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CHAPITRE PREMIER

DE LA LOI GÉNÉRALE, PRIMITIVE ET FONDWM VIU.l .

Je répète pour la dernière lois dos principes dont il est important de suivre L'enchaînement.

i° L'ordre de la société est l'ensemble des rapports, vrais ou naturels, qui existent entre les êtres moraux, cVst-à-dire , entre [es personnes de la société (a).

-V La science des êtres de la société et de leurs rapports naturels est la vérité morale ou h. i

LÉGISLATION PJtfMÎTJVE,

sociale. La connoissancc de la vérité morale forme la raison ; la raison est la perfection de la volonté; la volonté est la détermination de la pensée ; la pensée n'est connue de l'homme que par son expression.

3° Ainsi l'homme privé d'expression eût été privé dépensée, de volonté, de raison, de connoissance de la vérité : il eût vécu dans l'ignorance des personnes et de leurs rapports, étranger à toute société (Z>).

Pensée , connoissance de la vérité , science des êtres , raison , société enfin , tout naquit pour l'homme, comme tout naît encore pour lui avec l'expression des idées ou la parole : voix puissante, qui tire du néant le monde de l'intelligence, et qui fait luire au milieu des ténèbres cette lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde y car il ne vi endroit pas dans ce monde, et il seroit hors de la société l'être malheureux qui naîtroit privé des sens de la vue et de l'ouïe, par lesquels l'homme participe au bienfait de cette lumière en acquérant l'expression de ses pensées, et dont l'intelligence solitaire seroit condamnée à une éternelle vidtdté (à).

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