LIVRE II, CHAPITRE XIX
raison dans la religion, qui nous le présente comme le ministre de la Divinité, minister !)<>/ in bonum, l'administration politique a sa règle dans la morale.
Ainsi la société la plus parfaite est celle où la constitution est la plus religieuse , et l'administration la plus morale.
La religion doit donc constituer l'Etat, et il est contre la nature des choses que l'Etat conflit ne la religion (a).
Mais alin que f Etal soit constitué par la religion, il est nécessaire qu'il en règle les ministres, dont les passions pourroient altérer la religion, et ébranler ainsi la constitution de
l'Etat
\insi l'Etat doit obéir à la religion, et les ministres de la religion doivent obéir a L'Etat
dans tout ce qu'il ordonne de conforme aux lois tle la religion, et la religion elle-même n'or
i34 LEGISLATION PRIMITIVE,
donne rien que de conforme aux meilleures
lois de l'Etat.
Par cet ordre de relations , la religion défend le pouvoir de l'Etat, et l'Etat défend le pouvoir de la religion (<&).