FIN
Visite à Buffon.
Page 5, ligne IG. Je partis à l'instant. Chemin faisant, je ne m'occupai que des écrits de Buffon; je me nourrissais de ce style grand, élevé, mais simple, qui généralise tout, qui découvre une multitude de rapports, dont on ne peut changer ni déplacer un seul mot. Quelle palpitation, etc..
Page 8, ligne 6. Ce buste est maintenant au musée de Dijon.
Page 10, ligne 4. Var. Le Discours sur les Animaux.
Page 11, ligne 18.... plus commode que belle, elle a néanmoins quelque chose de noble et d'imposant quoiqu'elle soit fort grande. M. de Buffon s'occupe à l'étendre encore, car une de ses grandes passions a toujours été celle de bâtir.
Page 13, ligne 25... sa plume. Que J'ai été tenté de dérober cette plume! Je croijai^ voir celle du génie même.
Page 15, ligne 1. Ne seruit-ce pas M. de Belle-Isle?
{Note de Millin.)
Page 19, ligne 1. Var. ... qu'un petit livre de parchemin qui est apparemment son livre de dépense. Du reste, pas de papiers.
Page 24, ligne 6.... Si l'on peut s'exprimer ainsi. Buff'on ne parle que de ses droits, tandis que les hommes ordinaires ne mettent en avant que leurs prétentions.
Page 3G, ligne 24... parés d'une robe de pourpre ou d'améthjjste. 'En noie) On trouvait quelquefois madame de la Suze habillée et parée de très grand matin. Lorsqu'on s'en étonnait, elle répondait : C'est que j'ai écrit, parce qu'en effet, pour n'être pas distraite, elle commençait par faire sa toilette. C'est beaucoup plus simple qw, tout cet étalage de parure et de belles paroles.
Page 46, ligne 9... pour lors. C'était l'exorde d'un plaidoyer.
Page 50, ligne 21... que par une Académie, et, pour le dire en passant, le traité relatif à ce système est celui de ses écrits que M. de Buffon estime le plus. C'est aussi le plus profond en métaphysique et celui peut-être qu'il a le plus travaillé.
Page 51, ligne 17. Ici se termine le récit d'Hérault de Séchelles dans l'édition qu'il a faite. L'auteur ajoute : Écrit dans l'allée de Bréaux,près du couvent, octobre i78o.
Page 55, ligne 15... soit avec les événements. J'aimerais à commencer par la lecture de tout ce qui tient aux
sauvar/es de V Amérique. Si Vhomme primitif nous échappe, s'il ne nous reste que nos conjectures pour le connaître, n'at-on pas le plaisir de le retrouver du moins dans cette espèce d'antiquité dont nous sommes contemporains ? Quel spectacle pour la raison ! Un monde dans la barbarie et les lumières dans le monde voisin. C'est-à-dire à la fois la naissance et la vieillesse de la terre éclairées l'une par Vautre. Pour Vhomme qui pense, il ne faut que des faits et avec des faits il bâtit tout.
Codicille politique et pratique d'un jeune habitant d'Épone.
Page 65. Le manuscrit portail en épigraphe : // est dans la science des affaires une partie qui ne se rapporte qu'à l'agrandissement particulier de chaque individu. Elle recueille et suggère une infinité de petits moyens dont Vensemble peut servir à chacun de tablettes ou de codicille secret. — Bacon, Dignité et accroissement des Sciences, VIII, 2.
Page 83, xxiii... première colonne. C'est un renvoi aux deux tables de la Balance naturelle d'Antoine de Lassalle. (Voir mon livre sur Hérault de Séchelles, p. 92.) On en trouvera beaucoup d'autres, en particulier p. 135, XXV. Le manuscrit d'Hérault de Séchelles portait encore de nombreux renvois à la Mécanique morale du môme auteur qui ne parut qu'en 1789, et dans laquelle celui-ci reproduisit de nombreuses maximes du Codicille, en particulier la Théorie du charlatanisme .
