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CONNAISSANCE DES HOMMES

Marcher, parler, agir vite, trouver les analogies, les expédients, les remèdes, signe de caractère expansif.

Marcher, parler, agir lentement, trouver les différences, les inconvénients, les ahus, signe de caractère contractif.

Céder quand on a Tavantage physique ou moral, signe de générosité.

Abuser de son avantage et écraser le vaincu.

signe de lâcheté.

On devine le caractère d'un homme par les choses qu'il blâme ou approuve habituellement.

Par les expressions, les tours, les comparaisons, les figures, les termes qu'un homme emploie quand il ne s'écoute pas, on peut deviner sa profession^ ses inclinations, ses habitudes, ses goûts secrets, et les images déposées dans le lieu le plus reculé de sa mémoire.

On peut juger le naturel d'un homme par les saisons, les lieux, les aliments, les exercices du corps et de l'esprit et les sociétés qu'il préfère; par ses songes les plus fréquents et par ses incommodités habituelles.

La clef de la voix dans l'échelle musicale,

répond à la clef du caractère dans l'échelle morale.

Les femmes dominent plus les hommes vains, que les hommes orgueilleux. Ceux-ci n'ont besoin que d'une femme, et cela de temps en temps ; ceux-là ont toujours besoin d'être préférés et surtout de le paraître.

Dépits fréquents^ signes de caractère vain. Ce sentiment est la colère delà vanité; il est propre aux femmes et aux hommes féminins; il enfante les petites et les grandes atrocités.

Il faut distinguer avec soin le cerveau femelle du cerveau mâle. Le premier est une sorte de matrice, il reçoit et il rend ; mais il ne produit pas.

Grande mémoire et fréquents éloges, signes du premier. Mémoire faible et fréquentes néga-

D*UN JEUNE HABITANT d'ÉPONE 113

lions accompagnées d'explications et de conseils, signes du second.

Vous connaîtrez la stature philosophique d'un homme, par la grandeur des masses qu'il embrasse habituellement ; il y a pinces et poignées, briarées et ragotins.

Mettre des allonges à une vérité, n*est pas dire du neuf ; c'est un signe de médiocrité. Vous mettez la vérité au point ; ils l'outrent, et croient vous passer en facultés, quand ils vous passent en dimensions.

Œil fixe ; pensées et volonté fixes.

Œil mobile ; pensées et volonté mobiles.

Rayon visuel descendant ; signe de caractère fier, dédaigneux, emporté.

Rayon visuel ascendant ; signe de caractère timide, humble, caché.

Rayon horizontal ; signe d'un caractère égal, constant, sociable; signe d'une âme républicaine.

Voix double ; caractère double.

Tel le tissu de la peau ; tel le tissu des opinions et du style.

Le caractère d'un homme a ordinairement les mêmes quahtés que sa matière en repos ou en mouvement.

Mouvements vifs, brusques, entrecoupés, saccadés, irréguHers ; signe d'un naturel ardent, sensible, colérique*

d'un jeune habitant d'épone 115

Mouvements lents, traînants, avec uniformité, signe de timidité s'ils sont entrecoupés de mouvements vifs, et de stupidité s'ils ne le sont pas.

Mouvements d'une vitesse moyenne et circulaire ; signe d'un caractère doux, aimant, sensible avec modération.

En comparant la forme, la couleur, la physionomie, le cri, Tallure, et pour tout dire, les qualités sensibles et les mouvements d'un homme avec les qualités sensibles des animaux, on peut, par le naturel connu de ceux-ci, découvrir le naturel caché des premiers.

Exemple : le cri du paon et le bruit qu'il fait avec ses pieds pour se faire regarder, ressemble beaucoup aux grands éclats de voix et au bruit que font en s'annonçant les gens qui aiment à s'étaler et à occuper d'eux.

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