‹ Œuvres littérairesChapitre 50 sur 262 · TT 7 É · texte numérisé non relu

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en

brique, lutter avec la chaux, Intter avec le mortier, I fallut composer des ciments particuliers, se soumettre à des difficultés sans nombre, prodiguer du temps et de la dépense. Puis, des obstacles d'une autre nature se sont présentés, (les obstacles funestes au succès de l'œuvre. Le peintre à fresque n'est jamais sûr de faire bien, ou du moins de faire ce qu'il sait faire; car il ne peut revenir sur le travail de la veille, Hier il a commis une erreur, aujourd'hui il est trop tard pour la réparer. S'il est coloriste, il n'a qu'une gamme restreinte à sa disposition ; sil est dessinateur, il ne pent se corriger; sil sait étudier, trouver un ton, une forme, un effet, il opère avec les plus orandes difficultés.

Ces inconvénients sont connus de tout le monde, Ajoutons seulement ceci. On Simagine que la peinture murale doit nécessairement faire corps avec le mur. Les préjugés parfois offrent de singuliers spectacles. Notre attachement à certains usages, à certaines vieilles pratiques, est des plus réjouissants. Qu'on se demande le pourquoi de bien des habitudes, et l'on ne trouvera d'autre raison que celle-ci : cela se fait, parce que cela se fait. De bonnes gens vous disent, et il n'y à pas à répliquer :

« IT faut se servir de là main droite plutôt que de Ia gauche.

- Le nombre 13 est pernicieux.

La lune noircit le teint.

+ Saint-Médard amène la pluie.

Les peintres à fresque, eux, vous disent : « On ne peut peindre que sur le mur. =

Résumons en peu de mots les avantages de notre procédé :

Plus de miroitement possible ; exécution facile, comme

si l'on travaillait à quatre mains: emploi de foutes ma-

tières colorantes: plus de gercures, comme à Fhuile: plus d'écailles, de jaunissement: solidité à toute épreuve, résistance à l'humidité: faculté de peindre sur tous les corps et dans toutes les dimensions, facilité à revenir sans cesse sur le travail, possibilité de raccorder la retouche à l'ancienne peinture: éclat dans la lumière, supérieur à celui de la peinture à l'huile: combinaisons chimiques qui assurent une existence prolongée bien au delà de celle des peintures vernies.

La toile éerue que nous emplovons dans notre peinture murale offre d'autres avantages :

Elle conserve sa souplesse après l'application des inatières colorantes, et cette souplesse permet à la toile de suivre toutes les formes architecturales.

Quelques pointes suflisent pour attacher la toile.

Elle se détache promptement de la muraille, et, en cas d'incendie, une seule main, par une secousse vigoureuse, peut l'enlever.

De plus, les échelles, les échafaudages, les casse-cou. les déplacements, mille autres inconvénients ne sont plus à redouter.

L'artiste, sans sortir de son atelier, travaille tout 4 SOI aise ; l'œuvre terminée, il en charce un ouvrier; l'ouvrier prend un marteau, quatre clous, va À cent lieues, deux cents lieues, où on lui à dit d'aller; là, sur le mur. sur le plafond, sur un panneau d'un palais, d'une cathcdrale, l'ouvrier l'étendra, l'attachera par ses quatre clous; puis, cela fait, il s'en retournera. Le mur sera peint, un tableau immense apparaîtra, la fresque sera établie.

Veut-on déplacer le tableau, soit pour un essai de jour, soit pour un changement d'architecture, soit pour une cause quelconque, la muraille peinte à bientôt disparu.

on sait Nou

pas à et l'an Les Sup

procéd

Voit-on s'approcher l'incendie ou toute autre dévastation!

combien est facile le moyen de sauver notre pein-

ture murale.

S allions oublier la question d'économie; elle n'est

eut-être pas à dédaigner. Les frais matériels ne s'élèvent l Ê

in dixième de ceux qu'exigent la peinture à l'huile ‘ienne fresque.

moyens d'exécution sont d'une facilité sans égale. )0SONS un jeune peintre faisant l'essai de notre é; nous lui dirons :

Etendez la toile sur le mur ou sur un châssis; placez

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