‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 165 sur 180 · MICROSCOPIQUES · texte numérisé non relu

MICROSCOPIQUES

Dimorphisme. Définition, L,. 98.

Isomorphisme et — des acides arsénieux et antimonieux, I, 15.

Recherches sur le —, I, 35, 38.

Liste des substances dimorphes, 1, 40.

Dans les substances dimorphes, l'une des deux formes qu'elles présentent est une forme limite, I, 41.

Le — n'est qu’en apparence une anomalie aux lois de la cristallisation et il est possible de prédire a priori quels sont les corps susceptibles d’être dimorphes et quel sera le caractère général proue à l’autre forme de ces substances, I, 40.

Les substances dimorphes seraient des substances isomères dans lesquelles l’arrangement moléculaire est très peu différent, I, 58.

— du soufre, I, 41; — du carbonate de chaux, 43 ; — du baryto-calcite, 4; — du nitrate de potasse et du nitrate de soude, 45 ; — du sesquioxyde de fer, 46 ; — du sulfure de cuivre, 46 ; — du sulfure d’argent, 46 ; — du

sulfate de potasse, 46 ; — de l’iodure de mercure, 48 ; — des mésotypes et micas, 51 ; — du sulfotricarbonate de plomb, 51 ; — du sulfate de nickel et du séléniate de zinc, 52 ; — du grenat, 53 ; — de l’idocrase, 53 ; — du chlo-

rure de naphtaline et du chlorure de naphtaline monochlorée, 53 ; — de la

pyrite, de l’acide arsénieux et de l’acide titanique, 57. — dans les substances - actives, 264 Découverte du —, 393.

Voir ISOMORPHISME.

Voir CONTROVERSES.

Dissolutions sursaturées. Cristallisation des —, I, 354.

| Dissymétrie. Origine des travaux de Pasteur sur la — moléculaire, I, 320, 369. À Les formes cristallines des corps actifs offrent une — que j’ai caractérisée par l'expression hémiédrie non superposable, parce que leur image ne peut leur être superposée, en d’autres termes ces formes n'ont pas de plan de symétrie, I, 284.

La — moléculaire et la — d’arrangement dans le cristal, I, 381. __ Résumé des principes de la — moléculaire : Il existe des substances dont le groupement atomique est dissymétrique et ce groupement se traduit au dehors par une forme dissymétrique et par une action de déviation sur le … plan de la lumière polarisée ; bien plus, ces groupements atomiques ont leurs inverses possibles dont les formes sont identiques à celles de leurs images et qui ont une action inverse sur la lumière polarisée, I, 372. Dispositions et combinaisons possibles des substances dissymétriques (principes de ce qu’on a appelé plus tard la stéréochimie), I, 238, 337. Combinaison d’un corps dissymétrique avec un corps ayant un plan de symétrie, I, 378 ; avec un corps dissymétrique, 378. - Le quartz n'a pas moléculairement une —, I, 332. - De même que des corps dépourvus de toute — dans l’arrangement atomique … de leurs molécules (quartz, formiate de strontiane, chlorate de soude) peuvent . s'agréger de façon à avoir une structure cristalline et une forme hémiédriques, de même, inversement, des corps peuvent ne montrer ni structure ni forme hémiédriques et. être pourtant constitués par des sronpes moléculairement dissymétriques, I, 288.

. … Recherches sur la — moléculaire des produits organiques naturels, I, 314 à 344, 369 à 380, 389 à 405.

Absence de la — moléculaire dans les produits de la nature morte, I, 334, 360, 364, 385.

Tous les corps se partagent en deux grandes classes : les corps à image superposable, les corps à image non superposable, autrement dit les corps à arrangements d’atomes dissymétriques et ceux à arrangements d’atomes homoédriques, I, 331.

Tous les produits artificiels des laboratoires et toutes les espèces minérales sont à image superposable. Au contraire, la plupart des produits organiques naturels, tous les produits essentiels de la vie sont dissymétriques : la — des produits organiques naturels établit peut-être la seule ligne de démar-. cation bien tranchée entre la chimie de la nature morte et la chimie de la qe nature vivante, I, 331, 343, 358, 364, 373, 374, 375, 376, 377, 384, 385, 386, 401. Beaucoup de substances naturelles ne sont pas douées de —, mais ce sont des excrétions plutôt que des sécrétions, I, 333, 401. : La — paraît être une nécessité de la constitution des molécules qui se sont.

. édifiées sous l'influence de la vie, I, 401. Existence de forces dissymétriques au moment de l’élaboratoin des produits organiques naturels, I, 341, 361, 375, note 1 de 241. Ces forces dissymétriques doivent être d'ordre cosmique, I, 341, 361. L'univers est un ensemble dissymétrique et la vie est fonction de la — de l'univers, I, 361, 375, 377.

Infiuence de la — dans les phénomènes de la vie, I, 342, 361, 376 ; II, 621. 3 On ne parviendra à franchir la barrière qu'établit, entre les deux règnes minéral et organique, l'impossibilité de produire par nos réactions de laboratoire des substances organiques dissymétriques, que si l’on arrive à introduire dans ces réactions des influences d'ordre dissymétrique ; c’est là qu’il faudrait placer le problème, non pas seulement de la transformation des. espèces, mais aussi de la création d'espèces nouvelles, I, 361, 375. Il faut mettre en jeu des forces dissymétriques pour imiter la nature : il faut recourir à des actions de solénoïdes, de magnétisme, de lumière polarisée elliptique, à des actions de substances elles-mêmes dissymétriques ; tentatives de Pasteur, 362, 376, 385.

Si l'influence mystérieuse à laquelle est due la — des produits organiques naturels venait à changer de sens ou de direction, les éléments constitutifs de tous les êtres vivants prendraient une — inverse. Peut-être un monde

nouveau s’offrirait à nous, I, 338, 400.

Nous voilà, grâce à la découverte des corps inactifs, en possession : d'asé à idée féconde : une substance est dissymétrique, droite ou gauche ; par certains artifices de transformations isomériques qu'il faudra rechercher et découvrir pour chaque cas particulier, elle peut perdre sa — moléculaire, se détordre, pour employer une image grossière, et affecter dans l’arrangement de ses atomes une disposition à image superposable. De telle manière que chaque substance dissymétrique offre quatre variétés, ou mieux quatre sous-espèces distinctes : le corps droit, le corps gauche, la combinaison " droit et du gauche, I, 337.

Transformation d’un corps naturel dissymétrique en son inverse, I, 339.

Il est probable que tout corps droit peut avoir son gauche, et réciproquement, I, 237, 238. Pourquoi la nature fait-elle un corps droit sans faire en même temps le corps gauche ? note 1 de 241, 341. Pourquoi la nature ne fait-elle pas seulement des non-dissymétriques ? 341.

— moléculaire, modificateur des affinités ee I, 340, 342, 376, #8 24 2 10

Au moment de la formation d’une substance, alors que les atomes élémentaires qui doivent constituer la molécule du corps sont en présence et que la combinaison va se produire, une influence secrète groupe dissymétri-

quement les atomes s’il s’agit d’une combinaison de l'ordre vital : fait considérable qui touche aux conditions les plus cachées de la création et de

la vie, I, 402.

Le corps actif dissymétrique qui interviendrait dans l'impression nerveuse, traduite par une saveur sucrée dans un cas et presque insipide dans l’autre, ne serait autre chose que la matière nerveuse elle-même, matière dissymé-

trique comme toutes les substances primordiales de la vie, 1, 387.

— moléculaire intervenant dans un phénomène d'ordre physiologique (fermentation), I, 343 ; II, 622, 627.

Liaison entre les phénomènes de fermentation et le caractère de — des

substances organiques naturelles, II, 14.

— des produits organiques naturels (à propos de la fermentation), II, 27.

Penicillium glaucum et — moléculaire des produits organiques naturels,

Il ne paraît pas possible que le paratartrate de soude et d'ammoniaque se

dédouble sans qu’une force dissymétrique y préside. Hypothèses au sujet

- de cette action dissymétrique : influence solaire, poussière organique, mouvement de la terre, association d’acide tartrique droit ? VII, 21 à 22.

- La — moléculaire des produits organiques naturels est peut-être due à la lumière du soleil, VII, 22.

Recherche de la production artificielle de la — moléculaire, VII, 23, 24.

: Controverses à propos de la — moléculaire : avec Perkin et Duppa, I, 345 ;

avec Winckler, 263 ; avec Dessaignes, 155, 160 ; avec Schützenberger, 364 : avec Wyrouboff, 381 ; avec Jungfleisch, note 1 de 375, 383.

La PLUPART DES RECHERCHES SUR LA — SE TROUVENT SOUS L’APPELLATION HÉMIÉ-

DRIE : Voir ce mot.

Voir également : ARRANGEMENT MOLÉCULAIRE, FORME CRISTALLINE, POLARISATION

Fe ROTATOIRE, Vix, et les Rapporrs, I, 415, 436, 460 ; VII, 435 à 440.

Doctrines. A quel signe reconnaître qu’une — scientifique est dou ? Elle k a ce caractère toutes les fois qu'elle n'affirme pas, sans cesse pour ainsi dire, sa jeunesse par sa fécondité. La vérité est toujours jeune et toujours féconde ; l'erreur est stérile, VI, 251.

Discussion avec Bouillaud, au sujet des vieilles — médicales, VI, 235 à 238. Controverse avec Peter à propos des — microbiennes, 445 à 450. Je m'explique, sans trop de surprise, ce désarroi de la critique, par cette circonstance que la médecine et la chirurgie se trouvent aujourd’hui, suivant moi, dans une époque de transition et de crise. Deux courants les entraînent. Une — vieillit, une autre vient de naître. La première, qui compte encore un nombre immense de partisans, repose sur la croyance à la spontanéité des maladies transmissibles, La seconde est la théorie des germes, du contage vivant, avec toutes ses conséquences légitimes, VI, 234.

Dulcine. Dérivés de la —, I, 351.

Dumas (Jean-Baptiste). VII, 423 à 424, 425. Appréciation des travaux de —,

Pasteur remercie — pour une médaille qui lui a été offerte, VII, 357.

Portrait de —, VII, 383.

Éloge de — (réponse au discours de Joseph Bertrand à l’Académie française), VII, 393 à 402, 297 à 298.

L'enseignement de —, VII, 397, 398.

Eau. Sur les germes des bactéries en suspension dans les — : eau de Seine,

— distillées, — de source, II, 467 à 469.

Les — renferment des espèces assez nombreuses d’aérobies et d’anaérobies, VI, 122.

Ensemencement d’une — dans la chair musculaire, VI, 122, 123.

Vibrion dans les — communes, VI, 125.

Sur les projets de transport des — de Paris sur la forêt de Saint-Germain, VII, 70.

Rapport sur le projet de déversement dans la Seine des — d'égout de Choisy-le-Roi, VII, 103, 104.

Dangers du déversement des — d’égout et de vidange de la Ville de Paris sur les champs d’Achères, VII, 125, 126.

