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en parle avec une irrévérence plus grande encore. — L'enfant Jésus. — Dans un coin de ses lèvres d'enfant, il y a un magnifique mépris des douleurs qui l'attendent.
L'Indépendance, 6 septembre. — L'enfant Jésus a une expression de mauvaise humeur, un mouvement disgracieux dans les lèvres.
Journal d'Anvers, 27 août. — Tableau de Waulers. — Le Dante récilant ses vers devant Béalrix el ses compagnes, à Florence. — Et ce Dante! voyez comme il est fièrement campé !
Le Commerce belge, 48 août. — À la place du Dante, nous voyons une espèce de troubadour écarquillant les jambes.
Le Politique, 46 août. — Tableau de Me Geefs. — La Sainite-Agnès l'emporte de beaucoup sur ce que nous connaissons de cette artiste. — Sa Jeune Lille n'a ni chair qui frémit, ni cœur qui bat.
Journal d'Anvers, 12 août. — Nous préférons de beaucoup à la Sainte- Agnès, la jeune fille.
Le Journal d'Anvers, 27 août. — Tabieau de De Keyzer. — Raphaël cet La Fornarina. — Beauté de coloris, carnation vraie et bien sentie. Le Commerce belge, 29 août. — Ton jaunâtre, ton conventionnel, faux.
Le Journal d'Anvers, 27 août. — Correction de dessin.
L'Observateur, 18 août. — Quel fype trivial! celte femme est flétrie, sa chair est flasque et jaune.
Le Journal d'Anvers. — L'artiste a élé blâmé pour avoir mis Raphaël au
second plan. — Nôus ne sommes pas de cet avis.
Le Journal de Bruxelles, 23 août. — Tableaux de Melzer, — Ce qui dislingue son talent, c'est une grande délicatesse de touche et une rare entente de la couleur.
Le Politique, 34 août. — Le coloris se compose de touches étagcées, qui
se lient comme des ardoises sur un toit.
Le Journul de Bruxelles, 49 août. — Tableau de Wappers. — Pierre le Grand à Saurdam. — L'expression de Pierre I exprime bien une volonté ferme, une intelligence puissante, une noble satisfaction de soi-même.
L'Émancipation, 29 aoû. — Celle figure n'a aucune action, n'exprime aucun sentiment, ne paraît animée d'aucune passion.
L'Observateur, 48 août. — Le dessin ne manque pas de correction.
Le Politique, 12 août. — Le dessin est souvent incorrect.
Journal de Bruxelles, 23 août. — Tableau de Deblock. — Zéte de pêcheurs aux environs d'Anvers. — M. Deblock à une bonne touche. Le Politique, 12 août. — Sa touche est sabrée et tourmentée.
L'Observateur, 48 août. — Tableau de Wiertz. — L'Æducation de la Vierge.
La Vierge est ravissante, sa pose à une naïvelé, un abandon, une innocence qui frappent el émeuvent; sa tête est d'une pureté inexprimable.
Journal d'Anv d'animation et presque de vie, cette expression de simplicité qui va jusqu'à
12 août. — Nous n'aimons pas, sur ces rails privés
Faffectation.
Le Politique, 42 août. — Tableaux de Biard. — M. Biard s'est surpassé celte fois comme coloriste.
Journal de Bruxelles, 19 aoûl. — On reproche à M. Bird une grande
négligence de coloris.
Journal d'Anvers, 12 août. — Tableau de Vandenberghe.—Saint-Jeun.—
I y à du style dans l'ordonnance de la composition. Le Politique, 46 août. — Nous ne louerons pas l'ordonnance de la composition.
L'Padépendance, 6 septembre. — Tableau de Kruseman. — Bergers de la campagne de Rome. — La couleur est chaude et solide. Æevue d'Anvers, 20 août. — La couleur est grise et pâle.
Le Lemps ni l'espace ne me permellent de continuer à relever ici toutes les plaisantes contradictions de nos prétendus criliques ; il n'est, du reste, plus besoin aujourd'hui de signaler ces preuves irrécusables de leur incompétence en malière d'art. La terrible phalange de ces grands démolisseurs de réputations à bien changé de lon depuis quelque temps. Il ne
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reste plus maintenant que quelques plumes enfantines, inconnues, qui désirent se faire connaitre. Parmi ces nouveaux arislarques, j'en connais plusieurs qui, dans l'espoir d'obtenir les honneurs de la cari ‘alure, nront allaqué dernièrement dans les colonnes de leur estimable journal.
Grâce au bon sens publie, les calembours et les bons mots ne sont plus reçus aujourd'hui comme principes de peinture; on revient enfin à des idées plus saines, et Don Quiblague lui-même, Don Quiblague, de burlesque mémoire, el avec lui son confrère de l'Dudépendant, ont senti, eux aussi, que le public en avait assez de leurs aimables plaisanteries, Ces deux messieurs, que j'ai réduils à garder désormais le plus parfail silence sur mes ouvrages EXPOSÉS
se
sont dépouillés enfin du masque grotesque dont ils s'étaient affublés, pour venir, de concert avee les artistes, rire de
toutes les folies qu'ils ont écrites el jetées en päture à la crédulité publique.
Je profite de cette petite oceas que le plus pu
ion pour dire encore une fois aux peintres,
ant moyen de s’'instruire dans leur art, c'est de comparer leurs ouvrages à ceux des grands maîtres: de les comparer, non pas ex eux-mêmes comme l'a imaginé un de nos innocents feuilletonistes, mais en les plaçant côte à côte avec les chefs-d'œuvre qui doivent leur servir de guides. C'est dans une exposition générale, — Jà où le jour, la distance el l'entourage de nombreux objets d'art influent sur l'aspect d'un tableau, —
qu'ils doivent juger de leurs travaux. IL se trompe celui qui, environné de toutes les flatteuses illusions de l'atelier, se contente de juger son œuvre par des compar
aisons faites en lui-même.
Il faut que les peintres osent se prendre COTpS à COrPS, pour ainsi dire, aves les grands maîtres ; il faut surtout que chacun d'eux ait le courage de mépriser les beaux mouvements d'indignation que cetle généreuse résolution inspire à de ecrtains amours-propres; il faut enfin que les hommes à qui il est donné de proléger les arts, veuillent bien ne point se sentir humiliés en suivant une idée que j'ai si souvent émise : celle de placer, au milieu de nos expositions modernes, les chefs-d'œuvre des grands maîlres anciens.
Le jour où celte idée Sera réalisée (car il faul qu'elle se réalise Lot ou wd), ce jour-1à, les peintres auront fait un pas immense dans leur art. Ce jour-là, le publie, lui aussi, aura appris à juger, et les feuilletonistes, Loujours si empressés d'aider les peintres de leur lumière, pourront alors formuler une opinion avec connaissance de cause. Ils auront Ià devant eux des modèles du beau, qui les guideront, el les dispenseront de chercher des calembours et de tomber dans les plus étranges contradictions.