‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 96 sur 180 · L. PASTEUR, Membre de l'Institut · texte numérisé non relu

L. PASTEUR, Membre de l'Institut

— Écrit à Arbois (Jura), le 18 janvier 1871, après la lecture mate d’infamie inscrit au front de votre Roi, par l’illustre Direc-

REPONSE DE M. LE DOYEN DE LA FACULTE DE MEDECINE DE L'UNIVERSITÉ DE BONN A M. PASTEUR

Bonn, le Le mars 1871.

Monsieur,

Le soussigné, Doyen actuel de la Faculté de médecine de l'Université | de Bonn, est chargé de répondre à l’insulte que vous avez osé faire à la

nation allemande dans la personne sacrée de son auguste empereur, le roi. 4 Guillaume de Prusse, en vous envoyant l’expression de {out son bn ces

D' Maurice Naumaxx.

P. S. — Voulant garantir ses actes contre la souillure, la Faculté vous. envoie ci-joint votre libelle.

LETTRE DE M. PASTEUR A M. LE DOYEN | DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE L'UNIVERSITÉ DE BONN (PRUSSE RHÉNANE)

! Lyon, 9 mars 1871. :

Monsieur le Doyen, s

Dans une lettre écrite le 18 janvier, pendant que votre nouvel empereur et roi se livrait au bombardement de Paris, après avoir protesté de mon profond respect envers vous et vos savants collègues, j'ai obéi à un cri de ma conscience en vous demandant de rayer mon nom de la liste des membres honoraires de votre Faculté. Dee)

En nant ainsi, j'ai cédé à deux sentiments français : l’un, que la science n’a pas de patrie; l’autre, que les rois sont des hommes, méprisables comme tous les autres hommes, quand ils outragent les lois de l’humanité.

Sans me répondre sur le point principal de ma NE qui était La radiation de mon nom dans vos archives, vous m’informez, Monsieur le Doyen, à la date du 1° mars, que vous êtes chargé par votre Faculté de m'adresser l'expression de son mépris, de son profond mépris, dites-vous en allemand, car vous avez pris la peine de m'envoyer

x textes de votre lettre, l’un en langue allemande, l’autre en langue

js prussiens, équivaut, pour un cœur vraiment français, à celle de um clarissimum que vous me décerniez naguère, en la motivant, un de vos actes publics.

14 relèverai, d'autre part, dans vos textes, l'expression de sainte ou se appliquée à la personne de votre roi, en vous faisant observer cette expression, elle aussi, se trouvait dans ma lettre du 18 janr, mais que, loin d’y être profanée, elle s’appliquait à l’idée du resde la dignité humaine, foulée aux pieds par votre empereur dans ersonne des habitants de l'Alsace et de la Lorraine. Je laisse à votre cité et à l'avenir le soin de dire de quel côté sont la propriété des es, la vérité et la justice.

surplus, il y a peut-être des moments où il est bon que rois et les croient aux rois de droit divin. À la louange de Dieu et le cœur | de reconnaissance envers la Providence, ils peuvent alors bomles villes Rene assassiner les framesctiroutp fusiller les

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