École Normale. Notes sur les modifications à apporter à l’enseignement des

sciences et sur l’enseignement scientifique de l’ —, VII, 147 à 155.

—, établissement d’une si grande utilité, où l’enseignement à tant de charmes pour les hommes d'élite, où chaque élève peut devenir un disciple, VII, 154.

Rapport sur les agrégés-préparateurs, VII, 156 à 158. Lettre au Ministre de

l’Instruction publique relative aux agrégés-préparateurs, 158 à 159, 210 et

note 1 de 210. |

Sur l’augmentation du nombre des élèves de l’ —, VII, 170 à 171. Annales scientifiques de l’ —. Rapport sur l'utilité de créer un recueil ayant pour titre Annales scientifiques de l° —, VII, 172 à 175. Avertissement placé en tête du premier numéro des Annales scientifiques de ll —, 176: Pasteur, étant donné son état de santé, ne peut plus assumer la direction des Annales scientifiques de l’ —, 177 à 179.

Rapport sur l’organisation de l’enseignement de l’ —, VII, 180 à 184. Observations sur l’organisation de l’administration de l’ —, VII, 184 à 187. Découvertes sorties des laboratoires de 1’ —, VII, 190.

Rapport de l'administrateur à propos d'incidents à | —, VII, 191. Séance de rentrée à l’ — (1864), rapport sur la section des sciences, VII, 192 à 194.

Pasteur résume ses efforts accomplis dans la direction des études scienti-

fiques de l’ —, de 1857 à 1867, VII, 195 à 196.

L' — et le progrès scientifique, VII, 222.

Discours prononcé à l'inauguration du médaillon de Thuillier à | —, VII, 338. Souvenirs intimes à propos du Centenaire de l’ —, VII, 430 à 433.

Voir ENSEIGNEMENT.

École polytechnique. VII, 206, 207, 213, 214, 216, 217, 218..

YR dés :

ti amitié

Édimbourg. Discours prononcés aux fêtes du tricentenaire de l'Université d’ —, VII, 372 à 374.

Elodea canadensis. VI, 24.

Éloquence. Ce qu'est la vraie —, VII, 296.

Émétique. Déviation du plan de polarisation de l — d'ammoniaque dissous, . - 1, 28 Déviation du plan de polarisation de l’ — de potasse dissous, 28. Forme cristalline et hémiédrie de l’ — d’ammoniaque, 74. Forme cristalline et hémiédrie de l’ — de potasse, 74 Poids spécifique et composition chimique de l’ — lévoracémique de potasse, 109. Pouvoir rotatoire de | — lévoracémique de potasse, 110. — lévoracémique d’ammoniaque, 110.

= Enchaînement des travaux de Pasteur. VI, 287, 288.

Comment Pasteur a été conduit à s'occuper de recherches sur la fermentation, 1, 376; II, 3, 14, 22; sur les générations spontanées, 192, 223, 224, 302. battement des ou ultérieurs, 414 ; V, 5, 314.

Voir Marante (Comment Pasteur fut conduit à l'étude des maladies virulentes) ; les PRÉFACEs des tomes Il, III, IV, V, VI ; la RÉPONSE DE RENAN 4 PASTEUR, A L’ACADÉMIE FRANÇAISE, VII, 340 à 351.

Enseignement. Discours prononcé à Douai, le 7 décembre 1854, à l’occasion de l'installation solennelle de la Faculté des lettres de Douai et de la Faculté des sciences de Lille, VII, 129 à 132.

Compte rendu des travaux de la Faculté des sciences de Lille pendant l’année scolaire 1854-1855, VII, 132 à 138. Compte rendu des travaux de la Faculté des sciences de Lille pendant l’année scolaire 1855-1856, VII, 138 à 146.

__ Ce que doit être l’ — des sciences dans les Facultés de province, VII, 134. Nécessité d’une double agrégation des sciences, VII, 147 à 149. A propos de la réforme de l'agrégation, VII, 166 à 170. Il y a dans la valeur d'enseigner deux qualités distinctes : l’art de l’exposition qui doit aller en compagnie de connaissances suffisamment étendues, et puis l’art de tenir une classe, les efforts que l’on apporte aux progrès de chacun, le zèle dans la correction des devoirs, l'affection pour les élèves, et tant d’autres choses que je sens mieux que je ne puis les exprimer, VII, 150.

Le mérite le plus digne de tous dans l’ — est celui qui part du cœur et du sentiment du devoir bien compris, VII, 151.

Rapport sur les agrégés-préparateurs, VII, 156 à 158. Lettre au ministre de l’Instruction publique relative aux agrégés-préparateurs, 158 à 159. Utilité de la méthode historique dans l’ —, 160 à 163, 163 à 165. Il ne faut pas surfaire, au préjudice de nos devanciers, les travaux et les hommes de notre temps ; il ne faut pas regarder la science dans son état actuel comme étant plus particulièrement l’œuvre des contemporains, quoïqu'elle n’ait reçu d’eux que ses derniers perfectionnements ; ce mal . toléré conduirait directement à l'oubli de toutes les traditions d'un ensei- gnement classique, VII, 161.

Quel danger pour l’ — d’un jeune professeur s'il se jette sans discernement dans le péle-mêle de tous les faits, s’il n’est pas averti sans cesse que son

premier devoir est de s'attacher à ce qu'il y a de vraiment classique dans la science qu'il a mission d'enseigner, c'est-à-dire à tout ce qui appartient aux vrais inventeurs ! VII, 161.

Unè découverte scientifique peut être énoncée en peu de mots et sa démonstration ne réclame qu’un petit nombre d'expériences ; mais si l’on cherche à se rendre compte de son origine, si l’on suit avec rigueur les progrès de la science dans ce qui s’y rapporte, on est frappé de la lenteur avec

laquelle elle a pris naissance. Elle n’est jamais l’œuvre d'un seul homme

et chacun de ceux qui y ont concouru lui ont donné bien des veilles. On peut adopter dès lors dans l'exposition d’une découverte deux méthodes très. distinctes : l’une consisterait à énoncer la loi, et, sans s'inquiéter de la nanière dont elle s'est fait jour et de ses humbles débuts, à en donner

une démonstration claire et précise, sans s'inquiéter des difficultés dont 2

elle est entourée à son origine ; l’autre essentiellement historique consisterait à rappeler les efforts individuels des principaux auteurs qui ont eu une part réelle à l'établissement de la loi, leurs expériences décisives, en. adoptant de préférence les termes mêmes dont ils se sont servis, indiquant la disposition de leurs appareils et essayant de reporter par la pensée l'audi-. teur à l’époque où la découverte a eu lieu. Cette seconde méthode me paraît avoir de grands avantages sur la première. Elle façonne l'esprit à la manière des inventeurs et devient par là un guide excellent de l'intelligence. Elle montre que rien de durable ne se fait sans beaucoup d'efforts. Elle donne à l’esprit des habitudes de modestie, invite la jeunesse au respect de l’autorité et des traditions, lui inspire le culte des grands hommes, sans faire d'eux des demi-dieux avec des facultés surnaturelles et inaccessibles, mais les montrant surtout hommes de labeur et de dévouement, vertus dont nous

sommes tous capables quand une volonté forte nous assiste, VII, 163, 164 È

(voir aussi 161).

On aborde la culture des sciences avec une ignorance complète du passé. je On s’imagine que la science est d'aujourd'hui. On ne voit pas que son état. actuel n’est qu'un progrès sur l’état d’une période précédente. Ne sachant pas ce qu’une découverte utile a coûté de temps et de labeur, on s ‘imagine qu'il est bien facile d’en faire, et dans tous les genres, en morale, en politique, en institutions de tous genres, VII, 164. Qu'on ouvre les ouvrages élémentaires, ceux qui fixent Pour la première fois dans notre esprit les premières notions des sciences, on n'y voit jamais la relation de l'historique d’une découverte. Rien qui rappelle l’homme, l’au- + teur, le labeur ; rien qui éveille le respect pour les inventeurs, rien qui donne cette idée si vraie de la lenteur des découvertes, qui marque le prix du. travail et qui montre que la moindre découverte durable a coûté mille efforts des plus grands génies, VII, 164, 165.

C'est un salutaire exemple que de montrer à de jeunes esprits que les

plus belles œuvres ont souvent les plus humbles origines et que l'attention portée sur les faits jugés de la plus minime importance peut conduire aux. plus grandes découvertes, VIT, 163. & Je voudrais voir la réimpression aux frais des gouvernements des œuvres de

tous les savants dont les nations s’honorent, VII, 161. ÿ Dans l’ensemble des faits et des théories relatives à un sujet déterminé, il y a deux parts à établir, celle des faits classiques et celle des faits qui ne le sont pas, du moins présentement, VII, 163.

Le plus sûr moyen de rester classique est de s'attacher à tout p qui. n’a point vieilli outre mesure dans les œuvres des inventeurs, VII, 163.°

bo INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE 555

La jeunesse s’anime et s'inspire par l'illustration des maîtres qui la dirigent. Pour lui communiquer le feu sacré, il faut en être plein ptian ve VII, 176. Note sur l’ — professionnel, VII, 187 à 190.

Proposition pour la création d’une agrégalion des sciences appliquées, VII, 190.

L' — public est très nécessaire au savant, VII, 209.

Modifications à apporter à notre système d’ — supérieur, VII, 205, 211.

La préoccupation constante de nos hommes d'État depuis cinquante ans touchant l'instruction publique a eu principalement pour objet les — primaire et secondaire. Ils ont abandonné les hautes études, les sciences en particulier, et l'instruction supérieure à la seule impulsion qu'elles avaient rèçue du mouvement de rénovation des sciences au xvure siècle. L'’enseignement élémentaire ne peut porter d’heureux fruits que s’il est animé du souffle d'un grand enseignement national, VII, 219.

Ayant toujours l'application pour but, je ne la livrerai à vos esprits. qu'avec l'appui solide et sévère des principes scientifiques sur lesquels … elle repose. Dépouillée de ces principes, l'application n’est plus qu’un … ensemble de recettes. Elle constitue ce qu’on appelle la routine. Or, avec la

% | routine le progrès est possible, mais il est d’une lenteur désespérante, VII, ne . 234. .

Je souhaiterais que tout professeur, en franchissant le seuil de sa classe,

se dît avec recueillement : Comment élèverai-je aujourd'hui plus haut qu'hier l'intelligence et le cœur de mes élèves ? VII, 295. Comme tous les vrais maîtres, il préparait difficilement ses conférences 534 faciles, VII, 379.

… L' — supérieur ne sera jamais réservé qu’à un petit nombre ; mais c’est “34 de ce petit nombre et de son élite que dépendent la prospérité, la gloire et, en dernière analyse, la suprématie d’un peuple, VII, 417. L’' — en France, VII, 417.

Danger du cumul dans |’ — des sciences physiques et naturelles, VII, 208, pile < 3 Cette sorte de fascination que les hommes supérieurs exercent parfois sur . l'esprit de leurs disciples, VII, 495.

