FRAGMENTS INÉDITS
Que faut-il faire pour donner à la peinture une impulsion nouvelle? Que faut-il faire pour ramener nos artistes dans la bonne voie, pour soutenir la gloire de notre ancienne école belge? Voilà les questions dont chacun se préoccupe aujourd'hui.
Ces questions, notre ministre de l'Intérieur lui-même semble les poser ; M. Rosier, toujours prêt à seconder notre développement intellectuel, vient d'adresser au Roi un rapport du plus haut
intérêt pour l'avenir artistique de notre patrie. Nous y remar-
quons le passage suivant :
« L'art est menacé de s'égarer ou de se perdre, lorsqu'il n'a pas un point de départ solide et qu'il n’est pas garanti du faux goût par un système d'études fortes et classiques. »
Nous avons souvent dit notre pensée sur l’enseignement de l'art.
Mais il est des choses que l’on doit répéter sans cesse. Nous sommes toujours avides de connaître ce qui féconde nos intérêts, crandit notre gloire; mais nous restons sans énergie lorsqu'il faut mettre à profit un‘avis salutaire.
Le jour où des hommes puissants le voudront, l'école des arts,
en Belgique, sera la première école du monde. Nous n'avons point
la prétention de dire ce qu'il faut pour cela; nous eXpOsCrons seu-
lement quelques idées qui pourraient conduire à ce résultat.
Une jeunesse nombreuse, ardente, se lève de toute part, dans notre patrie ; partout elle brûle de ce feu artistique dont le sol belge semble être le foyer.
Que manque-t-il à ces plantes plemes de serve? Une culture
intelhgente ‘