OBSERVATIONS [SUR LES MOYENS PROPRES A DÉTRUIRE LE PHYLLOXERA J
Je suis très heureux de constater que M. Dumas et M. Thenard, qui ont fait connaître les insecticides les plus parfaits contre le phylloxera et qui en ont démontré l'efficacité, bien loin de s’arrêter à ce qui est définitivement acquis, poussent en avant les observateurs et les pressent dans une voie nouvelle d’études et d'expériences. Cette voie nouvelle est précisément celle que j'aurais aimé à suivre si d’autres études m'’avaient laissé le loisir de m'occuper du terrible fléau. Il faut applaudir à la découverte et à l’application déjà si fructueuse des insecticides, sans oublier que leur action est locale. Quand la vie a une puissance égale à celle qui se manifeste dans la reproduction du phylloxera, c’est par la vie principalement et par une puissance de reproduction supérieure qu’on peut espérer triompher. Comme toutes les espèces vivantes, le phylloxera doit avoir ses maladies, ses parasites, des causes naturelles de destruction.
Je rechercherais ces maladies et ces parasites. De ces derniers j'étudierais les propriétés, afin de savoir s’il n’est pas possible de les multiplier et de les opposer au phylloxera. En 1865, la race des vers à soie était bien près d’être anéantie en France par l’organisme microscopique désigné sous le nom de corpuscule de Cornalia, et cela alors même qu'on faisait tout pour éloigner cet ennemi du précieux insecte. Ici, et en ce qui concerne le phylloxera, il faut tenter de renverser le problème. Cherchons à l'espèce phylloxera un parasite, et, loin de combattre ce dernier, faisons qu’il se multiplie et s’attache au phyl-
1. Comptes rendus de l'Académie des sciences, séance du 8 mars 1880, XC, p. 512-513 et p. 514-515. :
À propos de la Note de RomMier (A.) : « Sur l'influence toxique que le mycelium des racines de la vigne exerce sur le phylloxera » Ibid., p. 512; du Mémoire du D: Hamm : « Sur les moyens applicables à la destruction du phylloxera » Jbid., p. 506-512; et de l’intervention de M. Blanchard. 1bid., p. 512. (Note de l'Édition.)
Notre excellent confrère M. Blanchard vient de traiter non sans un in dédain les observations que MM. Dumas, Thenard et moi nous is présentées. Ce sont pour lui des illusions contre lesquelles c’est . devoir, dit-il, de prémunir les viticulteurs et les savants. Que anchard me permette de lui dire qu’il a raisonné en naturaliste n en expérimentateur. Il nous rappelle que, s’il est d'accord avec sur ce point que les espèces animales ont des parasites qui nt certains ravages, on n’a jamais vu ces ennemis anéantir toute espèce. Mais je demande que, après avoir recherché et découvert
qu’ une niaiserie à côté de la puissance vie et de in certains parasites. La salle qui nous rassemble en ce moment est
eras du monde on pour leur nombre comparé au nombre dividus du parasite dont je parle, comme une goutte d’eau dans Je me place ainsi sur le terrain de l’histoire naturelle, mais de
Je prends la liberté de lui Lisa que Le illusions de le expéateur sont une grande partie de sa force; ce sont les idées onçues qui lui servent de guide. De celles-ci beaucoup, le long
rs il se trouve maître de faits et de principes nouveaux dont les lications, tôt ou tard, répandent leurs bienfaits.