Voir Arr, Écore NORMALE SUPÉRIEURE.

Enthousiasme. Vous êles animés de cet — fécond qui ne se trouve que dans la jeunesse. Vous savez ce que signifie le mot —. L’ — est un dieu intérieur. Dans les grandes occasions de la vie, appelez ce souffle divin, qui, d’après les Grecs, commande les actions viriles. Ayez non seulement le culte de la patrie, mais le culte de ce dieu intérieur qui sera votre guide, VII, 404. Ce sont les Grecs qui nous ont légué un des plus beaux mots de notre langue, le mot enthousiasme, — ’Ey 6e6:, — un dieu intérieur, VII, 339.

Entonnaison. V, 125, 181.

Épidémie. Virulence variable d’un même virus, explication Pr la gravité ou de la bénignité des — et de l’extension ou de la réapparition des grandes conla- gions, VI, 324.

Une — qu’un affaiblissement de son virus à éteinte peut renaître par le renforcement de ce virus sous certaines influences (exemples : peste de Benghazy en

1856-1858, typhus des camps), VI, 337.

L'atlénuation des virus par l'influence de l'air doit être l’un des facteurs de l'extinction des grandes —, VI, 329, 337. Limitation des grandes — par alténuation de la virulence d’un virus, 329.

La virulence nous apparaît sous un jour nouveau qui ne laisse pas d’être inquiélant pour l'humanité, à moins que la nature, dans son évolution à travers les siècles passés, ait déjà rencontré toutes les occasions de production des maladies virulentes ou contagieuses, ce qui est fort invraisemblable, VI, 337.

Un organisme microscopique inoffensif pour l’homme ou pour tel animal est un être qui ne peut se développer dans notre corps ou dans le corps de cel animal ; mais rien ne prouve que si cet être microscopique venait à pénétrer dans une autre espèce, il ne pourrait l’envahir et la rendre malade. Sa virulence, renforcée alors par des passages successifs dans les représen-

tants de cette espèce, pourrait devenir en état d'atteindre tel ou tel animal.

de grande taille, l’homme ou certains animaux domestiques. Par cette méthode, on peut créer des virulences et des contagions nouvelles. Je suis très porté à croire que c’est ainsi qu'ont apparu, à travers les âges, la variole, la syphilis, la peste, la fièvre jaune, etc., et que c’est également par des phénomènès de ce genre qu'apparaissent, de temps à autre, certaines grandes —, VI, 337.

Il n'y a pas de milieux épidémiques ; ce qu'on appelle de ce nom correspond, suivant moi, et je l’ai prouvé jusqu’à l'évidence pour la pébrine des vers à soie, à une abondance plus ou moins grande des germes de maladie, VI, Les parasites des saccharomyces venant de l'extérieur à une époque déterminée de l’année, un abri mis à temps avait pu les éloigner, comme on

préserve l’Europe du choléra, de la peste. par des quarantaines. Les para-

sites mucor existant; au contraire, en permanence, pendant toute l’année dans la terre de nos champs et de nos vignes, ils se trouvaient nécessairement sous les serres, au moment de l'établissement de celles-ci, pareils, à certains égards, aux germes de nos maladies contagieuses communes, contre lesquelles ne sauraient agir, évidemment, les quarantaines qu'on oppose au choléra, à la fièvre jaune, ou à la peste, II, 547.

Voir FLACHERIE, HYGIÈNE, MALADIE, PÉBRINE, VIRULENCE.

Épuisement de la levûre. V, 140, 165.

Étisie (maladie des vers à soie). IV, 203.

Évent du vin. III, 175.

Exitèle. I, 17.

Expérimentale (Méthode). Les vrais principes de la —, qui a renouvelé en

l’espace de soixante à quatre-vingts ans les sciences physiques et chimiques, et par elles transformé pour ainsi dire toutes les conditions matérielles des sociétés modernes, II, 317.

Incertitudes de la —, III, 88. j Comme ces passages. font bien ressortir la tyrannie de ses idées préconçues ! Il ne cherche pas ceci ou cela, sans parti pris, ce qui est, ce qui arrive en un mot, c’est-à-dire la vérité : il veut trouver ceci ou cela parce qu'il a imaginé

que ceci ou cela doit être. C’est bien à cette disposition d'esprit qu’on peut

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appliquer cette parole de Bossuet : « le plus grand déréglement de l'esprit, c'est de croire les choses parce qu’on veut qu’elles soient », admirable principe de philosophie pratique qu’on devrait graver au frontispice de tous les laboratoires. Claude Bernard avait, en quelque sorte, fait table rase de ces règles immuables de la vraie —, qu'il avait cependant, lui aussi, à tant de “3 reprises, exposées avec éloquence et appliquées avec rigueur, II, 549. 1 J'ai tant de fois éprouvé que, dans cet art difficile de l’expérimentation, les ‘4 . plus habiles bronchent à chaque pas et que l'interprétation des faits n’est pas moins périlleuse, IT, 460.

L'art d'observer et l’art d’expérimenter sont bien distincts. Dans le premier cas, peu importe que le fait vienne de la logique ou soit donné par la fortune : pourvu qu’on ait la faculté de voir le vrai et de la pénétration, on en tire profit. Mais l’art d'expérimenter, conduisant du premier anneau de la chaîne au dernier, sans lacune et sans hésitation, faisant successivement usage du raisonnement qui pose l'alternative et de l'expérience qui la décide, jusqu’à ce que, parti de la plus faible lueur, on arrive à la plus splendide clarté, cet art, Lavoisier, l’a possédé au plus haut degré, VII, 277. La méthode que nous ont léguée les grands expérimentateurs : Galilée, Pascal, Newton et leurs émules depuis deux siècles. Admirable et souveraine méthode, qui a pour guide et pour contrôle incessant l’observation et l'expérience, dégagées, comme la raison qui les met en œuvre, de tout préjugé métaphysique ; méthode si féconde que des intelligences supérieures, éblouies par les conquêtes que lui doit l'esprit humain, ont cru qu'elle pouvait résoudre tous les problèmes, VII, 326. L'expérimentateur, homme de conquêtes sur la nature, se trouve sans cesse aux prises avec des faits qui ne se sont point encore manifeslés et n'existent, pour la plupart, qu’en puissance de devenir dans les lois naturelles. L’inconnu dans le possible et non dans ce qui a été, voilà son domaine, et, pour l’explorer, il a le secours de cette merveilleuse —, dont on peut dire avec vérité, non qu'elle suffit à tout, mais qu’elle trompe rarement et ceux-là seulement qui s’en servent mal. Elle élimine certains faits, en provoque d’autres, interroge la nature, la force à répondre et ne s'arrête que quand l'esprit est pleinement satisfait. Le charme de nos études, l’enchantement de la science, si l’on peut ainsi parler, consiste en ce que, partout et toujours, nous pouvons donner la justification de nos principes et la preuve de nos découvertes, VII, 334.

Voir SCIENCE.

Ferment. La pureté d'un —, son homogénéité, son développement libre, sans aucune gêne, à l’aide d’une nourriture très bien appropriée à sa nature individuelle, voilà l’une des conditions essentielles des bonnes fermentations,

Culture des — à l’état pur, II, 423.

Corrélation entre le caractère — et la vie sans gaz oxygène libre, II, 140, 141, 143, 146, 163. — aérobies et anaérobies, note 1 de 178, 388, 435, 478 à 481, 588, 595, 600, 608.

Les animalcules infusoires vivant sans gaz oxygène libre sont les — de la putréfaction, II, 163.

On rencontre deux genres de vie parmi les êtres inférieurs, l’un qui exige la présence du gaz oxygène libre, l’autre qui s'effectue en dehors du contact de ce gaz et que le caractère — accompagne toujours, II, 163. Sur le mode de nutrition des —, II, 287.

La possibilité de faire croître la levûre dans de l’eau sucrée à laquelle on a ajouté un sel d’ammoniaque et des cendres de levûre est un fait incom- A patiblè avec la théorie de Liebig qui suppose que le — est toujours une ; matière albuminoïde en voie de décomposition, II, 420 ; V, 253, 259, 260. — de réduction et — de combustion, V, 341. NS Trois choses interviennent dans les caractéristiques d’une fermentation : la substance qui fermente, le —, et les produits qui résultent de leur action réciproque, V, 341.

Dans les milieux minéraux peuvent se développer plusieurs — organisés simultanément, V, 258. #1 Deux matières fermentescibles étant offertes dans une même liqueur à un seul — capable de se nourrir de l’une et de l’autre, une seule peut fermenter, V, 342. HAN La nature d’un — ne peut être rigoureusement établie que par sa fonction physiologique, III, 155. 32) Un — peut développer des produits de fermentation qui soient nuisibles à son développement et à ses fonctions physiologiques, VII, 14. : Les infusoires qui vivent sans oxygène libre peuvent prendre naissance d'eux-mêmes dans des liquides exposés à l'air : dans ce cas, les plus petits des infusoires enlèvent au milieu le gaz oxygène en le remplaçant par du gaz acide carbonique ; après apparaissent les infusoires —, II, 161. ne Des cellules peuvent prendre ou perdre, au gré de l'opérateur, le caractère —, (expériences), II, 390. e AÉER On pourrait dire que tous les êtres sont des — dans certaines conditions de leur vie, car il n’en est pas chez lesquels on ne puisse momentanément suspendre l’action du gaz oxygène libre, II, 391. NES Le caractère — n’est plus, suivant moi, une propriété inhérente à certains organismes, mais l'effet d'un mode de vie et de nutrition auquel ceux-ci se trouvent par hasard exposés ; et tout être, toute cellule qui, à un moment donné de leur développement, peuvent vivre sans air, doivent devenir — pour celui de leurs aliments capable de leur fournir les matériaux oxygénés - dont l'être ou la cellule ont besoin, ainsi que la chaleur utile au travail chimique qu'ils élaborent, II, 441. ai Le caractère — se présente à nous comme n'étant pas propre à tel ou tel être, à tel ou tel organe, mais comme une propriété générale de la cellule vivante, caractère toujours prêt à se manifester et se manifestant réellement, dès que la vie ne s’accomplit plus sous l'influence du gaz oxygène libre. Il est peu accusé et de faible durée ou au contraire intense et de longue durée et fournissant de grandes quantités d’alcool et de gaz carboniqi quand la plante, l'organe ou la cellule peuvent se multiplier avec facili V, 96. As La levûre est une plante ne différant pas des plantes ordinaires. Elle ne manifeste son pouvoir de — qu’à cause des circonstances particulières dans lesquelles on la fait vivre. Elle est — ou elle ne l'est pas, et, après qu'elle a vécu sans montrer le moins du monde cette propriété, elle est toute prête à l’accuser quand on la place dans des conditions convenables. La propriété — n’est donc pas inhérente à des cellules d'une nature spéciale. Ce n’est pas une propriété de structure permanente, comme, par exemple,

celle d’être acide ou alcalin. C’est une propriété qui dépend de circonstances extérieures et d’un mode de nutrition de l'organisme, V, 209.