Réflexions sur la déclamation.
Page 153. Le manuscrit portait en épigraphe : Actio
258 NOTf:s
in diccndo una dominatur. Sine liac, orator in numéro nullo e^^se potest. Unie jrrimas dédisse Demoslhenes dicitur, cum rogaretur quid i)i dicendo esse primas, Jiuic secundas, liuic ter lias.
Sur une feuille placée au hasard étaient ces deux i)aragraphes : La mémoire verbale et locale est donc le meilleur moyen qu'il y ait pour parler très facilement. Elle vous établit sur un bon fonds, sur lequel vous introduisez ensuite avec liberté et sécwité toutes les pensées, les développements et les tours qui vous viennent à l'esprit. Certain de retrouver toujours le fil de votre discours, vous vous livrez intrépidement à la parole et votre parole a plus de valeur.
Se faire une loi de ne rien dire qui ne soit su d'avance, bien pensé, bien ordonné, ferme de ton et un peu étendu. On s'abandonne souvent, on s'oublie comme je le disais tout à l'heure. De cette mollesse, de cet oubli, naît la faiblesse de l'esprit et du caractère. Mais il faut avoir soin en même temps d'éviter la raideur et l'affectation. L'effort de l'art doit consister à cacher l'art même.
Page 159, ligne 19. Lekain (1728-1778), célèbre acteur tragique. Il entra en 1750 au Théâtre-Français.
Page lo9, ligne 23. Lanue (1746-1827), acteur tragique, élève de mademoiselle Clairon, sans rival au Théâtre- Français après Lekain et jusqu'à Ta! ma.
Page IGO, ligne G. Gerbier (1725-1788), le plus célèbre avocat, en son temps, du Parlement de Paris, avec Bonnières et Linguet cités plus loin .
Page 101, ligne 23. Mademoiselle Clairon (1723-1803). Elle débuta au Théâtre-Français en 1743 dans Phèdre et quitta la scène en 17G5. On sait que son jeu était tout de
calcul ; niad(>moiselle Dumesnil, au contraire, donnait tout h la passion.
Page 103, liyne 19. Thoma<i (1732-178;3), poète et académicien.
Page 169, ligne 16. Il s'agit du conventionnel Lepeletier de Samt-Fargeaii, alors président à mortier au Parlement de Paris, ami, depuis l'enfance, d'Hérault de Séchelles.
Page 176, ligne 16. Mole (1734-1802), acteur du Théâtre-Français, ainsi que Brizard (1721-1791), cité plus haut. Mole jouait les rôles de fats et de petits-maîtres; Brizard, les pères nobles et les rois.
Sur la conversation.
Page 183. La plupart des causeurs célèbres cités par Hérault de Séchelles sont connus. L'abbé Arnaud (1721-1784) était un helléniste distingué, académicien, collaborateur de Suard ; le comte de Mercœur et madame de Mongl... n'ont pas laissé de traces; Duval était un professeur de philosophie au collège d'Harcourt ; M. de la Salle, le philosophe ami d'Hérault, auteur de la Balance naturelle ; ( érutti, littérateur, ancien jésuite, fit partie de l'Assemblée législative ; le P. Beauregard, comme l'abbé Fauchet, était alors un fameux sermonnaire; Saint-Pfial, acteur du Théâtre-Français ; Barthe, auteur dramatique ; M. de la Grange, le célèbre géomètre, auteur de la Mécanique analytique : Martineau (17o5-1835) est sans doute le futur membre de la Législative et de la Convention.
Détails sur la Société d'Olten.
Cet opuscule a été déjà publié, d'après l'exemplaire
unique de la Bibliothèque nationale, par Finslkr, Lavatcr's Beziehniujcn zu Paris in den Revoiutionsjahren 1789- 9b. Zurich 1898.
Pensées et anecdotes.
Page 147, ligne 7. Falaise était un château voisin de celui d'Épone, qui appartenait à Hérault de Séchelles.