L'ÉCOLE
L'école flamande, c'est l'école de Rubens; c'est cette pléiade d'artistes qui marcha sur ses traces. Avant eux, notre peinture a peu d'éclat, elle n'a pas un caractère national bien décidé. Après eux, l'école flamande tombe dans une dégénérescence fatale. L'époque glorieuse de notre peinture est done celle de Rubens et de ses disciples, et cette époque, si féconde en grands peintres, finit pour ainsi dire avec eux.
De notre temps, une dernière étincelle des vieux maîtres brillait encore. sur la palette d'Herreyns.
Si l'on étudie attentivement l'école flamande, si l'on cherche les bases sur lesquelles s'appuient ses principes, on reconnait tout d'abord quelle est son origine :
L'Italie est sa mère.
Florence l'inspire dans le choix de la forme et l'agencement des groupes. Venise lui apprend les charmes de la couleur, les secrets du clair-obscur. Michel-Ange, Raphaël, Vinci, Corrége, Titien, Véronèse, sont tour à tour interrogés par elle,
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De tous les sucs recueillis en Italie, le fondateur de l'école composa son miel. C’est à ce trésor de science que tout un peuple d'artistes vint puiser à pleines mains.
Les grands peintres impriment toujours dans leurs œuvres deux cachets : lun, celui de leur originalité propre; l'autre, celui des maitres qu'ils ont étudiés. C'est une loi éternelle.
Aiïnsi, le chef de l'école flamande allie à l’art italien ses qualités individuelles, et cette association lui permet d'atteindre aux plus heureux résultats. Le génie greffé sur le génie produit des fruits merveilleux.
L'originalité est ou n'est pas une qualité louable certains talents, certaines écoles se caractérisent par une originalité blâämable. Disons aussitôt que l'école flamande,
elle, se distingue avantageusement par les qualités qui lui sont propres. Son originalité est tout au profit de sa
gloire.