‹ Œuvres, lettres et poésiesChapitre 80 sur 127 · A MADAME DE SAINTOT · texte numérisé non relu

A MADAME DE SAINTOT

arts qui marchent d'ordinaire avec elle. Il ne fera pins de nouveaux édits que pour régler le luxé et pouf rétablir le commerce. Ces grands vaisseaux qui avoient été fails pour porter nos armes au delà du Détroit né serviront qu'à conduire nos marchandises et à tenir la mer libre, et nous n'aurons plus la guerre qu'avec les corsaires. Alors les ennemis de M. le cardinal ne sauront plus que dire contre lui, comme ils n'ont su que faire jusqu'à cette heure. Alors les bourgeois de Paris seront ses gardes : et il connoitra combien il est plus doux d'entendre ses louanges dans la bouche du peuple, que dans celle des poètes. Prévenez ce temps-là, je vous conjure, et n'attendez pas être de ses amis, jusqu'à ce que vous y soyez contraint. Que si vous voulez demeurer dans votre opinion, je n'entreprends pas dé vous l'arracher par force, mais aussi ne soyez pas si injuste que de trouver mauvais que j'aie défendu la mienne, et je vous promets que je lirai volontiers tout ce que vous m'écrirez, quand les Espagnols auront repris Corbie. Je suis, monsieur, votre, etc.

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