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Page 209. Æxposilion de 4851. Cette revue de salon à paru d'abord dans le feuilleton du journal la Nation ; puis, en une brochure, petit format, de 72 pages. Bruxelles, Aug. Decq, 1854.
P. 964. Le Voyage aux Enfers. Un dessin au trait et à la plume est joint au manuscrit: on y voit un peintre qui déroule une toile devant les trois maitres avec un gesle d'orgueil; derrière lui, un autre peintre porte sa toile roulée sous son bras et va limiter, et un troisième porte un immense portefeuille sur son épaule. On lit au bas de cette caricature :
« M. P..: Voilà, messieurs, comme on peint aujourd'hui ! »
P. 397. La Petite Borne de Quiévrain, et p. 329. Bruxelles capitale et Paris province. Ces deux placards manuserits sont illustrés de dessins au crayon à demi-effacés. On a préféré ne pas les reproduire que de s’exposer à en donner une copie inexacle.
P. 420. — Note 4. — Wicrlz devait voir toute sa vie les poètes fraterniser avec lui. Voici, par ordre de date, quelques-unes des poésies qui lui furent adressées : Janvier 1830, L'Empereur, par M. André Van Hasselt, dédié à son ami Antoine Wiertz. — 1837, À Wiertz, par M. L. Labarre (Revue belge). — 16 déc. 1839, LE PArRoGLE, par M. Étienne Hénaux (Revue belge). — 1839, FLEURONS ARTISTIQUES, recueil de sonnets sur l'exposition, dont un à Wi£RtZ, par Antonin Roques. — 1840, 8 avril, A L'AUTEUR DE PATROCGLE, improvisation de M. Eugène de Pradel. — 1841, À Wiertz, sonnet par M. Marcelin Lagarde. — Sonnet par M. Henri Cavé (Précurseur). — 1844, 29 dée. Éprrre A Wiertz, sur le 2° PATROCLE, par Paulus Studens (Victor Henaux). — 22 sept. 1845, SrRopuEes par M. Clément Michacls. — 1845 et 1846, deux Eprrres à Wiertz, à propos de Parnocze, par M. A. Van Hassell (la Renaissance). — 1848, 3e Éprrre du même auteur, sur le TriomPnE pu Crist (/bid). — 4849, ÉPITRE À Wientz, par M. Van Soust. — Signalons en outre deux poésies de M. Ad. Mathicu, des vers de MM. L. Guillaume, J. Dumoulin, et une série de pièces
d'après les tableaux de l'artiste, insérées dans deux volumes de poésies de M. Potvin : Patrie (1849), et l'Art flamand (1867).
P. 424. Concours sur le journalisme. — En rappelant ce concours dans des notes manuserites pour sa biographie, Wiertz exprime ainsi son idée : De l'influence pernicieuse de la MAUVAISE critique.
P. 430. Ces esquisses étaient condamnées à la destruction. —Les instructions de Wiertz étaient formelles. Mais, comme on l’a dit pour ses lettres (p.394), entre ces deux extrémités : les brûler ou les exposer en public, un moyen terme répondait suffisamment à tous les intérêts qui militent pour leur conservalion : on s’est arrêté à l'idée de les conserver dans une pièce spéciale qui ne serait accessible qu'aux artistes el aux personnes munies d’une autorisalion, et M. le ministre de l’intérieur s’est rallié à cette condition.
P. 435. Refus de vendre des tableaux. — « Je suis chargé de répondre à une question importante que vous venez d'adresser à M. Wiertz; il s'agit de la vente d'un Lableau.… Vous savez que Wiertz serait plutôt disposé à vendre sa vie, et qu'il à fait le sacrifice, non-seulement de toutes les jouissances que peut donner l'argent, mais je dirai même du nécessaire de chaque jour pour n'en point venir à cette extrémité. » — (1858, Minute au crayon, de la main de l'artiste, pour être recopiée par la personne qui devait répondre à sa place.)
P. 454. La puissance humaine n'a pas de limites.
Wiertz alla en 1835 à Paris, visiter l'exposition universelle.
On trouve sur son carnet des pensées comme celle-ci : « Voici un genre nouveau ; ce n'est pas l'histoire du passé, mais celle de l'avenir du genre humain. » — On y trouve aussi plusieurs petites esquisses du tableau : La Puissance humaine n'a pas de limites, que l'artiste ne devait pas tarder à exéculer.
Après son voyage de lauréat, en France, en Ilalie et en Allemagne, el après les expositions de Paris de 1838 et 1839, Wiertz n'est plus guère sorti de son pays. Notons cependant quelques voyages. Nous avons déjà dit qu'en 1855, il alla visiter l'exposition universelle de Paris ; le 20 juin 1861, il retourne à Paris voir l’exposition de peinture. Il avait vu le Musée de Munich à son retour d'Italie, mais il n'avait jamais vu les Musées de Hollande. Il y alla aussi en 1861. ;
Wiertz étudiait sans cesse, — il l’a dit bien des fois, — et sans cesse il remetlait en question les grands problèmes de son art. À Paris, il revoit les œuvres d’Ingres, de Cornélius, de Delaroche, etc. Il écrit de l'exposition : « Premier aspect détestable; des images, des enluminures, des placards de toutes couleurs. » Il court au Musée revoir : Raphaël, qu'il juge à son aise ; le Tilien, qui lui paraît « mieux qu'autrefois »; Rubens, qu'il admire : « Rubens triomphe! Harmonie! » écrit-il. Il visite les ateliers et il écrit : « Ce que les siècles ont approuvé est absurde, ou ce sont les peintres mo-
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dernes qui sont dans l'erreur. Impossible de rien inventer de plus contraire à Lout ce qu'on a admiré jusqu’à ee jour. »
IL visite le Musée du Luxembourg, les cartons d'Ingres, le tableau de Cou- Lure, eL parlant des peintres français : « Rubens et Tilien pour eux sont communs », dit-il, I va à Versailles ; les tableaux de Vernet lui semblent « les plus vrais de mouvement et de couleur, » Il va au Panthéon : « De la rondeur dans le modelé, les Français ne comprennent point cela », écrit-il. IL va à Saint-Germain, à l'école des beaux-arts, à la Madeleine, à Saint-Vincentde-Paul, etc.
