne âme très-belle, < Constante et lidèle, Constante et lidèle.
Dans le corps le plus parlait Que le ciel ait jamais lail, C'est ce qu'au monde on appelle Madame de Uambouillet.
' Les curés de Môle étaiont des variétés de couplets oommt' les mvauis, les bonsoirs, les ponts-bretons ^ etc. Voyez plu:* ba». p. 364.
'■' Nous donnons ce» couplets comme étant de Voiture, sans pourtant Ctre en mesure de r.ifiirmer. Ils sont lires de la copie UeConrart(in-4,t. X,p. 1070), où ils se trouvent avec un grand nombre d'autres pièces de notre auteur.