On conçoit que le caractère — puisse être propre à tout organe, à toute cellule animale ou végétale, à la seule condition que dans celle-ci ait lieu momentanément ou d’une manière plus ou moins durable un travail chimique de vie ou d’assimilation et de désassimilation s’effectuant sans le concours de l’oxygène libre, c'est-à-dire avec une consommation de chaleur empruntée à la décomposition d’un corps qui cède de la chaleur dans cette décomposition, V, 209.

La levûre de bière peut vivre en contact de l’oxygène libre et se multiplier rapidement dans ces conditions ; mais elle agit alors comme moisissure et non comme —. Nous avons là un être qui peut à volonté perdre ou reprendre son caractère de —, VI, II.

Tout être, tout organe, toute cellule, qui peut vivre pendant quelque temps à l'abri de l'oxygène libre, tend à devenir un —, VI, 12.

Les — sont-ils d'origine animale ou végétale ? En ce qui concerne le résultat de mes travaux, deux propositions me préoccupaient exclusivement : 1° Dans toute fermentation proprement dite, le — est-il un être organisé ? 2° Cet être organisé peut-il vivre sans air ? Qu'importe aux investigations sur ces deux problèmes la question de la nature animale ou végétale du —, de l'être organisé ? Quand j'ai étudié, par exemple, la fermentation butyrique, j'ai cherché à établir ces deux points fondamentaux : 1° Le — butyrique est un vibrion ; 2° Ce vibrion peut se passer d'air pour vivre, et il s’en passe réellement quand il est agent de la fermentation butyrique. Je ne tenais en aucune façon à me prononcer sur la nature animale ou végétale de ce vibrion, et aujourd’hui encore c’est pour moi affaire de sentiment plus que de conviction de prendre un vibrion pour un animal plutôt que pour une plante, V, 243.

Quels sont les — des ferments ? VI, 45 à 52.

Voir ANAÉROBIE, FERMENT SOLUBLE, FERMENTATION, FERMENTATION ALCOOLIQUE, GÉNÉRATIONS SPONTANÉES, OXYGÈNE.

Ferment acétique. Voir FERMENTATION ACÉTIQUE.

Ferment de l’amertume des vins. Voir VIN (MALADIE DE L'AMERTUME). Ferment SFR Voir FERMENTATION BUTYRIQUE.

Ferment filiforme. Voir VIN (MALADIE DES VINS TOURNÉS).

Ferment lactique. Voir FERMENTATION LACTIQUE, LEVÔRE LACTIQUE.

À Ferment soluble. Distinction entre — et ferment, II, 127. é On ne peut admettre que le houblon renferme un —, II, 452.

4 Différences entre les fermentations proprement dites et les phénomènes dus à des substances solubles, V, 252, note 1 de 252, 253. Paul Bert a reconnu que l'oxygène comprimé tue certains ferments organisés et qu'il ne nuit pas à l’action des —, V, 253. Claude Bernard imagine cette hypothèse que, au fur et à mesure que les cellules s’édifient sous l'influence de la nutrition et de la génération, une diastase, un — prend naissance, — qui provoque à lui seul la fermentation alcoolique, II, 531.

La présence d’un ferment alcoolique soluble existe pour Claude Bernard dans le jus du raisin mûr, surtout dans le jus des grains pourris, II, 532.

On eût posé à Claude Bernard cette question : Comment un cadavre disparaît-il ? Il eût invoqué principalement, j'en suis persuadé, des actions de —, II, 533.

D’ après Claude Bernard, l’alcool se forme par un — en dehors de la vie, II, 539.

Discussion de l'existence d’un —, II, 548, 549, 550, 551, 576.

— de la levûre de bière, VI, 83.

Ferment alcoolique soluble, d’après Berthelot, II, 586. Réponse de Pasteur à Berthelot au sujet du —, 588, 604. à Autant que personne j’attache de l'importance aux actions des substances À qu'on appelle des — ; je n’éprouverais aucune surprise à voir les cellules 4 de la levûre produire un ferment alcoolique soluble ; je comprendrais que ; toute fermentation eût pour cause un ferment de cette nature ; mais j'ima- À gine plus difficilement que de tels agents soient formés par des cellules livrées à la destruction organique dans un fruit ou dans un cadavre qui pourrit, II, 533. |

Le ferment chimique de Traube diffère des —, V, note 1 de 222. ; Différence entre les diastases ordinaires et le — produit par le ferment orga- 4 nisé qui détermine les urines ammoniacales, VI, 83. ; On ne changerait rien à la conclusion que la maladie relève d’un organisme ‘32

microscopique lors même qu'on viendrait à démontrer que l'être microscopique sécrète un poison ou un — qui serait l'agent de la maladie, puisque pour faire le poison il y aurait nécessité de l'existence et du développement de … l'être microscopique, VI, 499. 6 C'est toujours une énigme pour moi que l'on puisse croire que je serais gêné par la découverte de — dans les fermentations proprement dites ou par la formation de l'alcool à l’aide du sucre indépendamment des cellules. Certainement, je l’avoue sans hésitation, je ne vois présentement ni la nécessité de l'existence de ces ferments ni l'utilité de leur fonctionnement dans cet ordre de fermentations. Pourquoi vouloir que les actions de diastases, qui ne sont que des phénomènes d’hydratation, se confondent avec celles des ferments organisés ou inversement ? Mais je ne vois pas que la présence de ces substances solubles, si elle était constatée, puisse rien changer aux conclusions de mes travaux, II, 592.

Voir DIAsTAsE, SUBSTANCE SOLUBLE (FORMÉE PAR LES ORGANISMES MICROSCOPIQUES).

Ferments des vins. Voir Vin.

Fermentation. Définition, II, 50, 375. Comment Pasteur a été conduit à s’occuper de recherches sur les —, I, 376.

Entraîné, enchaîné, devrais-je dire, par une logique presque inflexible de mes études, j'ai passé des recherches de cristallographie et de chimie moléculaire à l'étude des ferments, II, 3, 14, 22. Idées de Liebig, de Mitscherlich, de Berzelius sur la —, II, 6, M; V, 247. Critiques des idées de Liebig, IT, 19.

Les — sont corrélatives de la vie, II, 13, 77. Les — sont corrélatives de la présence et de la multiplication d'êtres organisés, distincts pour . chaque —, 142.

Conditions essentielles des bonnes —, II, 10, 18.

On peut comparer ce qui se passe dans les — à ce que nous offre un terrain

dans lequel on ne place aucune semence, On le voit bientôt chargé de plantes et d'insectes divers qui se nuisent mutuellement. Il en est autrement si l'on sème un ferment déterminé et pur dans le liquide fermentescible, IX, 10. Liaison entre les phénomènes de — et le caractère de dissymétrie moléculaire des substances organiques naturelles, I, 343 ; II, 4, 14, 27, 622. Animalcules infusoires vivant sans gaz oxygène libre et déterminant des —, II, 136.

Expériences et vues nouvelles sur la nature des —, II, 141, 142.

Comment agissent les êtres organisés dans la —, II, 142.

Influence de l'oxygène dans la —, II, 148.

… — du tartrate de chaux déterminée par un infusoire vivant sans gaz oxygène

libre, II, 159, 160, 161 ; V, 222.

— du lactate de chaux (autre exemple de vie sans air), V, 228.

Toute — peut s'accomplir sans substances albuminoïdes, II, 162. Voir Levûre DE BIÈRE.

. La— la putréfaction et la combustion lente sont les trois phénomènes naturels qui concourrent à la destruction de la matière organisée, II, 165.

Phénomènes de décomposition s’effectuant avec dégagement de chaleur : phénomènes de —, II, 182.

. La — est la conséquence de la vie sans air, II, 361, 388, 430, 435 ; V, 219.

- La — est la conséquence de la vie sans gaz oxygène libre. Oui, il existe deux sortes d'êtres : les uns que j'appelle aérobies, qui ont besoin d’air pour vivre ; les autres, que j'appelle anaérobies, qui peuvent s’en passer. Ceux-ci . sont les ferments. Quoique pouvant vivre sans air quand on leur en refuse absolument, ils peuvent mettre en œuvre, pour les besoins de leur nutrition, des quantités variables d'oxygène libre quand ils en ont à leur disposition. . Quand leur vie s’accomplit uniquement à l’aide du gaz oxygène libre, ils tombent dans la classe des êtres aérobies, c’est-à-dire qu'ils ne sont plus ferments ; inversement quand les êtres aérobies, notamment toutes les moi- . sissures, sont placés dans des conditions de vie où il y a insuffisance de gaz . oxygène libre, ils deviennent ferments, et précisément dans la mesure du {ravail chimique qu'ils accomplissent sans gaz oxygène libre, II, 435.

Siles — constituaient des maladies, on pourrait dire que, dans Paris, actuelle- ment (juillet), il y a des épidémies de — en raison des germes de levûres présents dans l'air, II, 454.

Différences entre les — proprement dites et les phénomènes dus à des . substances solubles. M. Dumas a insisté sur le fait que les ferments des — proprement dites se multiplient et se reproduisent pendant qu'ils agissent, tandis que les autres se détruisent, V, 252 et note 1 de 252, 334.

. —, d'après les travaux de Pasteur (Rapport de Claude Bernard sur le concours pour le prix de physiologie expérimentale, 1859), II, 624 (Rapport de Chevreul pour le prix Jecker, 1861), 631.

. Conférence faite aux soirées scientifiques de la Sorbonne sur les — el le rôle de quelques êtres microscopiques dans la nature, IT, 648.

__ Considérations générales sur la —, III, 84, 85.

Lettre au Ministre de l'Instruction publique sur les — et la putréfaction : Tout annonce que c'est à des causes de cette nature que les maladies contagieusés doivent leur existence, III, 481.

Théorie physiologique de la —, V, 187 et suivantes.

J'ai été conduit à envisager les — proprement dites comme des phénomènes

chimiques corrélatifs d'actions physiologiques d’une nature particulière. Non seulement j'ai démontré que leurs ferments ne sont point des malières

albuminoïdes mortes, mais bien des êtres vivants ; j'ai provoqué, en outre, la — du sucre, de l'acide lactique, de l'acide tartrique, de la glycérine, et plus généralement de toutes les matières fermentescibles, dans des milieux exclusivement minéraux, preuve incontestable que la décomposition de la matière fermentescible est corrélative de la vie du ferment, qu’elle est un de ses aliments essentiels. Ce qui sépare les phénomènes chimiques des — d’une foule d’autres et particulièrement des actes de la vie commune, c'est le fait de la décomposition d’un poids de matière fermentescible bien supérieur au poids du ferment en action. Les ferments seraient des êtres vivants, mais d’une nature à part, en ce sens qu’ils jouiraient de la propriété d'accomplir tous les actes de leur vie, y compris celui de leur multiplication, sans mettre en œuvre, d’une manière nécessaire, l'oxygène de l'air atmosphérique, IX, 387, 388. ;

[Hypothèse sur la — : Elle serait propre à toutes les cellules vivantes.] : Les effets de la respiration me paraissent devoir être envisagées d'une autre manière qu’on me le fait communément. Mes vues sur ce sujet

m'ont été suggérées par les propriétés des cellules de la levüre de bière.

