PROJET DE RAPPORT À M. L'INSPECTEUR GÉNÉRAL
30 juin 1859
L’exposé des faits suivants aurait pu prendre place à la suite de mon Rapport sur le compte d'administration de l’exercice 1858.
On peut voir par les détails de ce compte que le boni total s’élève à 5,744, et que le boni partiel de la nourriture est à lui seul de 5,472:
D’autre part, il a fallu demander des crédits supplémentaires montant sa
à la somme de 1.199 fr. 73 par insuffisance des crédits relatifs à l'infirmerie, aux réparations locatives, au mobilier, aux menus frais. Cette somme de 1.199,73 ayant été prélevée sur les fonds particuliers de l’École, qui s’accroissent chaque année par des économies portant sur la nourriture, comme je viens de constater que cela s’est passé en | 1858, il en résulte que c’est en quelque sorte à des économies sur la nourriture que nous devons de couvrir nos déficits sur les articles mal dotés. Dans tous les cas, voici notre situation. Nos économies nous restent et nous permettent de faire face aux dépenses imprévues d'améliorations ou autres. Nous avons donc grand intérêt à accroître notre fonds de réserve. Monsieur l’Économe y a même un interêt en quelque façon pécuniaire, car on comprend que sa gestion paraisse d’autant meilleure qu’elle donne lieu à un boni plus élevé. Mais le chiffre de ce boni est réglé, disons-nous, à peu près uniquement par des économies sur la nourriture. Nous sommes donc réellement dans une sorte d’hostilité vis-à-vis de la nourriture. Il faudrait déplacer cette situation.
L'autorité supérieure doit désirer qu’elle subsiste dans ses bases générales. Ce sont celles de tous ses établissements. Je la trouve très