‹ ŒuvresChapitre 21 sur 186 · IVRE II, CHAPITRE III · texte numérisé non relu

IVRE II, CHAPITRE III

cl les lois constitutives et administrais i > .!< routes ces sociétés , pour être naturelles , doivent être des applications plus ou moins étendues de la loi générale.

\<)Ti:S DU CHAPITRE Ml

(a) Ces deux définitions ont été précédemment expliquées. L'être physique se consvrr< par la reproduction , l'être moral par la connoissanee de la

ité,et l'on peut dire que Dieu lui-même ce d'être conservé pour l'homme, lorsque l'homme perd la connoissanee <!<* Dieu.

Voyez mit la seconde définition le discoure préliminaire.

{h) I es Jois île l'unité uV pouvoir, de la suer. sibilité au pouvoir, de la fixité du pouvoir, de l'émanation du pouvoir aux ministres, de la dépendance où les ministres doivent être du pouvoir al de l'indépendance où ils doivent çjtre dea sui< soûl des lois constitutives pu constitutionnelles il» tqute société; les lois de discipline ecclésiastique, militaires, judiciaires, civiles, rurales, muni< •ont 1rs lui, administratives ou réglenv de la religion , de l'Étal . <!

4o LÉGISLATION PRIMITIVE,

deux sortes de lois étoient parfaitement distinctes en France, où elles étoient appelées lois et ordonnances. La constitution est le tempérament de l'État, l'administration en est le régime, et effectivement, on dit indifféremment, en parlant de l'homme, constitution et tempérament. L'homme est d'une constitution forte, et il use d'un mauvais régime ; ou bien il est d'une constitution foible, et il use d'un régime sage : de même un État peut être fortement constitué , et avoir une administration vicieuse*, ou être d'une constitution vicieuse, et avoir une administration sage; car la constitution est Vôtre de la société, et l'administration son avoir. Ainsi la France, la plus fortement constituée des sociétés de l'Europe , a été trop souvent administrée avec mollesse et imprévoyance. Ainsi la Suisse, l'Allemagne, la Hollande, même l'Angleterre, foibles de constitution , ont été administrées presque toujours avec sagesse. C'étoit la force de la France au milieu des fautes de son administration , qui l'aisoit dire à Benoît XIV que « la France étoit » gouvernée par la Providence. » Ce sont en effet les hommes robustes qui se permettent des excès, et les gens foibles qui vivent de régime. Une société se préserve de troubles intérieurs avec une administration sage -, mais elle ne peut se tirer d'une révolution , et résister à des crises violentes que par la force de sa constitution. La Suisse au-

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