Les cellules de la levûre reçoivent de la présence du gaz oxygène une wie, une activité extraordinaires. Si l'oxygène est présent, les cellules s’'entretiennent dans un état de jeunesse et d'activité remarquables ; elles reçoivent de cette absorption comme une impulsion, une excitation ; elles sont mises dans un état de vie et de santé qui leur permet de prolonger leur vie pendant un assez long temps, sans plus avoir besoin de gaz oxygène, et de façon à devenir des ferments énergiques. Une absorption répétée d'oxygène donne aux cellules une sorte de jeunesse permanente qui leur permet. de poursuivre leur nutrition, leur multiplication à l’abri de l'air, et qui entretient par suite à un haut degré l’activité de la — qu’elles peuvent provoquer. Je suis très porté à croire que dans l’économie animale il se passe des phénomènes du même ordre, c’est-à-dire que l’oxygène n'’agit pas seulement comme

source d'oxygène qui s’absorbe et qui opère des combustions, mais qu'il

donne aux cellules une activité, une jeunesse d’où elles tirent la faculté d'agir ensuite et aussitôt après, en dehors de l'influence de l'oxygène libre, à la manière des cellules-ferments. L'oxygène porté par les globules du sang n'irait donc pas opérer par tout le corps des combustions, mais donner seulement aux cellules des organes une excitation, un état de vigueur et de santé propres à les faire fonctionner comme des cellules anaérobies, c’est-à-dire vivant en dehors de toute participation du gaz oxygène libre et provoquant des phénomènes de —. Sans cesse, dans le temps d’une inspiration et d’une expiration, l'oxygène communiquerait aux cellules l’activité dont il s’agit, suivie du fonctionnement de ces cellules comme cellules-ferments. La — devient, dans cet ordre d’idées, un phénomène général, universel, propre à toutes les cellules vivantes, mais qui revêt un état habituel particulier dans les cellules des ferments, uniquement par cette circonstance que ces cellules peuvent vivre plus longtemps que les cellules des autres êtres en dehors de l'intervention du gaz oxygène libre, IE, 579, 580, 581.

La — est un phénomène très général. C’est la vie sans air, c’est la vie sans gaz oxygène libre, ou, plus généralement encore, c’est la conséquence d’un travail chimique accompli au moyen d’une substance fermentescible capable de produire de la chaleur par sa décomposition, travail qui emprunte précisément la chaleur qu’il consomme à une partie de la chaleur que la décomposition de cette substance fermentescible met en liberté, V, 211.

Si l’on pouvait rencontrer un grand être qui pût vivre pendant quelques

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heures à l'abri de l'oxygène libre, j'affirme qu'il deviendrait immédiatment un ferment, VI, 11.

Trois choses interviennent dans la caractéristique d’une — : la substance qui fermente, le ferment, et les produits qui résultent de leur action réciproque, V, 341.

SPÉCIFICITÉ DES FERMENTS. La substance restant Ia même, si le ferment change de nature, les produits obtenus changent également : sucre et levûre de bière ; même sucre et ferment lactique, même sucre et ferment butyrique. C’est pourquoi je dis qu’une — déterminée a son ferment déterminé. Mais est-ce à dire que je regarde comme impossible que la substance restant la même et le ferment changeant de nature, on ne puisse pas avoir les mêmes produits . qu'avec le premier ferment ? II n’y a là rien d’impossible pour ma manière de voir. Dans les ferments de combustion tels que le mycoderma vini, le mycoderma aceli, j'ai établi que ces ferments agissant sur le même corps le . transforment dans les mêmes produits : ainsi le mycoderma vini provoque aussi bien que le mycoderma aceti la combustion par l'oxygène de l’air de l'acide acétique en eau et en acide carbonique. Jusqu'ici je n’ai pas rencontré de ferments de réduction (tels que la levûre de bière, le vibrion butyrique) pouvant donner lieu à quelque chose de semblable. Ce qui arrive fréquemment, c'est un même ferment qui fait fermenter des substances diverses, et natu- - rellement avec formation de produits changeant plus ou moins avec la nature de ces substances ; ainsi le vibrion butyrique fait fermenter avec une égale facilité la glycérine et l'acide lactique en présence du carbonate de chaux ; en général, tous les vibrions me paraissent capables de provoquer la — d’une série de matières fermentescibles très diverses de nature, V, 341, 342.

Plusieurs — peuvent avoir pour cause un même ferment, VII, 14. ...Le ferment butyrique, par exemple, est capable de produire une foule de — distinctes parce qu'il peut emprunter son élément carboné à des produits très divers, sucre, acide lactique, glycérine, mannite, etc... Quand on dit que chaque — à un ferment qui lui est propre, il faut entendre qu'il s’agit d’une — consi-

dérée dans l’ensemble de tous ses produits. Cette assertion ne peut signifier

que le ferment dont il s’agit ne sera pas capable d'agir sur une autre substance fermentescible et de donner lieu à une — très différente. Il est encore tout à fait inexact de prétendre qu’un seul des produits d’une — entraîne la présence d'un ferment déterminé. Trouve-t-on, par exemple, l'alcool au nombre des produits d’une — et même tout à la fois l’alcool et l'acide carbonique, cela ne signifie point que le ferment doive être une levûre alcoolique des — alcooliques proprement dites. La présence de l’acide lactique n’entraîne pas davantage la présence obligée de la levûre lactique. Des — distinctes peuvent, en effet, donner lieu à un ou même à plusieurs produits identiques, V, 217.

Si un même ferment peut provoquer la — de plusieurs substances différentes, on peut se demander ce qui arrivera quand on présentera plusieurs de ces . matières à ce ferment. Agira-t-il directement sur chacune d'elles, ou ne se portera-t-il pas de préférence sur celle qui sera plus facilement assimilable ? VII, 15. Deux matières fermentescibles étant offertes dans une même liqueur à un seul ferment capable de se nourrir de l’une et de l’autre, une seule peut

fermenter, V, 342.

Pasteur s'élève contre une erreur qui lui a été très souvent prêlée, à savoir qu’il suffit qu’on voie naître de lalcool et de l’acide carbonique dans une — pour que la levûre de bière ou une de ses variétés soit présente. C’est une erreur ; un ferment peut donner de l’acoo! sans être, pour cela, de la levûre

ordinaire proprement dite. Là où l’on constate la présence de l'acide lactique,

il n’y a pas, nécessairement, de la levûre lactique ; une — est caractérisée

- par tout l’ensemble des produits qu’elle donne ; c’est par convention, par

moyen mnémonique, que nous ne nommons les différentes — que par le nom d’un de leurs produits ; on devrait, à la rigueur, les nommer tous, et alors il serait vrai de dire : Toutes les fois que vous rencontrerez une — donnant alcool, acide carbonique, acide succinique, glycérine, etc., il y aura levûre de bière, et, si l’on pouvait aller plus loin dans la connaissance des produits dérivés de ce genre de —, il serait possible d'affirmer que ce sera telle ou telle variété de levûre qui sera présente et agent de la — que l’on considère, et non telle autre, V, 335.

Ce qui caractérise le phénomène de la —, c’est la production d’une proportion relalivement très faible de ferment pour un poids considérable de matière décomposée, VI, 11. Quand nous ingérons une certaine quantité d'aliments, le poids général des mutations qui se font dans l’économie correspond à peu près au poids des aliments ingérés et assimilés. La vie des ferments est bien différente, 11. Les ferments ne sont des ferments proprement dits que parce qu'ils vivent soit à l'abri de l'oxygène libre, soit en n'utilisant qu'une quantité d'oxygène très faible relativement au travail chimique, qu'il accomplissent par leur propre vie, 11.

Parmi les agents actifs de la — il en est qui, pour vivre, ont absolument besoin d'oxygène, d’autres au contraire qui ne peuvent vivre dans ce gaz. Aspect sous le microscope d’une goutte d’un liquide en putréfaction contenant des vibrions anaérobies, VI, 17, 18.

Les — qui s'effectuent en dehors de l'organisme (le canal intestinal compris) sont sous la dépendance d'êtres microscopiques dont les germes sont exté-

. rieurs, empruntés à l'air, à l’eau, au sol. Les — qui s'effectuent en dedans de . l'organisme sont régies par les mêmes lois générales. Elles sont encore sous

la dépendance de la vie de cellules, des cellules des organes, ne différant des cellules autonomes qui composent les êtres microscopiques des — que par l'agglomération et la vie en commun, au sein d’un milieu nutritif sans cesse renouvelé, VII, 66.

Controverse avec Béchamp sur la —, II, 172, 173, 347 ; V, note 1 de 146, note 4 de 251. | Critique d’un mémoire de Liebig relatif aux —, II, 361, 420 ; V, 247 à 259. Pasteur lance un défi à Liebig, II, 365.

Discussion avec Fremy et Trécul sur les —, II, 367 à 417, 445, 457, 475 ; V, 47, 213, 214, 308, 309. Proposition de nomination d'une Commission, I, 374, 405. as Réponse à Brefeld et Traube sur la nature de la —, II, 430, 443 ; V, 219 et suiv., 246, 247.

Critique des opinions de Schützenberger, V, 199, 200.

OPUSCULE INTITULÉ : EXAMEN CRITIQUE D'UN ÉCRIT POSTHUME DE CLAUDE BERNARD sur LA —, II, 483. Dédicace de cet opuscule à Jacobsen, 485. Article sur Claude Bernard paru en 1866 dans le Moniteur Universel, 487. Le manuscrit de Claude Bernard sur la — fut trouvé dans le tiroir d’un meuble de sa chambre à coucher et publié par Berthelot dans la Revue scientifique six mois après sa mort, 486, 497. Manuscrit de Claude Bernard, 498 à 521. Commentaires de Pasteur, 521. Opinion de Claude Bernard sur la —, 521. Impressions causées à Pasteur par le manuscrit de Claude Bernard, 523, 525, 526, 540. Claude Bernard s’est trompé, 526, 527. Critique de Claude Bernard, 524 et suiv. Après avoir montré que le manuscrit de Claude Bernard est principalement

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une œuvre de déductions a priori (527 à 535), Pasteur expose la conception de Bernard sur les — en opposition avec la sienne (535, 536) puis äil répond à toutes les objections de Bernard, 536 à 584. Expérience des serres vitrées pour soustraire les grappes aux poussières extérieures pendant la durée de la végétation et de la maturation des grains : les grains des grappes - de plein air fermentent par les levûres du raisin ; les grains des grappes dans les serres ne fermentent pas, 541 à 547, 564, 565. Notes lues à l'Académie __ des sciences à propos de l'écrit posthume de Claude Bernard sur la — - (l'exposé de ces notes se trouve dans les pages précédentes), 552 à 567. Discussion avec Berthelot sur la —, II, 44, note 2 de 51, 127. Discussion avec Berthelot à propos de la réfutation de l'Écrit posthume de Claude Bernard, II, 586 à 615. Berthelot soutient une explication purement chimique des —, 586. Réponse de Pasteur, 588. Controverse avec Berthelot sur la —: Dans la — proprement dite il y a deux choses essentielles à considérer : l’agent qui la provoque et le méca- nisme de l’action de cet agent, VI, 84.

