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DE LA COULEUR

Bien colorier est la chose la plus simple, la plus facile et la plus bète du monde.

En commençant un tableau, il faut seulement avoir à l'esprit les choses suivantes :

Clair-obseur.

19 Composer les objets du tableau de manière à produire de

larges masses de lumière et d'ombre. Exemple de Rubens : Z’enlêvement des Subines.

20 Distribuer les plus grandes masses de lumière sur lPobjet principal, lui donner toute la force, toute la rondeur possible, soit par le brillant, la pureté et la vigueur de la matière, soit par la combinaison du fond et des oppositions.

3 L'objet principal bien détaché, le reste du tableau doit lui être subordonné, lui servir, en quelque sorte, de fond. L'objet principal doit être comme un foyer de lumière, un soleil, dont les accessoires et tout ce qui l'environne ne sont que des rayons. Exemple de Rubens : Le Christ au tombeau.

L'ombre et la lumière doivent être répandues sur toute la surface du tableau. On peut donner pour exemple un parquet composé de pierres blanches et de pierres noires.

9 Les masses de elair-obscur indiquées soit par le crayon ou par des glacis de bitume, il faut distribuer sur la surface du tableau les cinq couleurs primitives.

Une couleur seule, également étendue sur la toile, n’a point de

Rédaction de la première époque.

ARRET TE Ta — è

charmes. Opposée à une autre couleur et nuancée d'ombre et de lumière, elle offre des effets qui plaisent aux yeux. Ne faites point une draperie rouge, rouge d'un bout à l’autre ; mais ménagez quelque touche de rouge, pour en frapper quelques parties seulement, et votre draperie rouge sera brillante et harmonieuse. Ce principe doit être appliqué à toutes les couleurs que lon emploie. Une grande surface coloriée de la même couleur ennuie les yeux.

50 On distinoue les couleurs en couleurs chaudes et en couleurs froides. Les couleurs chaudes sont celles qui participent du rouge ; les couleurs froides sont celles qui participent du bleu. À côte d'une couleur chaude, il faut toujours placer une couleur froide ; c’est encore une espece de parqueterie.

Opposition continuelle, variété, voilà un des œrands secrets de la couleur, comme du clair-obscur, Un parquet, ainsi que je lai dit plus haut, est un exemple de variété continuelle, qualite qu'exige non-seulement la couleur, le elair-obscur, mais encore la composition.

Mais carreaux dun parquet, c'est-à-dire que si, en distribuant les

Si l’on suit exactement l'ordre dans lequel sont places les

masses du clair et de l'ombre, on place régulièrement une masse noire après une masse blanche, et ainsi sur toute la surface, il en résultera de la monotonie, car une variété régulière n'est plus de la variété. Changeons l'ordre trop régulier de notre parquet: placons tantôt deux carreaux blancs à côté d'un noir, où trois on quatre noirs à côté d’un blane; nous aurons variété de détail et

variété d'ensemble.

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