HOMMAGE A L'ACADÉMIE DES ARCHIVES ITALIENNES DE BIOLOGIE
J'ai l'honneur de faire hommage à l’Académie, de la part de M. Mosso, professeur de physiologie à l’Université de Turin, des deux premiers cahiers du tome XI des Archives italiennes de biologie, dont M. Mosso est le directeur. |
M. Mosso annonce l'envoi des dix premiers volumes de cette ‘collection, qui est une preuve nouvelle des efforts que fait lItalie pour conquérir, dans le mouvement scientifique moderne, un rang de plus en plus actif et distingué.
Ces Archives seront accueillies en: France avec un empressement : particulier; car elles sont rédigées en langue française.
Le directeur de cette publication a conscience de contribuer ainsi
1. Bulletin de la Société nationale d'agriculture de France, séance du 12 mai 1886. ! XLVI, p. 297. |
2. Ducraux (E.). Le microbe et la maladie. Paris, 1886. G. Masson, vir-270 pages, in-8° À (fig.). \
3. Ducraux (E.). Ferments et maladies. Paris, 1882, G. Masson, 284 p. in-8° (fig. et 12 pl}. ? (Notes de l'Édition.) : À
4. Comptes rendus de l'Académie des sciences, séance du 29 avril 1889, CVIII, p. 912-918.
je reproduis ses paroles — « à resserrer les liens de sympathie et fraternité qui doivent unir les deux peuples ». Je ne présumerai peut-être pas trop des sentiments de l’Académie
le D' Daremberg, dans un des principaux chapitres de son | s'élève avec une Sp Foré contre la pollution des cours
ner vivants et virulents pendant plusieurs années dans le sol et ee des foyers cholériques. Le choléra actuel de
le D° Daremberg, au cours sa son livre, cite les expériences été récemment faites pour arriver à préserver du choléra les x et même les hommes.
AREMBERG (G.). Le choléra, ses causes, moyens de s'en préserver. Paris, 1892, in- 1-16. le l'Édition.)
Après avoir longtemps étudié comme clinicien la tuberculose, Villemin pressentait que cette affection devait être classée au nombre des maladies virulentes et contagieuses. La méthode expérimentale qu’il pratiqua en maître apporta à l’appui de ses idées préconçues les preuves les plus décisives. La contagion du tubercule de la vache au lapin, du lapin au lapin, de l’homme au cobaye, ainsi qu’à d’autres animaux, fut établie. Les dangers provoqués par les crachats des phtisiques et la pulpe caséeuse des ganglions scrofuleux furent démontrés. Ces faits si nouveaux, il y a vingt-cinq ans, Villemin les consigna dans un livre admirable (!). Non seulement tout ce qu'il annonçait était vrai, mais les hypothèses surle rapprochement qui devait exister entre le virus et les ferments, hypothèses indiquées à un moment où tout était encore obscur, se sont vérifiées.
« Nous n’avons pu, écrivait-il à la fin de son livre et en proclamant ce fait : la tuberculose est inoculable, nous n’avons pu réprimer un mouvement d'enthousiasme quand nous sommes venu annoncer à l’Académie de médecine la prise de ob a du fait que nous venions de découvrir. »
Ainsi qu'il arrive presque toujours, Villemin eut à subir des
discussions et des négations. Les oppositions vinrent de toutes parts.
En Angleterre, le célèbre physiologiste Burdon-Sanderson; en Allemagne, le grand pathologiste Cohnheim déclarèrent tout d’abord que la tuberculose n’était point due à un virus spécifique, mais pouvait
être provoquée par l'introduction dans l'organisme de pus de diverses
natures et même des substances les plus variées.
Soutenu en France, malgré le grand nombre d’adversaires, par un
homme comme M. Chauveau, et cet appui était déjà une victoire, Villemin attendit avec confiance le jugement du temps qui prononce eu dernier ressort sur la valeur de toutes les découvertes. Il eut la joie de voir son redoutable adversaire de la première heure, Cohnheim,
déclarer, après avoir fait lui-même de nombreuses expériences, la
transmissibilité de la tuberculose. Cohnheim déclare que non seulement la découverte de Villemin constitue un progrès incomparable, mais qu'il y a peu de découvertes qui aient produit une impression aussi profonde sur l'esprit des médecins. Le jour où le D' Koch parvint à isoler le bacille tuberculeux dont Villemin avait pressenti l'existence, il fut reconnu généralement, et par Koch lui-même, que l’idée de la
1. VizLemix. Études sur la tuberculose. Preuves rationnelles et expérimentales de sa spécificité et de son inoculabilité. Paris, 1868, J.-B. Baillière et fils, x1-646 pages, in-8°. (Note de l'Édition.)
ee
ssibilité de la tuberculose, proclamée par Villemin, avait été le e. départ de cette dernière découverte. Toutes les oppositions ent alors les unes après les autres. L'œuvre de Villemin resta En 1891, le Congrès pour l’étude de la tuberculose le nomma nt 3 acclamation. Ce fut son dernier triomphe.
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et ces Interventions concernent des sujets divers. Les Communications ou S à propos du charbon, du choléra et de la rage ont été publiées dans le Œuvres De Pasreur, p. 741-747, p. 537, 588, 543, 545 et p. 885-893. (Note de
Rue