Controverse avec Lechartier et Bellamy sur la —, II, 401, 402. Controverse avec Sacc sur la —, II, 450 à 452. Discussions à l’Académie de médecine avec Colin, Poggiale, Guérin, etc., … sur la —, VI, 3 à 103. Discussion sur la — avec Gosselin, 27 ; avec Bouillaud, 28.

Expérience démontrant que tous les ehétéidagés créés par l'imagination au sujet des — s’écroulent, VI, 29 à 32.

Voir AÉROBIE, AIR (VIE SANS), ANAÉROBIE, FERMENT, FERMENT SOLUBLE, FERMEN- TATION ALCOOLIQUE, FERMENTATION BUTYRIQUE, FERMENTATION LACTIQUE, FRUIT, + LEvVÔRE ALCOOLIQUE, LEVÔRE DE BIÈRE, OXYGÈNE, PUTRÉFACTION,

Fermentation acétique. II, 183. Discussion de la théorie de Liebig, relative à la —, 363. Le mycoderma aceti dans la —, 364, 377.

—, II, 3. Rôle des mycodermes dans la —, 7. Production d'acide succinique dans la —, 21. Mémoire sur la —, 23. Histdiiqué de la —, 23. Nécessité d'un ferment pour l'oxydation de l'alcool dans la —, 26. Idées sur la nature de ce ferment, 26 ; d'après Berzelius, 26 ; d’après Fourcroy, 27 ; d'après Scheele, note 1 de 28 ; d’ après Macquer, 29 ; d’ après Chaptal, 30, 32, 33 ; d’après Persoon et Desmazières, 33 ; d'après Cagniard de Latour, 33 ; d’ après Turpin et Kützing, 34 ; d’après Dumas, 34 ; d’après Liebig, 34. Rôle du mycoderma aceti dans la —, 36, 125.

Noir AGÉTIFICATION, MYCODERMA ACETI, VINAIGRE.

| Fermentation de l'acide paratartrique. II, 21, 27. |Fermentation de l'acide tartrique. II, 21, 25 à 28, 619.

Fermentation alcoolique. Définition, II, 51; V (note 1 de 195).

Vues de Lavoisier sur la —, II, 48, 52. La —, d’après Leeuwenhoek et Fabroni, 80 ; d’après Fourcroy, 81 ; d’après Thenard, 81 ; d’après Gay-Lussac, 48, 53, 82 ; d'après Dœbereiner, 82 ; d’après Cagniard de Latour, 83 ; d'après Desmazières, note 2 de 83 ; d’après Liebig, 84 ; d’après Schwann, 84; d’après Colin, 86 ; d’après Berzelius, 87 ; d’après Mitscherlich, 87. —, II, 18 à 22, 23, 24, 29, 30, 31, 33, 38, 41, 44, 48, 51 à 126. Le dédoublement du sucre en alcool et en acide carbonique est un acte corrélatif d’un phénomène vital, II, 21, 77. Jamais le sucre n’éprouve de

— Sans que des globules de levûre de bière soient présents et vivants ; et réciproquement il ne se forme de globules de levûre de bière sans qu'il y ait présence de sucre ou d’une matière hydrocarbonée et sans qu'il y ait fermentation de ces matières, 105. Critiques adressées à Liebig, 105, 106, note 1 de 146.

Conclusion du mémoire sur la — : La — est un acte corrélatif de la vie, de l’organisation de globules, non de la mort ou de la putréfaction de ces globules, pas plus qu’elle n'apparaît comme un phénomène de contact où la transformation du sucre s’accomplirait en présence du ferment sans lui rien donner ni lui rien prendre, II, 125.

Il ne se forme pas d’acide lactique dans la —, II, 30, 77. Chaque fois que

l'acide lactique apparaît dans la —, de la levûre lactique est mêlée à la lévûre de bière, 78.

Produits de la —, II, 48, 52, 79.

L’acide succinique, produit de la —, II, 23, 30, 49, 56, 74. C'est à l'acide succinique seul qu'est due l’acidité de la liqueur dans la —, 30. Production constante de glycérine dans la —, II, 29, 30, 49, 56, 74.

Les éléments de l’acide succinique et de Le glycérine sont empruntés au sucre, la levûre n’y prend aucune part, II, 64.

La glycérine, l'acide succinique, l'alcool et l'acide carbonique ne sont pas les seuls produits de la —, II, 65.

L’ammoniaque et les phosphates dans la —, II, 31, 33.

Rapports entre la levûre de bière et la quantité de sucre employée dans la —, II, 38 à 40, 102.

Ce que devient le sucre dans la —, II, 52. Une plié du sucre se fixe sur la levûre à l’état de cellulose et “x matières grasses, 41, 45, 49, 113, 117. L’équation de la —, II, 67.

Ce que devient la levûre de bière dans la —, II, 80.

L’azote de la levûre de bière ne se transforme jamais en ammoniaque

pendant la —. Loin qu'il se forme de l’ammoniaque, celle que l’on ajoute

peut même disparaître, II, 102.

Dosage de l’acide carbonique dans la —, II, 68.

Dosage de l'alcool dans la —, II, 68.

Durée des —, II, note 2 de 58, 111.

Moyen de constater l’achèvement d’une —, II, 58.

Critiques adressées à Berthelot au sujet de la —, II, 44, note 2 de 51, 127. Critiques adressées à Liebig, II, 361, 420 ; V, 247 à 259.

Le penicillium, l'aspergillus et le mycoderma vini peuvent végéter à la surface des liquides, au contact de l'air, ou se développer à l'abri de l'air. Dans le premier cas, le mycoderma vini s'empare de l'oxygène de l'air, le fait servir à l’assimilation des matériaux de sa nutrition et le rend à l'état d'acide carbonique. Dans le second cas, il se développe comme un ferment et produit une —. Nous sommes contraints d’admeltre que la production de l'alcool et de l’acide carbonique à l’aide dm sucre, en un mot la —, sont des actes chimiques liés à la vie végétale de cellules de natures très diverses et qu’ils apparaissent au moment où ces ‘cellules cessent de pouvoir comburer librement les matériaux de leur mutrition par l'absorption du gaz oxygène libre, et qu'elles poursuivent leur vie en utilisant des matières oxygénées qui, comme le sucre ou les matières explosibles, produisent de la chaleur en se décomposant. Le caractère ferment se présente donc à nous comme n'étant pas propre à lel ou tel être, à tel ou tel organe, mais comme une propriété générale de la cellule vivante,

caractère toujours prêt à se manifester et se manifestant réellement, dès que la vie ne s'accomplit plus sous l'influence du gaz oxygène libre. Il est peu accusé et de faible durée ou au contraire intense et de longue durée et fournissant de grandes quantités d'alcool et de gaz carbonique quand la plante, l'organe ou la cellule peuvent se multiplier avec facilité, II, 390, 391 ; V, 95, 96.

Expériences pour démontrer que la levûre est une plante anaérobie et quels sont les poids de sucre qu'elle peut faire fermenter dans les diverses conditions où on la fait agir, V, 188.

Mes contradicteurs se sont imaginé que la fermentation des fruits est une — ordinaire, identique à celle qui est due à la levûre de bière et que, dès lors, les cellules de cette levûre devraient être présentes. Rien de moins fondé. Quand on en viendra à des mesures précises, on verra que les proportions d'alcool et de gaz acide carbonique dans la fermentation des fruits sont loin d'être celles qu’on observe dans les — proprement dites. C’est par abus de langage qu'on a appelé la fermentation des fruits —, V, 216, 218; VI, 44, 45.

Voir FERMENT, FERMENT SOLUBLE, FERMENTATION, LEVÜRE ALCOOLIQUE, LEVÔRE DE BIÈRE.

Fermentation ammoniacale.

Voir URINE AMMONIACALE.

Fermentation butyrique, Il, 33, 134, 159 ; III, 21; VI, 4, 11. Le ferment de la — est un infusoire vivant sans gaz oxygène libre, IT, 135, … 136 à 138, 142, 143, 159, 161, 377.

Description, IT, 137.

Figures des infusoires de la —, IE, 405 ; V, 227, 234, 240. Modes de reproduction des vibrions bufyriques (scissiparité et corps réfringents), II, 137 ; V, 234, 238, 239; VI, note 1 de 163. Lun — est, par la nature de son ferment, un phénomène exactement du même ordre que la putréfaction proprement dite, II, 177. Ensemencement de ce ferment dans un liquide ne renfermant que du sucre, de l’ammoniaque ke tape des phosphates, 137.

Formule de la —, III, 21.

; Moyen pour l’industrie de se procurer une grande quantité d'acide buty- rique, V, 232.

Les vibrions butyriques peuvent faire fermenter une foule de substances différentes, III, 406 : tartrate de chaux, lactate de chaux, glycérine. (Voir ces mots).

Influence mortelle de l'air atmosphérique sur Îles vibrions : examens au microscope dans une lentille où ne pénètre pas l’air, et d'autre part, sous une lamelle, V, 237. Observations comparatives des bactéries sous lamelle, —, d’après Schützenberger, V, 198 ; VI, 24, 33. Voir ANAÉROBIE, CORPUSCULE-GERME, OXYGÈNE, PUTRÉFACTION.

Fermentation cellulosique du sucre de canne. II, 456.

Hontation des fruits. Voir Frurr.

Fermentation de la glycérine. — par l’action de vibrions butyriques, III, 406 ; V, 239 et note 1 de 239, 342 ; VI, 18 ; VII, 12 à 15. L'un des produits de la — est l'alcool amylique, VII, 14.

Fermentation lactique. Historique de la —, II, 4. IT, 3 à 13, 14 à 17, 34, 136, 376 ; III, 405 (fig.). La — est un acte corrélatif de la production d’une matière azotée qui a toutes les allures d’un corps organisé mycodermique, II, 16. L'acide lactique est le produit principal de la —, mais il est constamment

accompagné d'acide butyrique, d'alcool, de mannite, de matière visqueuse, II, 16.

Remplacement du sucre par la mannile dans la —, II, 16. Conditions de production de la —, II, 5, 33, 34, 376. Voir LEVÜRE LACTIQUE.

Fermentation nitreuse. Il n'existe pas de — proprement dite, II, 37.

Fermentation putride.

Voir PUTRÉFACTION.

Fermentation visqueuse. Les deux ferments de la —, II, 134, 456.

