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Si le lait se putréfie et présente des infusoires au contact de l'air chauffé, lorsqu'il n’a été bouilli qu’à 100°, c'est que les germes de ces infusoires résistent à la température de 100°, II, 258.
Eau de levûre de bière, dans un ballon à col étiré et ouvert, portée à lPébullition : elle reste inaltérée, II, 190, 260 ; VI, 14. Si après plusieurs mois on détache le col de ce ballon par un trait de lime, le liquide s’altère, II, 261. Mêmes expériences avec le lait porté à une température au-dessus de 100°, 262.
Critique de l'interprétation donnée par Gay-Lussae aux résultats de ses .
analyses, à savoir que l’absence de l’oxygène est une condition de la con-
servation des substances animales ou végétales, II, 197, 264. Est-il vrai qu’il y a continuité de la cause des — dans l'atmosphère ter- restre ? En d’autres termes, est-il bien sûr que la plus petite quantité d'air ordinaire suffise à développer dans une infusion quelconque des produc- tions organisées ? II, 198, 267.
Il est toujours possible de prélever dans un lieu et à un instant donnés un volume considérable d’air ordinaire impropre à donner naissance à des infusoires ou à des mucédinées dans une liqueur altérable, II, 267. Ouverture de ballons renfermant de l’eau de levûre, sur une térrasse en plein air d’une part, dans une pièce du laboratoire d’autre part : les uns restent limpides, les autres montrent des productions organisées, II, 199, 268 ; figures et description de ces productions, 269, 270, 271. Expériences sur l'air des caves de l'Observatoire, IX, 200, 273.
Études comparatives sur les germes en suspension dans Flair de divers lieux voisins, mais assujettis à des conditions différentes de production et de diffusion des poussières qu'on y rencontre, V, 63, note 1 de 75. Il est faux que les facultés génésiques des infusions soient étouffées par Jes conditions matérielles des expériences in vitro, II, 272. Expériences sur l'air à diverses hauteurs (dans la campagne, sur une des
PS montagnes du Jura, au Montanvert), II, 202, 274.
Les expériences sur le mercure sont sujettes à erreur car le mercure est habituellement rempli de germes apportés par les poussières, IX, 201, | 977, 337.
Les spores des mucédinées, chauffées dans le vide ou dans l’air sec, restent fécondes après avoir été portées à une température de 120° ; une exposition à 130° leur enlève leur fécondité, II, 206, 279, 286. Les limites sont les mêmes pour la fécondité des poussières de l'air, 286.
… Dans tous les systèmes sur les — on fait jouer un rôle essentiel à la matière organique des infusions : elles conserveraient un reste de vitalité qui leur permettrait de s'organiser au contact de l'oxygène, II, 291 Ces matières ne sont qu’un aliment pour les germes des infusoires et des mucédinées car on peut les remplacer par des matières cristallisables, telles que des sels d’ammoniaque et des phosphates, 291, 292.
‘re Dans la leçon professée à la Société chimique, IT, 295 à 317, et dans la
Conférence aux Soirées scientifiques de la Sorbonne, 328 à 346, sur les —, Pasteur résume l'historique des — et relate quelques-unes de ses principales
expériences.
L'urine extraite directement de la vessie peut se conserver au contact de
. l'air privé de ses germes sans s’altérer, II, 170, 354, 373, 380 ; VI, 15, 59.
. Le sang, retiré de la veine ou de l'artère, peut se conserver au contact de
. l'air privé de ses germes sans s'’altérer, IT, 170, 353, 373, 379, 380 ; V, 45 ; VI, 15, 59.
Le suc naturel du raisin, exposé au contact de l'air privé de ses germes, ne peut ni fermenter, ni donner naissance à des levûres organisées, II, 369, 372, 378, 427 ; VI, 59. ‘à Si on introduisait un fœtus dans un milieu contenant de l’air privé de ses poussières, je suis persuadé que le fœtus se conserverait indéfiniment, même si le vase était en libre communication avec l'air, VI, 16. AS Influence du chauffage : on ne trouverait pas un seul liquide qui ne pût être rendu impropre à toute altération ultérieure après avoir été porté préalablement à une température variable avec la nature des liquides. Pour le = vinaigre, il suffit d’une exposition rapide à 50°. Le vin exige quelques degrés ; de plus. Le moût de bière non houblonné doit être soumis à plus de 909, le lait à 110° environ. Ces différences dans les températures propres à assurer | l’inaltérabilité ont pour cause l’état de ces liquides, leur nature, et surtout
les conditions de neutralité, d’acidité ou d’alcalinité dans lesquelles ils se | trouvent, V, 32. Hypothèse pour expliquer l'influence de l’alcalinité ou de Ê l'acidité, 33.
La nature des germes en suspension dans l’air est loin d’être aussi variée qu'on se plaît à l’imaginer sous l'empire d’une interprétation arbitraire et fautive des connaissances acquises et des discussions de ces quinze dernières années, V, 36. Très souvent on rapporte aux germes en suspension dans l'air ce qui doit être attribué à des germes adhérents aux vases et | ustensiles servant aux expériences, 55. 4 Des kolpodes se montrent à peu près constamment dans la macération de foin brut bouillie : les poussières répandues sur le foin contenaient des | kystes de kolpodes, V, 37. 4 La macération du poivre donne des infusoires spéciaux : la raison en est que là où le poivre a vécu ces infusoires existent, V, 37.
Le moût de bière, chauffé, en libre communication avec l’air, peut rester indéfiniment stérile, V, 27. ; Mise d’un petit faisceau d’asbeste (amiante) sur le col recourbé des ballons contenant les liqueurs, pour empêcher l'entrée des insectes, dans les expériences sur les —, V, note 1 de 28 et 30.
