‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 33 sur 180 · SUR LA VIRULENCE DU MICROBE DU CHOLÉRA DES POULES · texte numérisé non relu

SUR LA VIRULENCE DU MICROBE DU CHOLÉRA DES POULES

Il y a beaucoup de preuves qu’un mélange [composé de] beaucoup de [virus] non-virulent et de trace de [virus]virulent tue dix fois sur dix. Ceci posé, puisqu’une culture virulente abandonnée à elle-même perd sa virulence avec le temps et progressivement, tant que la partie modifiée plus ou moins sera mêlée à une trace de virulent primitif les épreuves de la virulence de la culture donneront la mortalité maximum de 10 sur 10 et l’atténuation de la partie déjà transformée sera masquée à tous ses degrés. Lors donc qu’on abandonne à ellemême une culture très virulente pour l'essayer à intervalles de temps variables, il se peut qu’on trouve pendant plusieurs mois constamment une virulence maximum, comme si la virulence ne se modifiait pas.

Ce n’est pas qu’elle ne se modifie pas, au moins dans son ensemble,

c’est que la modification est masquée. Il arrive quelquefois que la virulence, après avoir duré plusieurs mois, s’éteint en quelques jours et

avec elle simultanément on constate que la culture est morte, non

cultivable désormais. C’est que la partie transformée a eu le temps de mourir et que la virulence avait dû rester protégée de l'influence de l’air en quelque partie cachée, soustraite à l’air dans des couches profondes, recouvertes.

Il est très probable que la virulence ne s’atténue jamais à l'as de l'air, qu’elle ne peut que s’éteindre, comme on voit la bactéridie pleine, en filaments, ne pas se conserver dans le vide ou dans les gaz inertes, mais s’y résorber en granulations mortes et inoffensives. Les germes seuls se conservent dans ces conditions. ;

Si le microbe du choléra des poules n’a pas de germes proprement dits, s’il est dans l’état de la bactéridie en fils pleins, à l'abri de Pair il passera de vie à trépas sans modification intermédiaire ; à l’air seulement il se modifiera, perdra progressivement sa virulence avant de s’éteindre.

1. Note manuscrite, inédite, écrite en 1880. (Note de l'Édition.)

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