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trois expéditions sur parchemin, dont l'une à été remise à M. le boursmestre d'Ixelles, l'autre à M. le bourgmestre de Dinant, l'autre au légataire universel.
Le présent procès-verbal sera en outre imprimé sur trois plaques de plomb qui seront déposées entre le cereucil de plomb et sa caisse en bois de chêne (1).
En foi de quoi, toutes les personnes présentes ont signe :
MM. ALPH. VANDENPEEREBOOM.
Cu. ROGIER.
Ep. SrEvEns, secrélaire général du ministère de l'intérieur. A.-J. Hav, bourgmestre, GREYsox et GERBEr, échevins d’Ixelles. J.-J, WaLA, En. LamBErTt, ALPH. LION, VICT. WILLAME. CH. POoTrvix.
Féris, directeur du Conservatoire de musique.
Simonis, statuaire, directeur de l'Académie de Bruxelles.
GALLAIT, peintre.
Leys, peintre.
VERvOORT, président du Cercle artistique de Bruxelles.
EYER, ROFFIAEN, DE TAEYE, OT10,
Mapou, VERBOECKHOVEN, SLINGE peintres; Bouré, sculpteur; BAL, graveur; FIERLANTS, photographe.
Béranni, directeur du journal l’Zndépendance belge.
Bëps, directeur du journal L'Écho du Parlement.
Mapoux, directeur du journal l'Étoile belge.
J. Disiènes, RABOSÉ, ALB. PICARD, LABARRE, CAMBIER, PAUWELS, DEBUCQ, parents et amis.
Le lendemain, 28 juin, le cœur de Wiertz était reçu à Dinant avec une grande solennité, au milieu d'une émotion générale. En descendant du convoi, un membre de la députation, chargée de se rendre à Bruxelles pour y recevoir le précieux dépôt, M. l'échevin Lambert, fit remise au conseil communal du cœur de l'artiste, qui fut déposé sur un char funèbre. M. Lambert s'exprima ainsi :
« Wicrtz voulait que son cœur reposäl dans sa ville natale, où il avait passé ses premières et belles années, où il comptait tant d'amis. Noble volonté qui s'accomplit aujourd'hui!
(1) Un double de ces plaques est déposé au Musée.
Le prestige du nom de Wiertz nous a procuré, à Bruxelles, l'accueil le plus sympathique, le plus touchant. Là nous avons trouvé, entouré des hommes les plus distingués dans les arts, les sciences et les lettres, un homme aussi haut placé par ses belles qualités que par ses fonctions de ministre. M. Vandenpeereboom nous à dil :
« La ville de Dinant recoit un dépôt précieux, confié à sa garde; c'est la » plus noble partie de ce qui reste d’un homme illustre; que ce dépôt lui » soil sacré, car Wiertz appartient à la Belgique, au monde des arts. »
Vous tous qui m'écoulez, prenez avec moi l'engagement solennel de veiller d’un œil jaloux sur ce dépôt confié à notre honneur, à notre reconnaissance.
Que la ville de Dinant sache comprendre et remplir les devoirs qui lui sont imposés !
Ces devoirs ne sont pas seulement d'élever à Antoine Wiertz un monument digne de son nom et de sa gloire ; elle doit s'associer à la pensée, à la volonté de ce mort illustre.
Est-ce pour la mesquine satisfaction d'obtenir un monument que Wiertz nous a légué son cœur? Là encore se trouvait une idée aussi noble qu'utile.
Sachez-le, en léguant son cœur à la cilé dinantaise, Wiertz a voulu (et qui plus que lui en avait l'autorité) enseigner ce que devient celui qui se livre sans relàche au travail, qui puise dans les luttes une puissante énergie et ainsi marque son passage d’une auréole de gloire et d’immortalité.
Que ce grand exemple soit présent à nos cœurs.
Cœur de Wiertz, entre dans ta ville natale, entouré de tes parents, de tes amis, de tes compatriotes !
Ville de Dinant, reçois-le avec respect et reconnaissance, car désormais tu es associée à la gloire d'un de tes enfants, proclamé illustre par la Belgique, par le monde entier des arts. »
Alors, le cortége se forma ; l'artiste fit son entrée triomphante dans sa
ville natale, qu'il avait quittée dès l'âge de 1% ans, pour se livrer à des études opiniâtres qui devaient le mener si loin. Son cœur fut déposé
à l'hôtel de ville.
Aussitôt après la mort de l'artiste, dans la soirée du 18 juin 1865, les scellés avaient été mis sur la maison mortuaire par les soins de M. le juge de paix d'Ixelles. Le 29 juillet et jours suivants, les scellés furent levés et un inventaire fut dressé de tout ce qui se trouvait dans
le musée et dans la maison de l'artiste, par M. le notaire Martha, et en présence de M. le notaire Hectveld désigné par ordonnance du président du tribunal civil à l'effet de représenter les intéressés et les absents.
Le 22 juin, le testament, qui avait été déposé dans les mains de M. le notaire Martha, était déposé au greffe du tribunal de première in-
stance. Le 2%, le fondé de pouvoir de l'artiste présentait au ministre de l'intérieur un projet de donation à l'État des œuvres du musée.
Les négociations furent longues ; elles aboutirent à un vote des
Chambres législatives. (Chambre des représentants, 18 mai, Sénat, 24 mai 1866).
Nous publions l'exposé des motifs de la loi et le rapport de la section
(C centrale :