Discussion avec Pouchet, Joly et Musset, II, 628. Voir le mémoire sur les —, II, 210 à 294, 318, 321 à 327, 358. Commission nommée pour répéter les expériences dont les résultats sont invoqués comme favorables ou comme contraires à la doctrine de la —, 325, 327. l Réclamation de priorité soulevée par Béchamp au sujet des —, II, 347. Controverse avec Victor Meunier au sujet des —, II, 349.
Controverse avec Donné à propos des — (altération spontanée des œufs), I 352, 356, 400, 437. 0 Discussion avec Fremy et Trécul sur l’origine des ferments, II, 367 à a fi 4 445 ; V, 47 et suivantes, 213, 214, 308, 309. (1224 Lettre de Tyndall à Pasteur sur les —, II, 447 ; V, 310. Lettre de Pod à Tyndall, 344 Expérience de Tyndall sur les —, II, 448 ; V, 311.
Tyndall parle de Bastian à Pasteur, II, 448. Pasteur parle de Bastian à Tyndall, V, 344.
Discussion avec Bastian à propos de son expérience relative au développement des germes d'organismes inférieurs dans de l'urine mneutralisée par la potasse, IT, 459 à 473. Pasteur demande que l’on nomme une Commission, 470. Il existe dans cette expérience trois causes d'erreur : les germes peuvent venir de l'urine ; ils peuvent venir de la solution de potasse, apportés par l’eau qui a servi à faire la dissolution et non détruits à 100 ;
ils peuvent venir de l’eau qui a servi à laver les vases, 471. A propos de la discussion avec Bastian, VI, 188, 246 à 249.
— de la levûre, d’après Claude Bernard, II, 539.
Discussion avec Colin sur. les —, VI, 8, 9, 13 à 16.
A propos de la formation de vibrions dans le pus des abcès (réponse à une note de Bergeron), VI, 20.
Réponse à une note de Legros et Onimus, VI, 21, 22.
Discussion avec J. Guérin sur la théorie des germes et ses applications à la chirurgie, VI, 111.
Discussion avec Poggiale sur —, VI, 41 et suiv.
Rapport de Claude Bernard pour le prix Alhumbert, destiné à récompenser des expériences sur les —, II, 635.
Rapport de Balard sur les expériences relatives aux —, II, 637.
… Je n'ai pas la prétention d'établir que jamais il n'existe de —, Dans les Sujets de cet ordre on ne peut pas prouver la négative. Mais j’ai la préten- tion de démontrer avec rigueur que dans toutes les expériences où l'on a . cru reconnaître l'existence de —, chez les êtres les plus inférieurs, où le 44 débat se trouve aujourd’hui relégué, l'observateur a été victime d'illusions ou de causes d'erreur qu'il n’a pas aperçues ou qu'il n’a pas su éviter, ur) Mle: 290.
On ne peut pas prouver a priori qu'il n'existe pas de —. Tout ce que l’on peut faire, c'est de démontrer : 1° qu’il y a eu des causes d'erreur inaperçues dans les expériences ; 2° qu'en écartant ces causes d'erreur sans toucher aux conditions fondamentales des essais, toute apparition d'êtres inférieurs cesse d’avoir lieu, II, 354.
On ne peut, dans l'espèce, affirmer qu'il n’y a pas de — possible, VI,
note 1 de 25.
Je pense qu'on peut sans absurdité chercher la — parce qu'il se peut qu'elle existe réellement, mais ce qui est absurde, c'est de vouloir qu’elle soit parce . qu'elle est possible. Sur dix partisans de la —, il y en a généralement plus . de neuf qui l’admettent par sentiment, parce qu'il leur plairait qu'elle fût, 2 : ENS
. Le mystère de la vie n’est pas dans les manifestations de la vie chez les êtres
adultes, grands ou petits, il est tout entier dans le germe, dans la cellule embryonnaire et dans son devenir. Si vous ne comprenez pas la —
de l’huître, vous ne devez pas davantage comprendre celle d’une cellule : car tout le mystère de l’huître est dans la cellule d’où l’huître est sortie. Cette cellule embryonnaire, étant donnée la vie de l'huître, n’est plus sou-
2 mise qu'à des actions physiques et chimiques, VI, note 1 de 25.
Provoquer une —, ce serait faire un germe ; ce serait faire la vie ; ce serait résoudre le problème de son origine, VII, 29. La — je la cherche sans la découvrir depuis vingt ans. Non, je ne la juge pas impossible. Mais quoi donc vous autorise à vouloir qu'elle ait été l'origine de la vie? Vous placez la matière avant la vie et vous faites la matière existante de toute éternité. Qui vous dit que le progrès incessant de Ja science n'’obligera pas les savants, qui vivront dans un siècle, dans mille ans, dans dix mille ans.…, à affirmer que la vie a été de toute éternité et mon la matière ? Vous passez de la matière à la vie parce que votre intel- ligence actuelle, si bornée par rapport à ce que sera l'intelligence des naturalistes futurs, vous dit qu'elle ne peut comprendre autrement les ‘choses. Qui m'assure que dans dix mille ans on ne considérera pas que c'est de la vie qu’on croira impossible de ne pas passer à la matière, Si
vous voulez être au nombre des esprits scientifiques, qui seuls comptent, il faut vous débarrasser des idées et des raisonnements a priori et vous en n tenir aux déductions nécessaires des faits établis et ne pas accorder plus de confiance qu'il ne faut aux déductions de pures hypothèses, VII, 30, 31. Voir GERME, VIE.