LIVRE II, CHAPITRE
lirions constitués sur les lois naturelles des sociétés sont l'état légitime. Une société parfaitement civilisée seroit celle où le légitime se confondroit avec le légal, c'est-à-dire, où toutes les lois locales seroient des conséquences naturelles des lois générales. Ainsi l'homme parfaitement vertueux seroit celui dont la volonté particulière seroit en tout conforme à la volonté générale de l'auteur de tout ordre.
(y) La loi locale qui permet à la femme de répudier son mari et de lui arracher ses enfans est manifestement contraire à la loi générale, qui a dit à la femme comme aux enfans : Honore le père de la société; car le mari esl paré; c'est -à -dire pouvoir, ou chef même à l'égard de la femme, la loi locale qui permet la dissolubilité du lien conjugal, et qui sépare les enfans de leur mère, porte atteinte à la luis à la loi générale , qui dit à l'enfant : Honore ta mlr< , H à celle qui défend de désirer la femme de son prochain , puisqu'elle permet de l'obtenir. Ces lois (ont déchoir un peuple de la civilisation.
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