Fibre végétale. Coloration rose développée dans les — par les acides (à propos d’une note de M. Van Tieghem), VII, 15.

Fibrine. Putréfaction de la —, VI, 18.

Fièvres intermittentes. Sur un fait de guérison de — par des injections sous-cutanées d’acide phénique, VII, 42, 43.

Fièvre jaune. VI, 547.

Fièvre puerpérale. J’ai une peur terrible, dit Hervieux : c’est celle de mourir

avant qu'on ait découvert le vibrion de la —, VI, 131. Pasteur dessine sous les yeux de l’Académie de médecine le microbe auquel il attribue l'existence de la —, 133. Microbe en chapelets de grains, agent de la —, VI, 133, 134.

Les lochies d’une femme atteinte de — contiennent l'organismé en chapelets ; 3

de grains, VI, 136, 137.

Sang recueilli au doigt par une piqûre d’épingle chez une femme atteinte de —, VI, 136 ; culture du sang pendant la vie et après la mort chez une

lsiimie atteinte ‘de —, 136 ; organisme en chapelets de grains constaté dans

des cultures au contact de l’air ou dans le vide, 136.

Autopsie d'une femme atteinte de —: organisme en chapelets de grains, VI, 136.

Association du microbe en chapelets de grains et du microbe qui engendre le pus, VI, 137.

Discussion avec Hervieux au sujet de la —, VI, 138 à 142. 2 Remarques à propos d’une note de Feltz sur le leptothrix puerperalis, NI, « Observations de — montrant l'organisme en chapelets de grains, le vibrion | pyogénique ou l'organisme des furoncles, VI, 151 à 156. Il n'existe pas de parasite puerpéral proprement dit, 154.

Re | INDEX ANALYTIQUE ET SYNTHÉTIQUE 569

On range sous le nom de — des maladies très variées ; mais toutes paraissent être la conséquence du développement d'organismes communs, VI, 156. Auprès du lit de chaque accouchée n'y aurait-il pas grande utilité de mettre à sa portée la solution concentrée et tiède d’acide borique, avec des compresses qu'elle renouvellerait très fréquemment après les avoir trempées dans la solution, et cela dès après l’accouchement ? Ce serait également agir avec prudence que de porter les compresses préalablement, avant de s'en servir, dans un poêle à air chaud à une température de 150°, plus que suffisante pour tuer tous les germes d’organismes- vulgaires, VI, 157.

Voir ACIDE BORIQUE, CHAPELETS DE GRAINS (ORGANISME EN).

Fièvre typhoïde. Hypothèse sur la —, VI, 187 ; VII, 43, 44. À propos de la — au Lycée Saint-Louis, VII, 122.

Fièvre typhoïde des chevaux ou des lapins. VI, 401. Inoculation à des lapins 4 de la matière écumeuse sortant des nasaux d’un cheval mort de la — : les * lapins meurent avec un microbe en forme de 8, VI, 401. Atténuation de ce | microbe par l’action de l’oxygène de l'air, 402, 403. Ce microbe, après passage : par beaucoup de lapins, acquiert une virulence plus grande vis-à-vis du lapin, E diminuée vis-à-vis du cobaye, note 1 de 402.

‘2 Le microbe de la fièvre typhoïde des lapins peut vacciner les poules et les 3 lapins contre le microbe du choléra des poules, s’il n’est pas très virulent, “1% VE 77.

| Filtrable (germe).

Voir GERME FILTRABLE.

Flacherie. IV, 19, 161, 172, 188, 196. Maladie des morts-blancs ou des mortsflats, maladie des tripes, —, IV, 190, 444, 507, 509, 523, 564. Caractères extérieurs de la —, IV, 198, 213.

Indépendance de la pébrine et de la —, IV, 190 à 203, note 3 de 525. Premiers soupçons sur cette indépendance, 193. Communication à ce sujet à l’Aca-

- démie des sciences, 196 à 202.

En - La pébrine et la — composent tout le mal dont souffre la sériciculture, IV, 203, 204.

ho . Nature de la —, IV, 205 à 218, 544 à 546. Organismes dans le canal intestinal

1 des vers atteints de —, 205 : vibrions avec corpuscules brillants, 207, 208,

34 544 ; ferment en chapelets de grains, 209, 544, 570.

Dans la — la mort est due à une altération des fonctions digestives survenant à la suite d’une fermentation, IV, 206. Comparaison entre l'état des matières contenues dans le canal intestinal des vers atteints de — et celui que présente la feuille de mûrier triturée et abandonnée à elle-même, 206. Moyen de s'assurer de la présence ou de l’absence du ferment en chapelets de grains dans le canal digestif de la chrysalide, 211.

Opinions de Verson et de Haberlandt sur les vibrions et le ferment en chapelets dans la —, IV, 214.

D Affaiblissement des vers atteints de —, IV, 209.

pe. Réclamation de priorité de Béchamp à propos de la —, IV, 217, 543.

34 La — est tantôt héréditaire, tantôt accidentelle, IV, 200, 201, 219 à 224, 527, D 568, 590 à 594.

De Causes de la — accidentelle, IV, 219, 591.

4 Faits démontrant l'hérédité de la —, IV, 222, 656.

Caractère contagieux de la —, IV, 225 à 232. Modes de contagion par les vibrions et les chapelets de grains de la — : contact avec des vers atteints de —, nutrition, piqûre, accouplement de papillons femelles avec des mâles dont l'extrémité postérieure a été trempée dans un liquide contenant des vibrions, 659 ; VI, 12. Les poussières de magnaneries infectées ont un pouvoir contagionnant très marqué, IV, 230, 592. Les corpuscules-germes de la — conservent leur activité pendant des années, 231.

La — héréditaire serait la conséquence d’un affaiblissement de la graine ou des vers, IV, 233.

Des connaissances pratiques peuvent suffire pour éviter la — héréditaire, IV, 223, 224.

Pour éviter la — accidentelle ou pour guérir la prédisposition héréditaire. à la —, il faut aération et espacement, IV, 201, 235. Isolement, 592. Élevage fait par Marie-Louise Pasteur dans la cheminée de la salle-à-manger Ds Pont-Gisquet, 235. Méthode à la turque, 238. À La — est héréditaire, non par une effet de parasitisme, mais par cause d’affaiblissement communiqué à la graine par des papillons nés de vers qui, eux, étaient atteints de —. Ce n’est pas, à proprement parler, la — elle-même qui est héréditaire, mais l’affaiblissement dont üäl s'agit et à la suite duquel la — peut survenir nécessairement, par exemple dans tous les cas où l'éducation génératrice de la graine a éprouvé une mortalité sensible par cette maladie. La — est accidentelle toutes les fois que, dans le cours de l’éducation, la feuille vient à fermenter dans le canal intestinal des vers, par le fait d’un développement de vibrions ou du fermenl, en chapelets de grains. Dans la pébrine et dans la —, le parasitisme joue un rôle considérable. Il n’en existe pas moins, sous ce rapport, entre ces. deux maladies, une grande différence. Dans la pébrine, c’est la présence. des corpuscules qui fait tout le mal, encore faut-il qu’ils soient abondants. Dans la —, c'est l’affaiblissement de la race qui permet le développement … de ferments organisés dans le canal intestinal des vérs, d’où résulte la. fermentation de la feuille ingérée. Si elle est accidentelle, c’est le parasite vibrion ou le ferment en petits grains qui amènent l'impossibilité des fonctions digestives et la mort, IV, 279.

Essais pour donner aux vers un surcroît de vigueur, IV, 244, 245, 246, 247, 248, 568, 569. ‘ Estimation de la prédisposition de divers lots de graines à la — par la rapidité de la contagion de la pébrine, IV, 239 à 248. à Différences entre la muscardine, la pébrine et la —, IV, 279.

Observations sur l'effet du gaz ammoniac et des vapeurs du vinaigre dans la —, IV, 594.

Vuë d’ ensemble sur les travaux de Pasteur concernant la —, IV, 568 à 571, 570, 656 à 663, 692 à 695.

Discussion au Congrès international séricicole de Paris (1878) sur la corrélation entre le développement. de la — et la présence des organismes de la fermentation de la feuille de mûrier dans le canal intestinal des vers, observations nouvelles, IV, 698 à 713, 716 à 725 ; sur les circonstances dans les: quelles se développe la —, 713 à 716.

Voir CHAPELETS DE GRAINS (ORGANISME EN), CORPUSCULE, (GRAINAGE (DE VERS A SOIE), GRAINE (DE VERS A SOIE), PÉBRINE, SÉRICICULTURE, TERRAIN, VERS A SOIE (MALADIE DES). |

Fleurs de la bière. III, 7.

Fleurs du vin. III, 7, 9, 10, 32, 126, 130. Nécessité de faire une étude attentive

des — à chaque soutirage, III, 134.

Voir MYcoDERMA CEREVISIÆ, MYCODERMA vViNi.

Fleurs du vinaigre. III, 7, 9, 14, 32.

| Voir MYyooDERMA ACETI.

Foin (macération de). Des kolpodes se montrent à peu près constamment dans la — brut bouillie : le foin contenait des kystes de kolpodes, V, 37. É

Forme cristalline. I, 121; VII, 435 à 440. Relations entre la —, la composition chimique et le phénomène de polarisation rotatoire, 1, 61, 65, 81, 117, 121, 124, 125, 198, 203, 415, 436, 460.

—, composition chimique et polarisation rotatoire des tartrates et des paratartrates, I, 61, 65, 416.

— du tartrate neutre d’ammoniaque, 1, 66, 214, 266 ; — du bitratrate d’ammoniaque, 67 ; — du tartrate neutre de potasse, 69 ; — du bitartrate de potasse, 70 ; — du tartrate neutre de soude, 71, 222 ; — du bitartrate de soude, 71 ; — du fartrate neutre de chaux, 72, 222 ; — du tartrate double de potasse et

d’ammoniaque, 72, 215; — du tartrate double de soude et de potasse,

72, 215; — du tartrate double de soude et d'ammoniaque, 74 ; — de l'acide tartrique, 75; — du dextroracémale et du lévoracémate de soude et d’ammoniaque, 89 ; — des lartramides droite et gauche, 199, 216 ; — des acides tartramiques droit et gauche, 199, 217 ; — du valérianate de morphine, 199, 219 ; — du chlorhydrate de papavérine, 199, 219 ; — du tartrate neutre droit de cinchonine, 201, 220 ; — de la malamide, 220 ; — du tartrate neutre de soude, 222; — du tartrate neutre droit d’ammoniaque, 266, 267 ; — du tartrate neutre gauche d’ammoniaque, 226, 269.

Lorsque les atomes élémentaires des produits organiques sont groupés

dissymétriquement, la — du corps manifeste cette dissymétrie moléculaire par l’hémiédrie non superposable. L'existence de cette dissymétrie molé- __ culaire se traduit par la propriété optique rotatoire, 1, 328. VII, 435 à 440. . Voir DissyMÉTRIE, HÉMIÉDRIE, POLARISATION ROTATOIRE el les Rapports, I, 415, 436, 460.

