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LE AN

sans conseil; le goût du siècle est contraire à ses instinets, il doit le combattre et, pour le combattre, se restreindre aux plus dures conditions. S'il n’y a pas de Léon X pour lui, il est lui-même son protecteur. S'il n’a pas les occasions d'accomplir de grands travaux, il sait lui-même les faire naître. Il se commande à lui-même de grandes pages, se crée un Vatican à lui, une chapelle Sixtine à lui; il se forme un musée. »

Ce musée, rève de tous ses instants, but de tous ses efforts, est définitivement créé selon ses vœux.

Se préoccupant surtout de rendre à jamais son œuvre indivisible et d'en faire un musée publie, Wiertz, dans un de ses projets de testament, avait répété une clause déjà citée, et avait ajouté :

« Pour l'exécution de cette condition, sans laquelle aucune de mes » œuvres ne serait devenue la propriété de l'État, je m'en remets à la » bonne foi de mon pays. »

« Lepays, dit M. Emile de Laveleye dans la Revue des Deux Mondes, a reçu ce legs avec reconnaissance et il saura le conserver avec un soin pieux. Il y va non-seulement de sa bonne foi, mais de sa gloire. »

C'est ici le lieu de donner le catalogue du Musée-Wiertz, Nous laisserons l'artiste parler lui-même de ses œuvres.

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