Il en revient toujours à Rubens : « Les œuvres des maîtres ne nous disentelles pas éloquemment ce qu'ils pensaient en les produisant? L'opinion de Rubens sur les ouvrages de l'exposition est Lout entière dans ses œuvres.
« Les chairs de Rubens en général sont d'un ton égal. Il en résulle une grande harmonie... »
Enfin, il conclut, se parlant à lui-même : « Tout considéré, la voie que nous avons suivie, il faut la continuer. »
De son voyage en Hollande, Wicrtz n'a laissé que des notes incomplèles.
P,454. Le soufflet d’une dame belge.
La lettre suivante, adressée à M. le bourgmestre de Dinant, explique le but de l'artiste :
« Là où la liberté d'un peuple fut menacée, l’histoire raconte des merveilles du courage des femmes. Dans les circonstances que nous redouions, nos dames scraient-elles moins grandes que celles de l’histoire? En douter serait leur faire injure. Établiseons done, s’il se peut, des cibles où les dames puissent s'exercer; ouvrons des concours où des prix leur seront offerts.
» La moitié d'une population se compose de femmes; n'est-ce pas là une puissance formidable! Chaque femme a deux bras, chaque bras peut s'armer d'un revolver, chaque revolver peut contenir une balle destinée à punir le soldat envahisseur qui porterait son audace jusqu'au foyer domestique.
» Les femmes ne combattent point sur le champ de bataille, mais elles peuvent défendre l'inviolabilité de la famille.
» Si mon idée, M. le bourgmestre, est quelque peu réalisable, je serais lier de voir la ville de Dinant prendre encore l'initiative et faire appel, l'an prochain, à la plus belle moilié de la Belgique.
» Je m'inscris d'avance parmi les donateurs; j'oflre de représenter l’héroïne du concours, les armes à la main, l'attitude assurée et, à la manière antique, le front couvert d'une couronne de lauriers.
» 17 septembre 1860.
» Signé : WIERTZ. »
P. 466. Aussitüt que les restes de M. Wierlx pourront étre légalement transportés dans son Musée où dans son jardin. — Quelques jours après les le l'arliste, plusieurs personnes formèrent le projet d'ouvrir une
obsèqu
souscriplion publique pour lui élever un monument. Le Cercle artistique eût pris la direction de cette souscription; le monument eût élé élevé dans le jardin publie du Musée, et l’on y eût établi un caveau, destiné à recevoir les restes de l'artiste, lorsqu'ils auraient pu y êlre transportés.
Le gouvernement, consulté, pensa qu'il lui appartenait d'élever, aux frais de "État, un monument à l'artiste qui avait légué à l'État tout son musée. En effet, les règlements communaux exigeant la clôture de la propriété de l'État, un projet de elôlure monumentale ful fait, à la demande de M. le ministre de ‘intérieur, par les soins de M. l'ingénieur en chef chargé des bâliments civils. Ce projet contenait un monument à Wierlz, qui devait êlre élevé dans le jardin du Musée. Les planset les devis étaientachevés et le projet de loi redigé et adopté. Un obstacle imprévu fit ajourner, non abandonner ce projet. La section centrale ayantprésenté au gouvernement celle question : «6° La eloure du Musée et l'emménagement de ses abords sont-ils compris dans le crédit? » — Le gouvernement répondit : « Non..…., d'est une dépense à laquelle le gouvernement aura à pourvoir... », el le rapporteur de la section centrale faisait allusion à ce projet lorsqu'il disait : «Quant à la deuxième partie du projet de loi, elle nous semble être autant dans l'intérêt de FÉtat qu'en faveur de l'artiste testateur, et elle serait le fait d’un bon propriétaire s'il n'était plus digne d'y voir le premier gage de reconnaissance de l'État Jégataire. À ce double litre, le gouvernement aura, dans l'avenir, d'autres soins à prendre, pour lesquels la Chambre ne lui ménagera pas son concours. » (Rapport de la section centraie, par M. Couvreur.)
P. 498. On se relrouve au ciel. — La première idée de ce tableau a été inspirée à Wierlz par le désir de consoler une mère. Ne pouvant faire le por- {rait de l'enfant, il peignit un petit tableau à l'huile, destiné à être mis sous verre dans une broche, et qui n’est autre que : On se retrouve au ciel, en dimensions miscroscopiques.
Cette broche existe ; elle appartient à Mme L. L..., qui possède aussi le plus curieux tableau de chevalet qu'ait peint l'artiste. Wier(z y a représenté sa levrette Piccolo, couchée sur une chaise, où se trouvent des accessoires de toilette. Ce tableau mérite à tous les égards de figurer au Musée, C'est le seul que l'artiste ait traité dans ce genre.