. Formiate de strontiane. Double caractère hémiédrique du —, I, 82. Formes cristallines, 123, 151, 307. — droit et gauche, 152. Mode d'’accroissement des cristaux du —, 292, 307.

France. Pourquoi la — n’a pas trouvé d'hommes supérieurs au moment du péril, VII, 211 à 221.

Victime sans doute de son instabilité politique, la — n’a rien fait pour entretenir, propager, développer le progrès des sciences dans notre pays ; elle s’est contentée d’obéir à une impulsion reçue ; elle a vécu sur son passé, se croyant toujours grande par les découvertes de la science, parce qu'elle leur devait sa prospérité matérielle, maïs ne s’apercevant pas qu'elle en laissait imprudemment tarir les sources, alors que des nations voisines, éxcitées par son propre aiguillon, en détournaient le cours à leur profit et les rendaient fécondes par le travail, par des efforts et des sacrifices sage- . ment combinés. Tandis que l’Allemagne multipliait ses Universités, qu'elle établissait entre elles la plus salutaire émulation, qu'elle entourait ses maîtres et ses docteurs d’honneurs et de considération, qu'elle créait de

vastes laboratoires dotés des meilleurs instruments de travail, la —, énervée par les révolutions, toujours occupée de la recherche stérile de la meilleure forme de gouvernement, ne donnait qu’une attention distraite à ses établissements d'instruction supérieure, VII, 216. Lettre au Doyen de la Faculté de Médecine de l’Université de Bonn, pendant la guerre de 1870-1871 : Votre roi ne connaît pas la —. Il a pris pour son caraclère naturel les effets et l’empreinte passagère d’une prospérité matérielle inouïe et de quatre-vingts ans d’instabilité politique. On voit des plantes qui, après avoir éprouvé le tourment factice de la main de l’homme et l’action énervante des serres chaudes, modifient leurs allures, à ce point que des naturalistes d’un esprit étroit vont jusqu’à changer leurs noms; mais, replacées dans leurs conditions naturelles, elles reviennent bientôt aux types de leurs espèces. Ainsi fait la — en ce moment ; le génie de sa 4 race réapparaît et Dieu seul connaît le terme de ses efforts, VII, 288. C'est vers l'avenir qu'il faut porter les regards et comme pendant longtemps encore la — sera accablée sous le poids de sa défaite et devra avoir le souci. de sa régénération, veillons tous au salut des institutions qui peuvent contribuer au relèvement de la —. Tous ce qui porte en soi des éléments de vitalité et de force me touche profondément. Tout ce qui est décadence, tout ce qui peut atteindre l’union des citoyens et contenir. en soi des ferments de dissolution me fait la plus vive peine, VII, 358. La — est mutilée et malade. Il faut que dans toutes nos préoccupations il y ait une part faite à sa régénération, VII, 324.

Fremy. Coniroverses avec —. Voir CONTROVERSES.

Fromage. Rôle que jouent les infiniment petits dans la maturation et la fabrication des —, VII, 70 à 75.

Bases scientifiques de l’industrie fromagère, VII, 71. Aérobies du —, VII, 74 Anaérobies du —, 74.

Cultures d'êtres microscopiques appropriés pour la fabrication du —, VII, 74.

Fruit. Lorsque des — sont placés dans l’air ou dans le gaz oxygène, il disparaît un certain volume de ce gaz en même temps qu’il y a formation d'un volume à peu près égal de gaz acide carbonique. Explication de ce fait, II, 392.

Si les — sont placés dans une atmosphère d'acide carbonique, il se forme de l’alcool, parce que la vie chimique et physique du — se continue dans des conditions nouvelles, semblables à celles des cellules des ferments. Plongés dans l'air, les — vivent sous leur état aérobie et ne sont pas, ferments ; plongés aussitôt après dans le gaz acide carbonique, ils vivent sous leur état anaérobie et ils deviennent, sur-le-champ, des ferments pour le sucre, avec dégagement de chaleur, II, 392, 402, 534, 537, note 5 de 538 ; III, 462 ; V, note 1 de 131, 210, note 1 de 210, 211, 212, 213 ; VI, 12, 34, 85: Fermentation des —, II, 453, 537.

Les — (fraises, cerises, groseilles), de même que les raisins, sont sou dans l'impossibilité de fermenter quand on les écrase par petites parties ï au contact de l'air, II, 454.

Le jus intérieur des — qu’on laisse séjourner dans un tube fermé ne, fermente pas, II, 576. |

Controverse avec Lechartier et Bellamy à propos de la fermentation des —, II, 401.

Mes contradicteurs se sont imaginé que la fermentation des — est une fermentation alcoolique ordinaire, identique à celle qui est due à la levûre de bière et que, dès lors, les cellules de cette levûre devraient être présentes. Rien de moins fondé. Quand on en viendra à des mesures précises, on verra que les proportions d’alcool et de gaz acide carbonique dans la fermentation des — sont loin d'être celles qu'on observe dans les fermentations alcooliques proprement dites. C’est par abus de langage qu’on a appelé la. ï fermentation des —, fermentation alcoolique, V, 216, 218.

da Voir Raisin.

Fumier. Fermentation du —, II, 655.

Furoncle. Observations démontrant la présence d’un parasite microscopique aérobie, VI, 147 à 150. Cet organisme est formé de petits points sphériques, réunis par couples de deux grains, rarement de quatre, mais fréquemment associés en petits amas, 148.

Liquides pour cultiver cet organisme microscopique, VI, 148. Aspect différent de l'organisme suivant les cultures, 148. . Inoculation à des lapins et à des cobayes de l'organisme des —, VI, 149. - Culture du sang dans la diathèse furonculeuse, 150.

Gangrène. Distinction entre la — et la putréfaction, II, 181. J'oserais dire que la — est un phénomène de même ordre que celui que nous offre un fruit qui mûrit en dehors de l’arbre qui l’a porté, note 1 de 181. Je rapproche les phénomènes de la — de ceux qui se passent dans les fruits : détachés de l'arbre et exposés à l'air, VI, 10. Tout me porte à croire que les cellules animales doivent se comporter autrement que les cellules végétales. La mort ne peut pas supprimer instan- tanément la réaction des solides et des liquides dans l'organisme. Je suis persuadé, ce n’est pourtant encore qu'une idée préconçue, je suis persuadé qu'en asphyxiant subitement un animal, il doit apparaître ici ou là, et peut-être dans toutes les parties de son corps, des actes de fermentation dont la faible durée ou le peu d'intensité ont empêché la constatation jusqu’à ce jour. Une expérience consisterait à serrer fortement le membre d’un ani- mal de façon à y supprimer la circulation et à plonger ce membre aussitôt dans une atmosphère de gaz acide carbonique. Que se passera-t-il dans ce membre frappé de mort ? Une sorte de vie physique et chimique, si je puis ainsi parler, continuera d'agir, et se manifestera probablement par des phénomènes de — que j'ai considérés depuis longtemps comme n'ayant que des rapports éloignés avec la putréfaction et qu’on peut, sui- vant moi, rapprocher des phénomènes que nous offre un fruit détaché de __ l'arbre qui l’a porté, VI, 35.

Gangrène gazeuse. VI, note 1 de 463.

; Voir VIBRION SEPTIQUE.

—. Gattine (ou pébrine). IV, 19, 95, 574.

Noir MALADIE DES VERS A SOIE, PÉBRINE.

Générations spontanées. Pourquoi Pasteur entreprit des recherches sur les —, II, 192, 223, 302. Ces recherches n'ont été qu’une digression obligée des études sur les fermentations, 224.

Origine de la levûre lactique, II, 34.

La fermentation ne se produit pas si on fait bouillir préalablement le milieu et qu'on y laisse rentrer de l'air caleiné, II, 99.

Historique de la question des —, IE, 210. Opinions d’Aristote, de van Hel- 4 mont, de Redi, de Needham, de Buffon, de Spallanzani, de Gay-Lussac, de k Schwann, de Schulze, de Schroeder, de von Dusch, de Pouchet, relatives aux —, 210 à 223, 287, 288, 289, 295, 329. Prix de l'Académie is sciences ; sur la question des —, 210, 223.

Existe-t-il des germes dans l'air ? II, 225. Critique adressée à Pousliètl 226. Procédé suivi pour recueillir la poussière en suspension dans l'air et l'examiner au microscope, 187, 226. On reconnaît qu'il y a constamment dans l’air commun un nombre variable de corpuscules, dont la forme et la structure annoncent qu'ils sont organisés, 188, 228. Dessins de ces corpuscules, 230. Nombre de ces corpuscules, 231.

Critique de 5" de Pouchet sur la poussière que la neige abandonne après sa fonte, IF, note 1 de 231. î Y a-t-il dans Paie des germes féconds ? IE, 233. Il serait difficile de suivre ‘ au microscope le développement des germes, 233, L'eau de levûre sucrée portée à l’ébullition, puis mise en présence de l'air calciné, ne s’altère pas, 188, 234. Le mercure peut introduire des germes dans les liqueurs, 237. Ensemencement des poussières de l’air dans des liqueurs propres au développement des organismes inférieurs, II, 238. Disposition adoptée pour déposer les poussières de l'air dans les liqueurs fermentescibles, en présence de l'air chauffé, 238. Résultats, 239, 240, 241, 242. Productions nées dans l’eau de levûre sucrée par le fait de l’ensemencement des peus de l'air, 240 à 245.

Remplacement du coton, matière organique, par de l'amiante dans les expériences, II, 190, 246.

Productions organisées dans l'urine exposée au contact de l'air, EE, 247. L'urine portée à l’ébullition, puis mise en présence de l'air calciné, ne s'altère pas, 193, 249. Si on ensemence dans cette urine des poussières de l’air, elle s’altère, 193, 250.

Réponse à une objection de Pouchet sur l'apparition constante des petits infusoires, et non des gros, dans les liqueurs des ballons, II, note 1 de 253. Le lait, porté à l’ébullition à 100° et abandonné au contact de l'air calciné, se caille par suite de l'apparition de production d’infusoires et de bactériums, II, 194, 253. Mais si on chauffe à une température supérieure à 100° ou si on prolonge l’ébullition à 100°, le lait ne se caille pas, ces productions n'apparaissant pas, 194, 256. Explication du fait précédent: le lait est alcalin, tandis que l’eau de levûre sucrée et l’urine, qui n’ont besoin que d'une température de 100° pour demeurer inaltérées, sont faiblement acides, Dans l'eau de levûre sucrée, bouillie à 100° en présence d’un peu de car- | bonate de chaux (qui rend la liqueur neutre ou légèrement alcaline), peuvent apparaître des organismes, II, 256.

Si l'on sème les poussières de l'air dans du lait conservé intact par une ébullition au-dessus de 100°, des productions organisées apparaissent, de même ordre que celles que le lait frais montre quand on l’a exposé à Pair. ordinaire, II, 258.

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