‹ ŒuvresChapitre 6 sur 33 · XVIII · texte numérisé non relu

XVIII

sa tête. Aussi Jait-il beau voir de quel ton sérieux on traite ce sujet autour de

M'^' d'Epinay, avec queUe'solennité on y prépare un examen du bambin que M. Linant est chargé d'élever; on convoque l'arrière-ban de !a famille, ony met en branle la philosophie dans la personne de MM. Duclos, Saint-Lambert, Rousseau, « lequel fera, dit M. d'Epinay, des questions saugrenues qui égaleront l'ennui de la chose. iM""' d'Epinay se montre constamment préoccupée de l'éducation de ses enfants; elley consacre bien une heure ou trois quarts d'heure par jour, tant sa sollicitude est vive. Ce devoir, toujours présent à sa pensée et si fidèlement rempli, est son orgueil ; il toucherait davantage si elle y mettait moins d' affectation. Placée entre les obligations de l'amour et celles de la maternité, forcée de partager

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équitablement sa tendresse entre son amant et ses enfants y de dérober à leurs yeux r exemple de ses faiblesses^ pour ne leur laisser voir que t austérité de ses principes^ elle s en tire à merveille^ et de manière à mériter les éloges de M, Grimm, Elle se fait écrire par lui :

t Une des choses^ ma tendre amie^ qui vous rend le plus cher à mes yeux y est la sévérité et la circonspection sur vous* même que vous ave\ surtout en présence ' de vos enfants. Il faut bien se résoudre à blâmer devant eux ce qui fait le bonheur de la vie; mais c'est que la société et ses sottes institutions ont tout corrompu. On ne saurait réformer y il faut donc se soumettre. Les enfants sont bien pénétrants l Ils ont l'air de jouer : ils ont entendu j ils ont vu. Oh! combien de fois cette crainte a corrompu la douceur des moments passés près de vous 1 » C'est

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