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DE VOITURE. XXXIII

matériaux de mon travail, dont je publiai un assez long extrait dans le Moniteur du 9 et du 11 décembre 1845.

Depuis, des publications d'un genre tout différent m'ont éloigné de mon premier dessein, et ce n'est que cette année que j'ai pu terminer ce travail commencé il y a dix ans.

11 n'a pas dépendu de moi de le rendre plus complet. On jugera du nombre et de l'importance des additions par ceci, que la meilleure édition des œuvres de Voiture (1745, 2 vol. iri-12) contient en tout (non compris le roman d'Alcidalis) 668 pages, tandis que celle-ci en compte plus de 900.

Voici le classement que j'ai cru devoir adopter :

1» Les lettres, au nombre de deux cent douze, c'est-à-dire toutes les lettres anciennes et nouvelles des éditions, augmentées de quatre lettres inédites * et d'un grand nombre de fragments et de post-scriptum, également inédits. La plupart de ces lettres ne portaient point d'indication de dates ni de lieux; j'ai comblé autant qu'il était en moi cette lacune, en rétablissant l'ordre chronologique auquel les éditeurs n'avaient pas toujours eu égard;

2° La correspondance avec Costar, composée de quinze lettres, coUalionnées sur les Entretiens de Voiture et de Costar (1654, in-4«), et de dix-sept billets, dont il y en a seize que j'ai tirés des mêmes Entretiens et qui n'ont jamais été publiés dans les Œuvres;

' J'entends dire par là qu'elles ont été omises dans les diverses éditions de Voiture. M. Cousin en a donné plusieurs dans son Histoire de M"*« de Sablé; les autres ont été insérées par M. Halphen, dans son Élude sur Voilure ; mais je, les avais signalées moi-même, bien longtemps avant cette époque, dans le recueil d'où elles ont été extraites. M. Halphen dit, dans une note de son article : « Cette lettre et la précédente sont indiquées comme inédites dans le manuscrit de Conrart. La mention est de la main de M. Soulié, ancien conservateur des manuscrits de la bibliothèque de l'Arsenal, ainsi que nous l'a fait savoir M. Ravaisson, bibliothécaire actuel. » J'en demande bien pardon au spirituel critique ; mais la mention dont il parle est de moi, et non de M. Soulié, et elle date de 1845. Je n'attache pas à cette reclification plus d'importance qu'elle ne vaut; c'est une simple erreur de nom que j'ai voulu redresser.

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