‹ ŒuvresChapitre 2 sur 33 · IX · texte numérisé non relu

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que façon, tout ce qui est sorti de sa plume.

Cest justement vers l'époque de cette brouille fameuse, où s'agitaient^ sous r apparente frivolité des griefs^ des ri- V alités d'un ordre beaucoup plus sérieux, c'est avant et pendant le voyage à Genève^ qui fut l'occasion de la rupture, qu'ont été écrits la plupart de ces morceaux. Nous savons avec la dernière exactitude quelle est alors la situation réelle de M™* d'Épinay^ dans quelle situation d'dme et desprit elle se trouve.

Elle a trente ans. Fort maltraitée^ et de plus d'une faqon, par son mari, elle a reconquis sa pleine liberté. Elle a déjà épuisé plus dunroman; Francueil^ son premier amour ^ Va trahie et abandonnée. Elle a essuyé les injustices du mondCy défrayé à son tour les conversations oisiveSy fourni matière à la ca-

lomnie. Elle a aussi rencontré des chevaliers; elle en est^ pour rheure^ à son second amant, M. Grimm, le Germain aux yeux de grenouille. Elle peut se considérer comme une femme d'expériencCy chose qui devient, vers la trentaine, une consolation bien nécessaire.

Elle vit entourée dun luxe extravagant ^ dans lequel va s^engloutir peu à peUy du fait de son mari, une fortune considérable^ une fortune de fermier général. Chaque matin, Vantichambre est encombrée de gens qui attendent; lorsqu'elle sort de son appartement , deux estaffiers crient : a Madame^ messieurs; voilà Madame! » et tout ce monde se range en haie sur son passage. Pour atteindre au bout de la journée^ elle a la musique^ la comédie; elle a Francueil ; elle a les conversations philosophiques avec Duclos, avec

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